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jeudi 30 juillet 2026

Des plans... des corps...

 

Un peu comme si les choses devaient s'actualiser, aboutir
Une si grande production d'armes, de techniques de destructions
Chimiques, biologiques, radioactives, etc.
Nul besoin d'être devin...

Et ce qui a été travaillé sur le plan de la conscience
Qui a pris corps en ceux qui se sont ouverts à ce travail ?

Ces deux plans ne s'opposent pas
Ils ne sont pas du même niveau
Il n'y a pas de communication entre eux
Peut-être qu'il aurait pu en avoir une...

Quoi qu'il en soit, au-delà, bien au-delà, leurs actions se conjuguent.

 

Déjà publié ici 

 

 


 

 

Prendre racine ?

Ah que non, nous ne sommes pas ici
Pour prendre racine.

Nous sommes nés de racines profondes
Entremêlées les unes aux autres
Et nous sommes cette tige qui se dresse
Se déploie, s'incline, rompt parfois...

L'intention ?
Ouvrir un "espace" infini...

 

Déjà ici 

 


 

 

lundi 27 juillet 2026

C'est au coeur ...

 

C’est au cœur de la foule que l’on touche au plus près cet état
Si puissant, de la solitude intrinsèque

C’est dans le bruit des autres que se fait le plus grand silence en soi
Ne se défendre de rien, juste être là… 

 
L’évidence qu’il n’y a nulle part, ailleurs, où l’on pourrait être
Et dans le même temps, de partout à la fois.

 

Déjà ici 

 


 

Les chemins de l'errance

 

Ils ont appelé cela le vide
Puis ils l'ont nommé dieu
Alors marcher vers lui
Construire des temples
Toujours plus grands
Devenus des villes
Des pays
Toujours plus de frontières
En eux le vide de la séparation
Ne cessant de grandir
Alors les guerres
On ne se bat jamais autant
Que pour ce qui n'est pas
Qu'il faut sans cesse faire exister
Contre l'autre
Principe de la dualité.
 
 
 
 

vendredi 24 juillet 2026

Ils parlent de là où l'on est

Les mots ne trahissent pas

Ils parlent de là où l’on est
Ce qui ne veut se dévoiler
Se tait
Ce qui n’a plus rien à cacher
Resplendit
Blanche lumière de la nudité.
 
 
 
 
 Ionuţ Caraş. 

 

Petite fille de Manille

L'accordéoniste aime à réjouir les cœurs
Toujours ! Cette musique ne sait pas être triste
C'est la vie qui court là-bas, avec tous les enfants
Enfants du monde, accueillis un jour
Et toi l'accordéoniste tu leur jouais des airs si joyeux
La farandole dans le parc, avec eux je marchais
Moi j'étais un peu triste...

Quand la petite a pris mon visage entre ses mains
Petite fille de Manille, de la rue et des cimetières
Un ange descendu du ciel...

 

Déjà publié ici

 


 

mardi 21 juillet 2026

La voix du ventre...

Ni la faiblesse de se conformer
Ni celle de se croire arrivé, élu
Parmi tous les autres.

La voix... profonde, si profonde
Libérée, totalement
N'obéissant qu'au chant en elle.

C'est beau !
Tellement beau
Pas de Ha, pas de Ho, de trop !

 

Déjà ici 

 


 

 

Hara

"Avec l'énergie du désespoir !"
On dit cela
On pourrait tout aussi bien dire :
"Avec l'énergie de l'espoir".

Et pourtant...

Il ne s'agit ni d'espoir
Ni de désespoir
Mais de cette énergie lovée
Dans nos tripes !!!

 

Déjà publié ici 

 


 

 

samedi 18 juillet 2026

Dessous la peau

 

L’éternel voyageur
Se nourrit d’émerveillement
Toucher son manteau
Dessous la peau
La main traverse la voûte céleste. 
 
 
 
Déjà publié ici  et ici
 
 
 
 

Apogée

Ce poing fermé, concentration, traverse
Créant l'autre côté
Où la main s'ouvre, paume offerte à l'infini
Dans ce creux, le feu.

 

Déjà publié ici 

 


 

 

mercredi 15 juillet 2026

Crime contre l'humanité

Dans l’écoulement du jour
Un enfant quelque part a faim
Un enfant se meure
Yeux creusés du dedans
Yeux grands ouverts.


Déjà ici 

 


 


A ces enfants...

Pensées vers tous ces enfants du monde ... Merci à vous... 

Nous étions dans la cour de récréation, école maternelle d'une petite ville de province, comme on dit.
Éducatrice à la Maison de l’Enfance, j’allais chercher les plus jeunes. Cette année là, ils étaient au moins cinq et les premiers sortis devaient attendre les retardataires. Parfois tout se passait dans le calme et c’était doux d’être là avec eux et puis…
Oui, cette fois là, l’un des garçons cherchait la bagarre, il invectivait ses camarades, donnait des coups de pieds.
J’intervins : « Ce serait tellement plus simple, si tu étais gentil… »
Son regard noir me traversa : « Je ne veux pas être gentil, je veux être méchant ! ». Il pleurait, tout son petit corps tremblait, plus que de la colère, de la désespérance. C’était si fort et tellement inattendu ce qui l’animait là...
J’y entends tant de choses impossibles à mettre en mots, l’appel de cette énergie en nous qui trouve si difficilement son chemin pour toutes les bonnes paroles, à coups de : « II faut que… »

"L’enfer est pavé de bonnes intentions".
Cet enfant, avec ses mots à lui, ceux qui fusent sans détour, pointait le discours appris et répété pour conditionner à ne pas écouter en soi. Ce discours moraliste est d’une violence absolue, et ce petit garçon me servit un « Non » si puissant qu'il résonne encore aujourd’hui.

