samedi 30 mai 2026

Au-delà de tout processus (172)


Le vent par la fenêtre
Comme une caresse
Bon et doux.

Si vivant
Si vibrant.

Souffle sur le visage
En une embrassade.

 


 

Voir ce qui est


Au "moment" de voir

Il n'y aucun sentiment particulier
Aucun sentiment parce que rien ne se sépare
Rien ne juge, ni ne justifie
C'est vivant, infiniment vivant.
 
Voir n'est pas un acte intellectuel
Mais rien ne se fait sans que l'être tout entier
Soit sollicité.

 

Déjà publié ici 

 


 


Une affaire de non-droit, la projection

Je n'ai pas le droit de projeter l'ombre de mon inquiétude
Sur ceux que j'aime
Sur ceux qui marchent avec moi
Sur ceux qui croisent mon chemin
Qu'ils soient devant, qu'ils soient derrière
Je n'ai pas le droit de faire ça !

C'est alors que...
L’inquiétude cesse. 

 

Déjà publié ici 

 


 

 

mercredi 27 mai 2026

Au-delà de tout processus (172)

 

Elle est malade
Un rhume, ou ce qui lui ressemble
Elle ne veut pas que je la touche
Elle a changé toutes ses habitudes
Les miennes donc.

Plus de câlins
La nuit au bout du lit
Le matin, après le premier café
Plus de tendresse, blottie contre moi.

Deux nuits, elle n'a pas dormi ici
Venant juste pour manger
Et puis, ayant compris le message
Je ne cherche plus à la caresser.

Juste lui parler, avec moins d'emphase
Plus de profondeur, de calme, de paix
Hier, elle est restée
Couchée, cachée, dans le rideau.

Évidemment, j'aurai voulu rendre
Plus confortable cette couche, mais !
Je n'en ai rien fait
Lui souhaitant bonne nuit.

J'ai très mal dormi, douleurs intenses
Comme il y avait longtemps
Les calmants n'ont aucun effet
Dans ces circonstances.

Après le premier ou le dernier lever
Le petit déjeuner afin de prendre
L'anti-inflammatoire
L'appel s'est fait pressant.

Suis retournée me coucher
Ca-caillette avait quitté sa cache
Elle a mangé un peu
Je l'ai sollicitée doucement.

Viens cacaille, viens...”
Dans l'obscurité elle s'est déplacée sans bruit
Et s'est lovée dans la robe de chambre
Laissée au sol devant le lit.

Longtemps au plus profond
Je l'ai vue se détendre et en rond
Nous avons dormi...

 

 

Écaille de Tortue 


De celui-là...

Comme celui qui pense qu'on va l'oublier
Parce qu'il coupe tout les ponts
Mais il n'y a jamais eu de pont !


Ici 

 

 

"Le penseur est sa pensée"

 

Ce qui caractérise, peut-être le plus, l'espèce humaine
C'est cette dichotomie qui fait que, par exemple
Certains défendent les droits des animaux
Disant que non, on ne saurait tuer avec respect ce qui ne veut pas mourir
Et les autres les torturent, les élèvent pour les manger
Les dressent pour s'amuser, ou se vanter, se sentir tellement puissant.

C'est encore cette dichotomie entre les idéaux et les pratiques
Idéaux de fraternité, de liberté, d'égalité, entre autres
C'est encore la dichotomie entre la femme et l'homme
Qu'il n'y a rien à faire, cela ne change pas
L'homme veut commander, régenter, dire ce qui doit être fait
Diriger, avec sagesse ou brutalité.

Mais qu'est-ce que cette mise sous tutelle, pour le meilleur et pour le pire ?
Cette domination de l'un sur l'autre, en des sexes, en des castres, en des espèces ?
D'où nous vient ce goût exacerbé de la hiérarchie, du classement, de la comparaison ?

Il se pourrait que cela soit notre fonctionnement en mental qui génère toutes ces dichotomies, fonctionnement binaire où le penseur ne se reconnaît pas dans sa pensée. Il va même imaginer des rôles, des personnages qui alors se mettent à exister.
Le penseur est sa pensée. 
 
 
 
William Henry Wheeler

 
 

dimanche 24 mai 2026

En-soi

Être présent en soi, à l'autre, au groupe réuni pour un travail
Être présent en chaque point... c'est être dans l'absolu présence en-soi
Ton corps habite l'espace, l'espace infini...

Tu en prends conscience ou pas, c'est là, la différence.


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