Plutôt
que regretter sa souffrance
Oh
douleurs
L'offrir
au monde.
L'offrande
est sans attente
Si
non, c'est du commerce.
Plutôt
que regretter sa souffrance
Oh
douleurs
L'offrir
au monde.
L'offrande
est sans attente
Si
non, c'est du commerce.
Les
mots se présentent dans un drôle d'ordre
Qui
semble n'avoir aucun sens
Qui
bouleverse toute logique
Celle
que la raison affectionne
Et
voit avec effroi s'effondrer.
Il
y a quelque chose d'étrange
A
être encore vivant, alors que Cela
Qu'on
aimait, n'est plus...
Quand
le souvenir se fait brûlure
Qu'on
aimerait mieux être mort aussi.
Ton
souffle s'est fait absence
C'est
ton absence que je veille maintenant
Que
je veillerai jusqu'à rendre à mon tour
Le
souffle chaud du vivant.
Un
instant tout était joyeux
Tu
courrais au devant de moi
Me
surprenant toujours
Chahutant
la petite
Que
je me fâchais.
Je
t'aime !
Il
y a une façon de faire
Qui
vous colle des attachements
Qui
virent au drame lorsque
Survient
la mort, le départ, l'abandon.
VOIR.
Claudia,
Troyes, Yoga
Son
appartement, au troisième étage.
Elle
m'a écrit quelque fois
Me
racontant les arbres de l'avenue
Ces
arbres qui lui parlent des saisons
Mon amie,
à sa fenêtre, son chat sur les genoux.
Parce
qu'elle est arrivée dans la cour
Venant
de "je ne sais où"
Nous
rentrions de la ballade avec les autres chats
Elle
s'est précipitée, me parlant haut et fort
Sur
mes talons de suite, alors que les autres chattes
Se
sont tirées vers le piton, elles n'aiment pas les nouveaux venus
Sur
les talons, j'ai donné à manger
Et
puis, est venu le moment d'aller se coucher.
Aucun
chat n'est autorisé à dormir dans ma chambre
Je
n'ai pas fait d'exception pour celle-là, enfin pas ce soir-là
Dans
la nuit, un ramdam dans la cuisine
Me
suis précipitée, craignant que les autres chats...
Dans
la cuisine dont la porte reste ouverte, sauf quand il fait plus froid
Dans
la cuisine, dans le coin, un chien !
Un
chien tout moche, tout abîmé par une mauvaise vie
Une
cicatrice au cou, il aura subi l'attache
C'est
souvent le cas ici
Donc
il est là dans l'encoignure, il peut se sauver par où il est venu
S'il
le veut, mais il ne le veut pas, il grogne.
« Hé,
oh pépère, je ne te ferai aucun mal, tu peux partir ou rester
C'est
comme tu veux »
Je
lui ai donné à manger, la petite chatte sur les talons
Il
a mangé le chien pelé, et le temps de me retourner
Il
n'était plus là...
Traversant
la maison, je le vois dans la chambre, celle qui n'a pas de fenêtre
Couché
près du matelas au sol, pas dessus, tout contre
« Oh,
dors, dors, nous verrons bien demain ! »
Et
dans ma tête ça faisait que demain je le garderais même si le
proprio
Ne
veut pas de chien dans la maison !
Le
lendemain plus de chien... ni dans la maison, ni dans la cour, ni
dans le village
Boubounette
elle est restée...
Mon
petit cadeau du ciel
Si
gentille, si espiègle, si vive
Toujours
sur mes talons
Je
les aime tous ces chats qui vivent ici
Mais
celle-là...
Soyons
clair, la question de la répartition du travail
Comme
la répartition des richesses
Ces
"gens-là" n'en veulent pas !
Pour
que leur système existe, se maintienne
Il
faut de l'inégalité
Des
chômeurs, chercheurs d'emploi culpabilisés
Des
personnes sans domicile, des "pauvres"
Des
"immigrés", des "réfugiés"
Des
jaloux, des racistes, etc.
Alors, cessons de nous justifier !