mercredi 31 décembre 2014

Si...

Si nous n'admettons pas en l'homme le possible choix de changer radicalement de direction, d'entrer en maîtrise (il faudra redéfinir ce qu'est la maîtrise), la farce est gigantesque. Et c'est bien ce qui se propose avec ce dieu tout puissant qui punit et récompense, avec ces paradis après la mort, grand Tout qui nous attend pour nous prendre dans ses bras. La tension est-elle, entre les idéaux et ce que nous produisons comme actes sur cette terre, que la folie atteint son paroxysme, la raison sous toutes ses formes jusqu'à la raison d'état avec ses armés ne suffira pas pour endiguer ce flot destructeur. Celui qui ne voulait pas mourir, entraînant dans son sillon la grande explosion. « Je me suis bien amusé, je me suis éclaté », cela se dit, cela se fait. Le chant vibratoire ne parle ni de mon éternité, ni de mon irresponsabilité, ni de ma soumission, autre chose encore tenu dans la tension de l'inconscience de la décadence. 
 

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