jeudi 3 septembre 2026

Au-delà de tout processus (205)

 

Toucher le ciel
Le dedans et le dehors non confondus
Communiquant spontanément.

Plus de sujet, plus d'objet
Nouveau toujours nouveau
Toucher le ciel.

  



 

 

Des formes et la conscience...

Ce qui est conformiste, tu le reconnais à sa forme lisse
Bien léchée !
Ce qui est inquiet, tu le reconnais à sa forme recroquevillée
Que va-t-il encore se passer ?
Ce qui est éveillé, tu le reconnais à sa lumière, elle n'éblouit pas
Lumière toute intérieure...

Oh doux chant de mon amour, c'est bien à ce niveau
Que tu vibres
Au cœur, là où rien de mauvais ne peut arriver
Ni salir, ni détruire, ni quitter
En cela de toute éternité
Sans jamais se séparer.

 

Déjà publié ici 

 

Craig McCormick 

 

Au coeur de la matière

La tension de devoir prouver, de devoir convaincre, de devoir enchaîner des idées.
La tension de devoir appartenir à une société, à un groupe d’intérêts, d'opinions, un groupe d'amis et même une famille.
Tout cela me quitte, et les peurs qui vont avec.

Toi, je te rencontre où je suis.
 
Construction mentale ?
 
Tout est mental
Et dans le mental, des niveaux
Cristallisation dans des schémas rigides
Maintenus par des conditionnements ignorés
Fleuves souterrains de l'inconscient
Jaillissement de l'énergie fluide
Perçue dans la vibration.

L'image de toi, bien sûr qu'il y a toujours une image pour l'esprit
Est de cette nature vibratoire
Transparence d'un sourire
Densité de la concentration
Vacuité d'un espace libre. 

 

Déjà publié ici 

 

Andrea Benvenuti 

 

lundi 31 août 2026

Au-delà de tout processus (204)

 

Ne cherche pas à faire taire ce niveau
Des bavardages, des jugements, des futilités
Un pas de coté...

Le silence
En lui la paix
Là où les choses s'accomplissent, le silence.

Le silence, une porte qui s' ouvre.

 

 

Geneviève Daël


Les Grègues

C'est au cœur de la nuit
Alors que l'agitation humaine a cessé
Que j'entends ce que d'abord je ne reconnais pas
Est-ce le vent qui se lève ?
Ou bien un rideau de pluie qui arrive ?

La cascade...
Pas celle qui dévale l'aplomb de la montagne
Encore que...
Elle aura couru la petite plaine en divers lits
Qu'elle a creusé au fil des temps.

Et la voici, s’engouffrant dans les profondeurs
Que les anciens ont nommé les Grègues
Je connais cet endroit pour y être descendu
Avec les chiens je l'avais découvert
Seule, sans les chiens, je l'avais exploré.

Une ancienne sente ravagée d'éboulements
De détritus aussi ! Et j'entends leurs rires gras
Clamer que la tempête a nettoyé les ravines !
Monstre que vous êtes, tout m'est revenu
De vos façons de tout jeter dans les ravines !

Une descente vertigineuse entre immondices
Roches, terres, végétaux ne cessant de reprendre
Ce territoire, ce gouffre, cette bouche immense
Grande ouverte en cette gorge se précipitant vers l'océan
Se tenir aux racines, glisser, descendre encore.

Arrivée tout en bas, une dernière cascade
Un lac, une rivière...
A cette heure de la nuit, c'est tout cela
Qui se donne à entendre
Le monde se donne à entendre.

Bien avant qu'il ne se montre à voir.
Quelque barrage aura cédé
Le ronflement sourd a baissé d'intensité
Au ciel les étoiles depuis des milliers
Des milliards d'années...

C'est un voyage 
Le voyage de l'eau... 

 

Déjà publié ici 

 

 Les trois ponts au Liban... 
 



Cette île

Lorsque je suis arrivée sur cette île
La moiteur, le roucoulement des martins
Courant sur la route
Et puis ces vagues
Tellement hautes et cristallines
Dans un océan de transparences.

 

Déjà publié ici 
 

 

Ursula Abresch  
 
 

vendredi 28 août 2026

Au-delà de tout processus (203)

 

Un fleuve a bondi
Là où la ravine était sèche
Plus d'avant, plus d'après
Un torrent bouillonnant
Dévale la pente.