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vendredi 11 septembre 2026

De l'éveil...

 

La tige se redresse et se redresse encore
Il n'y a pas de fin à ce mouvement en soi
Pas de contraire, non plus...
 
 
 

 

 

Au plus près...

 

Je serais là, et puis je ne serais plus là
C'est au moment de cette invisibilité
Que je serai au plus près de toi.
 
 





lundi 7 septembre 2026

La grande vague...

Celui qui se vit dans la complétude en lui
Sans ressentiment, ni attente démesurée
Entre en relation en toute simplicité.

Il peut être doux, amoureux
Caressant, sans que cela pose problème
Il n'a pas de leçon à donner.

Ni d'explication, il ne sait pas pour les autres
Il n'est pas médecin, ni des traditions
Ni de la modernité.

Il n'est pas prêtre, aucune croyance il cherchera
A vous imposer.

Bien au courant de sa propre relation au monde
C'est pur bonheur que de le rencontrer, encore et encore
Que c'est toujours une première rencontre.

 

Déjà publié ici 

 

 

Photini Marakaki 


 

 

"Ce rêve étrange et pénétrant"...

 

Ni l'un, ni l'autre, ni les deux à la fois
Une image revient, nette, claire
De couleurs et de lumières
Une image jamais la même et pourtant...
 
C'est toujours une fille aux longs cheveux
Qui libère sa coiffure
Brune, rousse, blonde, blanche
Cela change
Et ses longs cheveux en sa tête renversée
Touchent l'eau
La forme se fond
Il n'y a plus que l'onde
En des fils entre-lacés
Perception
Sans limitation...
 
 
 
 
Gustav Klimt 

 

jeudi 3 septembre 2026

Des formes et la conscience...

Ce qui est conformiste, tu le reconnais à sa forme lisse
Bien léchée !
Ce qui est inquiet, tu le reconnais à sa forme recroquevillée
Que va-t-il encore se passer ?
Ce qui est éveillé, tu le reconnais à sa lumière, elle n'éblouit pas
Lumière toute intérieure...

Oh doux chant de mon amour, c'est bien à ce niveau
Que tu vibres
Au cœur, là où rien de mauvais ne peut arriver
Ni salir, ni détruire, ni quitter
En cela de toute éternité
Sans jamais se séparer.

 

Déjà publié ici 

 

Craig McCormick 

 

Au coeur de la matière

La tension de devoir prouver, de devoir convaincre, de devoir enchaîner des idées.
La tension de devoir appartenir à une société, à un groupe d’intérêts, d'opinions, un groupe d'amis et même une famille.
Tout cela me quitte, et les peurs qui vont avec.

Toi, je te rencontre où je suis.
 
Construction mentale ?
 
Tout est mental
Et dans le mental, des niveaux
Cristallisation dans des schémas rigides
Maintenus par des conditionnements ignorés
Fleuves souterrains de l'inconscient
Jaillissement de l'énergie fluide
Perçue dans la vibration.

L'image de toi, bien sûr qu'il y a toujours une image pour l'esprit
Est de cette nature vibratoire
Transparence d'un sourire
Densité de la concentration
Vacuité d'un espace libre. 

 

Déjà publié ici 

 

Andrea Benvenuti 

 

lundi 31 août 2026

Les Grègues

C'est au cœur de la nuit
Alors que l'agitation humaine a cessé
Que j'entends ce que d'abord je ne reconnais pas
Est-ce le vent qui se lève ?
Ou bien un rideau de pluie qui arrive ?

La cascade...
Pas celle qui dévale l'aplomb de la montagne
Encore que...
Elle aura couru la petite plaine en divers lits
Qu'elle a creusé au fil des temps.

Et la voici, s’engouffrant dans les profondeurs
Que les anciens ont nommé les Grègues
Je connais cet endroit pour y être descendu
Avec les chiens je l'avais découvert
Seule, sans les chiens, je l'avais exploré.

Une ancienne sente ravagée d'éboulements
De détritus aussi ! Et j'entends leurs rires gras
Clamer que la tempête a nettoyé les ravines !
Monstre que vous êtes, tout m'est revenu
De vos façons de tout jeter dans les ravines !

Une descente vertigineuse entre immondices
Roches, terres, végétaux ne cessant de reprendre
Ce territoire, ce gouffre, cette bouche immense
Grande ouverte en cette gorge se précipitant vers l'océan
Se tenir aux racines, glisser, descendre encore.

Arrivée tout en bas, une dernière cascade
Un lac, une rivière...
A cette heure de la nuit, c'est tout cela
Qui se donne à entendre
Le monde se donne à entendre.