La parole se meurt et tue, là, où elle ne brûle pas ce qui est du conditionnement au mensonge en nous, trahison contre notre propre
unité qui nous fait relié au monde.
 
 
 
 
 
  Petros Kotzabasis. 

 

lundi 13 juillet 2026

Un petit sourire

 

Comme un ciel chargé et noir
Qui ne laisserait plus partir
Les nuages
Un amoncellement monstrueux
De corps calcinés
Et tout autour un silence
De plomb.
 
Plus rien ne bouge
Immobilité absolue.
 
C’est alors …
Un sourire
Tout petit
Il s’excuse
D’être là
Il passait
Dans cette obscurité.
 
Non,
Il est né de cette densité.
 
Le témoin n’est pas en dehors du monde
Il est le monde
Aussi, jamais il ne juge, ni console
En lui agit la conscience vivante
En son corps les stigmates des souffrances
Comme le petit oiseau pris par le gel
En ses oreilles la plainte du monde
Son esprit reste libre.

Pour dire ce qu’il voit
Comme le ciel traversé par les nuages
Pour taire aussi
Comme le ciel ouvert sur l’infinitude.
 
 
 
 
 

Ce point de tension

 

Nous ne cessons de vérifier que tout est lié
Les pollutions ne connaissent pas les frontières
Les effets sont imprévisibles et irréversibles à notre échelle.

Voilà, nous en sommes là
Le "voyage" de la conscience
Dans une forme de vie douée d’intelligence
Qui découvre l’implication de ses actions
Dans le processus du vivant
En tant d'impuissance !

Dans cette tension
S'ouvre un autre plan.
 
 
 
 
 Hans Vredeman de Vries
 

 

vendredi 10 juillet 2026

L'enfant à naître

 

Raconte-moi, raconte-moi ce monde nouveau, toujours nouveau…
 
Impossible ! Pour toi qui dois finir ce chantier de tes ancêtres qui ne voulaient pas mourir, impossible d'entendre le monde nouveau.
Tout mouvement en ton esprit qui tend vers… est un empêchement à finir, un empêchement à ma naissance.
Je suis l’enfant à naître
 
Alors, l’enfance est toujours à naître, à faire naître, à créer ?
 
Non ! Voici encore un signe de votre confusion. Vous aimez les formules qui ne veulent rien dire, à travers lesquelles vous vénérez vos dieux, ceux de l’au-delà et vos intellectuels de tous bords qui vous maintiennent dans ce désir de continuité.
Je suis à naître, et toi tu es ce qui doit finir.
Ce n’est pas l’expression de la loi de causalité, c’est là où cette loi n’a plus d’effet. Là où aucun mérite n'est récompensé, là où aucune déviance n'est punie. Là où ta responsabilité est totale. 
 
 
 
 

Histoire de "hauteur"

Il y a tant de façons de se conformer
En tellement de contentement de soi
S'appliquant à suivre la "bonne règle"
Et encore en mécontentement de soi
Qu'on ne serait pas à la hauteur.

Cela a été dit : « Tu n'es pas à la hauteur ! »

 

Déjà publié ici 

 


 

mardi 7 juillet 2026

Dresser la tige

Pas chaloupés 
Ça chaloupe
De la pointe des pieds
Sur un escalier invisible
Jusqu'au sommet du crâne
Onde, c'est là que naît la musique
Sous les pieds
Légers, si légers et assurés. 

 

Déjà ici 

 


 

 

Se mordre la queue

 

C'est qu'il en faut de l'énergie pour donner apparence de cohérence à toutes ces incohérences. Le chaos ne cesse d'être justifié, et on appelle cela "mettre de l'ordre". Que cela soit au niveau des institutions, au niveau des groupes sociaux, au niveau des relations individuelles, au niveau du fonctionnement interne de chaque personne.

Ce qui voit, ce qui dit que ce n'est pas ça, ce qui questionne ?
Écrasé par le poids de tous ces passés.
 
Place au spectacle !
La dégringolade est orchestrée
Ne pas perdre toute crédibilité
Jusqu'au bout proclamer qu'on a bien eu raison 
Et puis finalement : nous n'avions pas le choix !
 
L'énergie viendra à manquer !
 
Non, ce système clos s'auto-génère
Rien en sort, rien n'y entre
C'est l'absolu absurde. 

 

Déjà publié ici 

 

Studio Manjik  


samedi 4 juillet 2026

Ensoi

Et puis encore...
Quand cet immobile
Est, ensoi.

Ouverture à l'infini.

 

Déjà ici 

 


 

 

Les vertiges de l'immobilité

Dans ce silence
Entre deux bourrasques violentes
Le soleil dans l'azur d'un ciel où pas un cil
Ne bouge...

Cela respire-t-il encore ?
Se demande-t-elle 
"Et toi respires-tu ?"
Lui répond une voix.

Ahh, qui es-tu ?
Qui es-tu, toi qui me parle
Dans ce silence ?

Il faut croire que la voix n'aime pas
Les questions trop directes
Elle s'est tue.


Merci  

Mala : La petite voix a de grandes timidités. 

M : Rebondir sur chaque phrase est quelque fois inutile.