Quoi qu'il en soit, au-delà, bien au-delà, leurs actions se conjuguent.
Quoi qu'il en soit, au-delà, bien au-delà, leurs actions se conjuguent.
Ah
que non, nous ne sommes pas ici
Pour
prendre racine.
Nous
sommes nés de racines profondes
Entremêlées
les unes aux autres
Et
nous sommes cette tige qui se dresse
Se
déploie, s'incline, rompt parfois...
L'intention ?
Ouvrir
un "espace" infini...
C’est
au cœur de la foule que l’on touche au plus près cet état
Si
puissant, de la solitude intrinsèque
C’est
dans le bruit des autres que se fait le plus grand silence en soi
Ne
se défendre de rien, juste être là…
L’évidence
qu’il n’y a nulle part, ailleurs, où l’on pourrait être
Et
dans le même temps, de partout à la fois.
Les
mots ne trahissent pas
L'accordéoniste
aime à réjouir les cœurs
Toujours !
Cette musique ne sait pas être triste
C'est
la vie qui court là-bas, avec tous les enfants
Enfants
du monde, accueillis un jour
Et
toi l'accordéoniste tu leur jouais des airs si joyeux
La
farandole dans le parc, avec eux je marchais
Moi
j'étais un peu triste...
Quand
la petite a pris mon visage entre ses mains
Petite
fille de Manille, de la rue et des cimetières
Un
ange descendu du ciel...
Ni
la faiblesse de se conformer
Ni
celle de se croire arrivé, élu
Parmi
tous les autres.
La
voix... profonde, si profonde
Libérée,
totalement
N'obéissant
qu'au chant en elle.
C'est
beau !
Tellement
beau
Pas
de Ha, pas de Ho, de trop !
"Avec
l'énergie du désespoir !"
On
dit cela
On
pourrait tout aussi bien dire :
"Avec
l'énergie de l'espoir".
Et
pourtant...
Il
ne s'agit ni d'espoir
Ni
de désespoir
Mais
de cette énergie lovée
Dans
nos tripes !!!
Ce
poing fermé, concentration, traverse
Créant
l'autre côté
Où
la main s'ouvre, paume offerte à l'infini
Dans
ce creux, le feu.
Pensées vers tous ces enfants du monde ... Merci à vous...
Il
y a tant de façons de se conformer
En
tellement de contentement de soi
S'appliquant
à suivre la "bonne règle"
Et
encore en mécontentement de soi
Qu'on
ne serait pas à la hauteur.
Cela
a été dit : « Tu n'es pas à la hauteur ! »
Pas
chaloupés
Ça
chaloupe
De
la pointe des pieds
Sur
un escalier invisible
Jusqu'au
sommet du crâne
Onde,
c'est là que naît la musique
Sous les pieds
Légers,
si légers et assurés.
Ce
qui voit, ce qui dit que ce n'est pas ça, ce qui questionne ?
Écrasé par le poids de tous ces passés.
Place au spectacle !
La
dégringolade est orchestrée
Ne
pas perdre toute crédibilité
Jusqu'au
bout proclamer qu'on a bien eu raison
Et
puis finalement : nous n'avions pas le choix !
L'énergie
viendra à manquer !
Non,
ce système clos s'auto-génère
Rien
en sort, rien n'y entre
C'est
l'absolu absurde.
Dans
ce silence
Entre
deux bourrasques violentes
Le
soleil dans l'azur d'un ciel où pas un cil
Ne
bouge...
Cela
respire-t-il encore ?
Se
demande-t-elle
"Et
toi respires-tu ?"
Lui
répond une voix.
Ahh,
qui es-tu ?
Qui
es-tu, toi qui me parle
Dans
ce silence ?
Il
faut croire que la voix n'aime pas
Les
questions trop directes
Elle
s'est tue.
Mala : La petite voix a de grandes timidités.
M : Rebondir sur chaque phrase est quelque fois inutile.
Ce
qui voit, ce qui dit que ce n'est pas ça, ce qui questionne
Écrasé
sous le poids de tous ces passés
Qui
ne veulent pas finir.
Et
là, dans cette pression la vibration
Coup
de buttoir d'un dehors
Qui
pénètre un dedans
Le
traverse d'une flèche.