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mardi 16 juin 2026

Comme chien et chat

Parce qu'elle est arrivée dans la cour
Venant de "je ne sais où"
Nous rentrions de la ballade avec les autres chats
Elle s'est précipitée, me parlant haut et fort
Sur mes talons de suite, alors que les autres chattes
Se sont tirées vers le piton, elles n'aiment pas les nouveaux venus
Sur les talons, j'ai donné à manger
Et puis, est venu le moment d'aller se coucher.
  
Aucun chat n'est autorisé à dormir dans ma chambre
Je n'ai pas fait d'exception pour celle-là, enfin pas ce soir-là
Dans la nuit, un ramdam dans la cuisine
Me suis précipitée, craignant que les autres chats...
Dans la cuisine dont la porte reste ouverte, sauf quand il fait plus froid
Dans la cuisine, dans le coin, un chien !
Un chien tout moche, tout abîmé par une mauvaise vie
Une cicatrice au cou, il aura subi l'attache
C'est souvent le cas ici
Donc il est là dans l'encoignure, il peut se sauver par où il est venu
S'il le veut, mais il ne le veut pas, il grogne.

« Hé, oh pépère, je ne te ferai aucun mal, tu peux partir ou rester
C'est comme tu veux »
Je lui ai donné à manger, la petite chatte sur les talons
Il a mangé le chien pelé, et le temps de me retourner
Il n'était plus là...
Traversant la maison, je le vois dans la chambre, celle qui n'a pas de fenêtre
Couché près du matelas au sol, pas dessus, tout contre
« Oh, dors, dors, nous verrons bien demain ! »
Et dans ma tête ça faisait que demain je le garderais même si le proprio
Ne veut pas de chien dans la maison !

Le lendemain plus de chien... ni dans la maison, ni dans la cour, ni dans le village
Boubounette elle est restée...
Mon petit cadeau du ciel
Si gentille, si espiègle, si vive
Toujours sur mes talons
Je les aime tous ces chats qui vivent ici
Mais celle-là... 

 

Déjà publié ici 

 


 

 

Dire qu'on en est encore là !!!!

 

Soyons clair, la question de la répartition du travail
Comme la répartition des richesses
Ces "gens-là" n'en veulent pas !

Pour que leur système existe, se maintienne
Il faut de l'inégalité
Des chômeurs, chercheurs d'emploi culpabilisés
Des personnes sans domicile, des "pauvres"
Des "immigrés", des "réfugiés"
Des jaloux, des racistes, etc.

Alors, cessons de nous justifier !

 

Déjà publié ici 

 


 

dimanche 14 juin 2026

La porte du matin

 

Un vol de chauve-souris
Dans le gris acier percé de rouge
En bas, tout en bas de la page.

Un dernier tour
Silencieuses, elles vont se coucher.
 


 
 
Kai Hormann 

 

Esprit malin

Avec tout ce bonheur qui s'affiche
Comment les choses peuvent aller aussi mal
Sur cette terre.

 

Déjà ici 

  

 
 
 

jeudi 11 juin 2026

De l'abondance au manque... la transversale.

Cette abondance de chair !
Comme autant de nourritures sur les tables festives
On commence par se régaler avec le regard, le nez
Par l'effet en soi d'appétit
Et puis... porter l'aliment à la bouche
Saliver, humer de l'intérieur
C'est un bouquet, bouquet de sensations
Explosives et participatives...

Oui, je jeûne en ce moment
Et ce, durant toutes les fêtes
Que je passe seule, en ermite
Dans la maison des chats
Analyse approfondie de la question
De toutes ces débauches qui s'affichent
Alors que d'autres se tapent sur le ventre
Le manque, la faim...

Analyse aussi du geste de se nourrir
A savoir est-ce une absolue nécessité ?

 

Déjà publié ici 

 

Valery Blokhin 

 

C'est un temps historique.

Ohhh se dire que l'autre t'a sauvé

La belle prison que voilà !
Le pouvoir est sans pouvoir sur l'être libre
Personne ne peut t'offrir ta liberté.

C'est une qualité de densité toute particulière
Quand elle se présente
Les réactions de fuite, de refus, sont si fortes
Générant des histoires invraisemblables.
  
Et finalement il n'y a que la mort
Pour mettre les gens face à ce refus en eux
Toujours plus loin, toujours plus dépendants
Toujours plus grabataires, agonisants.
  
Il en est ainsi au niveau individuel
Comme au niveau collectif
C'est un temps historique. 

 

Déjà publié ici 



 

 

mardi 9 juin 2026

Autre ?

Écoute bien, quelque soit la personne qui s'exprime
Tu n'entendras parler que du changement de l'autre
Chacun dans son mirador pointant ici et là des fautes
Des manquements, en l'autre
Qu'il faudrait éduquer, redresser, éveiller
Ou encore la société qu'il faut révolutionner.

L'autre qu'on ne veut pas dans sa maison, dans sa ville
Dans son pays, ou alors il doit changer devenir identique
Mais à quoi ? Identique à quoi ?
A toi ?
Mais c'est ce qu'il est déjà.

 

Déjà publié ici 

 

Marcel van Luit 

 

"Pays riches"

Le comble étant, ces personnes
Qui travaillent et qui, pour autant
Ne peuvent pas se loger.

Se loger c'est quelle part des revenus ?

 

Déjà ici 

 

 

 

dimanche 7 juin 2026

Oh si doux chant de mon amour...

 

Pourtant quand ça circule
C'est quelque chose!
 