Bien avant qu'il ne se montre à voir.
Quelque barrage aura cédé
Le ronflement sourd a baissé d'intensité
Au ciel les étoiles depuis des milliers
Des milliards d'années...

C'est un voyage 
Le voyage de l'eau... 

 

Déjà publié ici 

 

 Les trois ponts au Liban... 
 



Cette île

Lorsque je suis arrivée sur cette île
La moiteur, le roucoulement des martins
Courant sur la route
Et puis ces vagues
Tellement hautes et cristallines
Dans un océan de transparences.

 

Déjà publié ici 
 

 

Ursula Abresch  
 
 

vendredi 28 août 2026

Berguitta

Le jour s'est levé, et s'est couché
Un grand nombre de fois
En cette journée...

 

Déjà ici 

 


 

 

Les flamboyants refleurissent ...

Des tensions si puissantes
Seulement quand le cyclone a quitté
On voit ses effets
On dira les dégâts, les désastres
Ce n’est que nettoyage
Les flamboyants refleuriront bientôt. 

 

Déjà publié ici 


Dominique Gobelin Mansour


mardi 25 août 2026

De l'écriture...

Et voici l'écriture, elle convoque ...
Intuition ou révélation ?
Qu'importe !  

Je sais maintenant
Je sais que quand tu n'aimes pas
Tu aimes encore
Je sais que rien, rien ne peut se perdre
Ni les larmes qu'il ne faut pas regretter
Ni les rires, pures éclats s’élevant au ciel
Oui, je sais l'essentiel
Alors merci, merci l'ami, d'avoir marché avec moi... 

 

Déjà publié ici 

 


 

Un autre jour... La course de la pluie ...

Inhabituel

Cela cherche l’origine, la cause
On dirait une cascade
Mais il n’y en a pas là où la montagne
Ouvre les bras vers l’océan.

Écouter, c’est beau
Régulier
Comme un rideau de perles d’eau
Qui s’agite dans le lointain.

Et puis, cela sait
Avant même que la pensée émerge
Pour dire.

Elle se lève, va rentrer le linge
La pluie arrive
De longues minutes
Un instant présent
Comme si elle n’avançait plus
Le son seulement
L’écho de ses pas.

Mais l’air fraîchit
S’habille d’embruns
Le vent se lève
Elle est là
Doucettement
S’intensifie
Martèle les tôles
Le bitume
Rebondit sur les feuilles
Ruisselantes.
 
 
 
 
Mary C Farrenkopf 

 

samedi 22 août 2026

De la libération par la question, mise en circulation

C'est bien la question qui libère
Déjà elle met en circulation
Des informations, ce sont toujours
Des informations !

La réponse ?
Personne ne peut vous la donner
Juste que le répondant informe la question à son tour
Ainsi elle se précise, en vous, le questionneur.

Et soudain, dans une "nouvelle formulation"
Vous voyez ! La réponse est dans la question.

 

Déjà publié ici 

 


 

 

De l'impossible question, de l'interdit du père

 « On croit, criait-il, on croit, on ne pose pas de question ! »

Incroyable comment cela fonctionne
Enfermant, enfermés de génération en génération
Et la question innocente, comme un flop, renvoyée !

 

Merci Mala  : C'était quoi cette question ? Celle qui t'a valu cette réponse ? 

Miche : J'étais en 6ième, et je découvrais qu'il y avait d'autres religions, d'autres croyances...
C'est mon père que j'ai été voir : "Pourquoi est-ce que notre croyance serait plus juste que la leur ? "
j'ai compris pourquoi je n'avais jamais entendu parler de ces autres croyances avant... ainsi j'ai tout remis en question, sans plus poser de question à mon père qui m'est apparu alors comme le gardien d'une chose qui n'était pas mienne.

 

 


 

mercredi 19 août 2026

Toujours plus profond...

 

Dépasser la forme
Sans être dans son ignorance
Réinventer le dépassement
Trahi par le renoncement
Et l'interdit
Acte de l'imaginaire créateur
Pur esprit
Non séparé du corps
Intégration toujours plus profonde. 
 
 
 
 
Jiannan Huang 

 

Ce qui s'éloigne toujours plus ...

 

"Il m’est égal de lire que le sable est chaud
J’aimerai que mes pieds nus le sentent.
Petit temps de nostalgie."
 
Ces quelques mots en encart
Dans un coin de la carte qu’elle m’envoie
Au téléphone, j’ai entendu sa voix …
 
Ils se souviennent et leur vie n’est plus que regrets
De ce qui s’éloigne toujours plus
Est-ce pour ça qu’ils vivent si longtemps ?
 
