jeudi 5 mars 2026

Au-delà de tout processus (141)

 

L’étrange, aussi l’étranger
Il avance

Les nuages qui passent là-bas…

 

 



Le vivant ferait-il peur ?

 

Il nous faut arriver à ce niveau d'authenticité
Où...

Tiens regarde ces petites toiles
Imbriquées les unes dans les autres
On dirait une géométrie en 3D
Quelle apparence de fouillis n'est-ce-pas ?

Et maintenant regarde cette grande toile
Bien ordonnée en ces fils dorés, si solides
Œuvre de la grande bibe, bien à plat.

Elles sont utiles toutes les deux
Si différentes, aussi belle l'une que l'autre
Et quoi que tu en dises, et quoi que tu en penses
Que tu les détruises ou que tu les admires
Elles sont ce qui Est, intrication du vivant.

Pourquoi l'espèce humaine veut-elle uniformiser
Les choses de la vie ?

Certains pensent qu'ainsi, unis par une pensée unique
Les hommes ne se battraient plus. Peut-être oui
Une armée silencieuse, des colonnes grises
En des milieux artificiels, réglés au poil près
Le peuple de robots, esprits lobotomisés !

J'en appelle à l'authenticité
J'en appelle à l'intelligence
J'en appelle aux différences
J'en appelle aux libertés
J'en appelle à la vie.

Mais le vivant fait tellement peur 
Aux esprits qui ne sont pas créateurs...
 
 
 
 
Léon Frédéric 

 

Pas content, il est ...

 

Celui qui n'est pas content
Méfiant
Aura mille raisons
Si ce n'est une bonne raison
D'être aussi mécontent.

Le bonheur n'a besoin de rien
Il a tout donné
Ne possède rien
Libre, il est.


 
 
 
L’Enso est le symbole de la vacuité dans le bouddhisme zen. 

 
 

mercredi 4 mars 2026

Au-delà de tout processus (140)

 

S'assoir dans ce temps qui ne s'écoule plus
Compter les grains, un à un
Les voir se mouvoir si doucement
Au point de ne plus percevoir le mouvement.

Tout se fige.

 


 

De l'union

 

L'union ne peut concerner
Que des êtres libres
Si non ...
 
Relation de domination
De soumission
Quel qu'en soit le mobile.
 
 
 
 
Alex Grey 

 
 

Le retour du vent

 

Nous avons gagné le vent
Il fourrage depuis plusieurs jours
Avec l'air froid revenu
La pluie bien sûr...

Il fait encore nuit
Je l'entends qui ravage
Hou-hou dans la petite cour
Sous les portes, il passe.

Plus loin, il froisse les branches
Comme fétus de paille
Et, en un grand coup
Il dévale la pente.

Par-dessus les ravines
Dedans aussi
Il court, court, jusqu'à
Atteindre l'océan.

Là il joue comme un fou
Avec le sable, avec les vagues
D'ici je les entends qui roulent
Se gonflent et claquent. 
 
 
 
 
F.Lamy 

 

lundi 2 mars 2026

Au-delà de tout processus (139)


C'était un vieux cheval
Bien fatigué

Le bruit sourd des vagues
Sur les gros galets
La roche et l'eau

Retourner vers le monde
Se frayer un passage
Dans le fouillis, épineux
De la douleur qui enferme.