mardi 2 juin 2026

Au-delà de tout processus (173)

 

Le paysage en dégradés, des cimes, des forêts
Des vallées, le lac !

Figés dans la neige et le gel
Les sapins, sentinelles silencieuses...

 


 

Au bout de ton fusil

Vient ce moment où la question du système
De l'état, des institutions tombe à l'eau
Car il faut bien un homme pour tirer une balle.


Déjà ici 

 


 

 

Une berge et deux moines

Le penseur qui ne se reconnaît pas dans sa propre pensée
Est si bien illustré par cette histoire :

Deux moines chastes comme il se doit
Ayant pour règle de ne jamais toucher femme
S'en allaient par la campagne lorsqu'ils voient une de ces créatures
En grandes difficultés ayant tenté de traverser le fleuve
L'un deux, se précipite, prend le femme sur son dos
Et sans encombre la dépose sur la berge.

Voici nos deux moines ayant repris leur chemin
Silencieux un long moment, puis soudain :
« Vous avez touché cette femme ! Vous l'avez même pris dans vos bras !
Ne sentez-vous pas un trouble, un désordre ! »
Et l'autre de lui répondre :
« Il y a des heures que j'ai déposé cette femme sur la berge. Je ne l’ai portée que quelques minutes, on dirait que vous l’avez portée toute la journée ! » 

 

Déjà publié ici 

 


 

samedi 30 mai 2026

Au-delà de tout processus (172)


Le vent par la fenêtre
Comme une caresse
Bon et doux.

Si vivant
Si vibrant.

Souffle sur le visage
En une embrassade.

 


 

Voir ce qui est


Au "moment" de voir

Il n'y aucun sentiment particulier
Aucun sentiment parce que rien ne se sépare
Rien ne juge, ni ne justifie
C'est vivant, infiniment vivant.
 
Voir n'est pas un acte intellectuel
Mais rien ne se fait sans que l'être tout entier
Soit sollicité.

 

Déjà publié ici 

 


 


Une affaire de non-droit, la projection

Je n'ai pas le droit de projeter l'ombre de mon inquiétude
Sur ceux que j'aime
Sur ceux qui marchent avec moi
Sur ceux qui croisent mon chemin
Qu'ils soient devant, qu'ils soient derrière
Je n'ai pas le droit de faire ça !

C'est alors que...
L’inquiétude cesse. 

 

Déjà publié ici 

 


 

 

mercredi 27 mai 2026

Au-delà de tout processus (172)

 

Elle est malade
Un rhume, ou ce qui lui ressemble
Elle ne veut pas que je la touche
Elle a changé toutes ses habitudes
Les miennes donc.

Plus de câlins
La nuit au bout du lit
Le matin, après le premier café
Plus de tendresse, blottie contre moi.

Deux nuits, elle n'a pas dormi ici
Venant juste pour manger
Et puis, ayant compris le message
Je ne cherche plus à la caresser.

Juste lui parler, avec moins d'emphase
Plus de profondeur, de calme, de paix
Hier, elle est restée
Couchée, cachée, dans le rideau.

Évidemment, j'aurai voulu rendre
Plus confortable cette couche, mais !
Je n'en ai rien fait
Lui souhaitant bonne nuit.

J'ai très mal dormi, douleurs intenses
Comme il y avait longtemps
Les calmants n'ont aucun effet
Dans ces circonstances.

Après le premier ou le dernier lever
Le petit déjeuner afin de prendre
L'anti-inflammatoire
L'appel s'est fait pressant.

Suis retournée me coucher
Ca-caillette avait quitté sa cache
Elle a mangé un peu
Je l'ai sollicitée doucement.

Viens cacaille, viens...”
Dans l'obscurité elle s'est déplacée sans bruit
Et s'est lovée dans la robe de chambre
Laissée au sol devant le lit.

Longtemps au plus profond
Je l'ai vue se détendre et en rond
Nous avons dormi...

 

 

Écaille de Tortue