Même du fond de sa tristesse
Elle cherche encore à me faire porter le chapeau
Moi, qui suis partie… si loin
Mais loin était déjà, dès le premier instant.
 
Mes petits vieux, comme j’aimerai que vous puissiez voir 
Tout est là, si beau…
Ces étendues sauvages où le sable n’est jamais froid.
 
Mais, ils ont peur !
La tête tournée vers tous ces hiers
Sacrifiés au mensonge
Qu’on sera encore là, toujours là !
 
Mais, ils ne veulent pas
Ou bien, ne peuvent pas…
Rien ne saura changer cela
Qui déjà n’est plus.
 
Le matin s’est levé
Tout neuf
Sous le regard d’un dernier croissant de lune
Saluant le triomphe de Vénus. 
 
 
 
 
 
Marc Chagall 

 

dimanche 16 août 2026

Le vieux monde qui veut encore durer...

L'enfant savait l'interdit
De certaines questions
Et finalement de toutes les questions.

Alors elle a grandi dans la taisure
Cherchant ainsi à comprendre par elle-même
Vérifiant ses propres hypothèses.

Silencieuse à un point !
Ne communiquant ni de sa peur, ni de ses joies
Ni de ces espoirs, ni du désespoir.

Bientôt il n'y eut plus que ça !
Alors, regardant ce monde des grands
« Il n'y a pas d'amour dans tout ça ! »

Il a fallu le bouillonnement intense
De l'adolescence pour briser ce mur de la taisure en elle
Et là, ce ne fut plus que bagarres, refus, rejet.

De ce monde des grands qui lui semblait si laid
Et il l'était, l'est toujours, ce vieux monde
Qui ne veut pas changer, mais durer.

 

Déjà publié ici 

 

 Yoonji Lee 

 

Surgissement

Une chose qui est toujours
En manque ou en excès
Voilà ce que nous sommes...

 

Déjà ici

 

Région Harar Etyopie 

 

jeudi 13 août 2026

Claire conscience

La situation voit
Alors je suis la situation
Ce pas en arrière, au-dessus.

 

Déjà ici 

 


 

 

"Avec", ce n'est pas contre !

Si nous avions travaillé avec la nature
Nous n'en serions pas là !
Mais tout devait être soumis
L'enfant, la femme, le soldat
L'arbre, la forêt, les océans
Le loup !

Maintenant ?
     Respirer...

Ils ont voulu nous faire croire
Qu'il y avait quelque chose de plus important
Que de respirer...

Mais il n'y a rien de plus important
Respire mon ami(e), respire...  

 

  Déjà publié ici

 

 
 
 
Nous rendons grâces à notre mère, la terre, qui nous soutient. Nous rendons grâces aux rivières et aux ruisseaux qui nous donnent l'eau. Nous rendons grâces à toutes les plantes qui nous donnent les remèdes contre nos maladies. Nous rendons grâces au maïs et à ses sœurs les fèves et les courges, qui nous donnent la vie. Nous rendons grâces aux haies et aux arbres qui nous donnent leurs fruits. Nous rendons grâces au vent qui remue l'air et chasse les maladies. Nous rendons grâces à la lune et aux étoiles qui nous ont donné leur clarté après le départ du soleil. Nous rendons grâces à notre grand-père Hé-No, pour avoir protégé ses petits enfants des sorcières et des reptiles, et nous avoir donné sa pluie. Nous rendons grâces au soleil qui a regardé la terre d'un œil bienfaisant. Enfin, nous rendons grâces au Grand Esprit en qui s'incarne toute bonté et qui mène toutes choses pour le bien de ses enfants.

« Nos mœurs sont différentes des vôtres. La rue de vos villes fait mal aux yeux de l'homme rouge. Mais peut-être est-ce parce que l'homme rouge est un sauvage et ne comprend pas.

Il n'y a pas d'endroit paisible dans les villes de l'homme blanc. Pas d'endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps ou le froissement d'aile d'un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas.

Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Quel intérêt y a-t-il à vivre si l'homme ne peut entendre le cri solitaire de l'engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d'un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et je ne comprends pas.

L'Indien préfère le son doux du vent s'élançant comme une flèche à la surface d'un étang, et l'odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon. L'air est précieux à l'homme rouge car toutes choses partagent le même souffle : la bête, l'arbre, l'homme, tous partagent le même souffle. »

Attribué au chef Seattle (1786-1866)