Faire ce qu'il y a à faire
Sans se poser de question
Sans traîner les pieds
Sans qu'aucune pensée discursive
S'interpose, sans aucune fatigue.
 
 
 
 

 
 
 

Retrouver la source ... en soi


Tout est question d'énergie
Absolument tout
Mais comme depuis tout petit
Nous avons été habitués à se forcer à...

Donc aller contre …
Donc entrer dans un conflit interne
On ne sait plus
Ils ne savent plus.

L'énergie en eux
La source libre
Et intarissable
L'énergie pure.
 
Celle qui n'est pas la conséquence
Du frottement entre désir et non-désir
Entre le réel et l'imaginaire
Rien que des constructions mentales !
 
 
 
 

 

jeudi 4 juin 2026

CORPS ET clair obscur

 

Toute nue, elle était toute nue
En tant de grâce
Avec cet air enfantin
C'était infiniment troublant.

Troublée je l'étais
D'une manière absolument
Enfantine...  
 

 
 

 
 

L'éternelle enfant.

 

C'est un tempérament
Enthousiaste
Un rien la rend heureuse
Elle ne comprend, ni
Ces retards, ni
Ces mensonges, ni
Ces hésitations...

Alors, elle va
Par-devant elle va
S'enthousiasmant
De tout et de rien...

L'éternelle enfant.
 
 
 
 

 
 

mardi 2 juin 2026

Au bout de ton fusil

Vient ce moment où la question du système
De l'état, des institutions tombe à l'eau
Car il faut bien un homme pour tirer une balle.


Déjà ici 

 


 

 

Une berge et deux moines

Le penseur qui ne se reconnaît pas dans sa propre pensée
Est si bien illustré par cette histoire :

Deux moines chastes comme il se doit
Ayant pour règle de ne jamais toucher femme
S'en allaient par la campagne lorsqu'ils voient une de ces créatures
En grandes difficultés ayant tenté de traverser le fleuve
L'un deux, se précipite, prend le femme sur son dos
Et sans encombre la dépose sur la berge.

Voici nos deux moines ayant repris leur chemin
Silencieux un long moment, puis soudain :
« Vous avez touché cette femme ! Vous l'avez même pris dans vos bras !
Ne sentez-vous pas un trouble, un désordre ! »
Et l'autre de lui répondre :
« Il y a des heures que j'ai déposé cette femme sur la berge. Je ne l’ai portée que quelques minutes, on dirait que vous l’avez portée toute la journée ! » 

 

Déjà publié ici 

 


 

samedi 30 mai 2026

Voir ce qui est


Au "moment" de voir

Il n'y aucun sentiment particulier
Aucun sentiment parce que rien ne se sépare
Rien ne juge, ni ne justifie
C'est vivant, infiniment vivant.
 
Voir n'est pas un acte intellectuel
Mais rien ne se fait sans que l'être tout entier
Soit sollicité.

 

Déjà publié ici 

 


 


Une affaire de non-droit, la projection

Je n'ai pas le droit de projeter l'ombre de mon inquiétude
Sur ceux que j'aime
Sur ceux qui marchent avec moi
Sur ceux qui croisent mon chemin
Qu'ils soient devant, qu'ils soient derrière
Je n'ai pas le droit de faire ça !

C'est alors que...
L’inquiétude cesse. 

 

Déjà publié ici 

 


 

 

mercredi 27 mai 2026

De celui-là...

Comme celui qui pense qu'on va l'oublier
Parce qu'il coupe tout les ponts
Mais il n'y a jamais eu de pont !


Ici 

 

 

"Le penseur est sa pensée"

 

Ce qui caractérise, peut-être le plus, l'espèce humaine
C'est cette dichotomie qui fait que, par exemple
Certains défendent les droits des animaux
Disant que non, on ne saurait tuer avec respect ce qui ne veut pas mourir
Et les autres les torturent, les élèvent pour les manger
Les dressent pour s'amuser, ou se vanter, se sentir tellement puissant.

C'est encore cette dichotomie entre les idéaux et les pratiques
Idéaux de fraternité, de liberté, d'égalité, entre autres
C'est encore la dichotomie entre la femme et l'homme
Qu'il n'y a rien à faire, cela ne change pas
L'homme veut commander, régenter, dire ce qui doit être fait
Diriger, avec sagesse ou brutalité.

Mais qu'est-ce que cette mise sous tutelle, pour le meilleur et pour le pire ?
Cette domination de l'un sur l'autre, en des sexes, en des castres, en des espèces ?
D'où nous vient ce goût exacerbé de la hiérarchie, du classement, de la comparaison ?

Il se pourrait que cela soit notre fonctionnement en mental qui génère toutes ces dichotomies, fonctionnement binaire où le penseur ne se reconnaît pas dans sa pensée. Il va même imaginer des rôles, des personnages qui alors se mettent à exister.
Le penseur est sa pensée. 
 
 
 
William Henry Wheeler

 
 

dimanche 24 mai 2026

En-soi

Être présent en soi, à l'autre, au groupe réuni pour un travail
Être présent en chaque point... c'est être dans l'absolu présence en-soi
Ton corps habite l'espace, l'espace infini...

Tu en prends conscience ou pas, c'est là, la différence.


Déjà ici 



 


Transmission, c'est ça la transmission !

Le fil ? Parce qu'il y a bien un fil 
Si non comment être encore là
A évoquer, pointer du doigt ?
Quel est donc ce fil ?

Il est, non comme la corde du pendu
Ni comme l'attache de la chèvre au piquet
Il Est
Câble transportant l'information
En un sens et en l'autre, va-et-vient
Incessant.


Déjà publié ici