mercredi 18 mars 2026

Au-delà de tout processus (146)

 

Pas un brin d'herbe ne bouge
Pas une feuille ne frémit.

L'immobilité n'est pas l'absence de mouvement
Elle Est.

En cet instant, perceptible, alors que l'orage gronde.

 

 


 


De la vue dégagée

 

Au-delà des raisons
De la raison de vivre
La plus belle façon de vivre...

Comme l'amour
Sans attente, sans objet.

Comme la paix
Dans les profondeurs de l'âme.

Comme la conscience
Claire, ciel vacuité.

Là où cela ne se sépare pas
La Vie, oui !
 
 
 
 

 
 

"Ne te retourne pas !"

 

Nous avions grimpé la montagne
Versant abrupte, nez collé à la roche
Des pierres roulaient sous nos pas
Et puis ce fut le sommet
Se retourner.

En bas, le lac si grand, si petit
Paysage de jardin de poupées
En des couleurs, tellement, tellement
Que cela ne semblait pas vrai
Artificiel !

Certains disaient qu'on était sous le coup
D'un maléfice, ensorcelés, possédés
D'autres se pâmaient, entonnaient des incantations
A vous faire vomir de dégoût
S'éloigner !

Il est toujours possible de faire ces quelques pas
En dehors du groupe, échapper à l'influence
De l'affluence, alors Voir
Ces couleurs, cette lumière, si étranges
N'étaient ni étrangères, ni familières.

Vivantes !
 
 
 
 

 
 

lundi 16 mars 2026

Au-delà de tout processus (145)

 

Enfant la misère, grande misère
Un instant blotti contre sa mère.





L'oiseau du levant

 

Alors que nous nous réjouissons
Entendant dire que notre esprit est illimité
Comme une promesse... 
 
Nous prenons peur aussitôt que cela approche
Car quoi !
Impossible de se rassurer avec ce qui n'a pas de limite
Que la pensée ne peut pas circonscrire
Décrire, définir...

Je suis cela qui commence sur les rives de l'extase
Ces paysages toujours neufs au-delà de toutes connaissances
Conscience, claire conscience. 
 
 
 
 
 

 
 
 

L'oiseau du passé

 

Et ça s'accroche et ça raccroche
Tout est derrière déjà
Mais par la force du mental
S'accrocher encore
En des espérances
Ou des regrets...

Respire
Oui, respire
Laisse le souffle s'échapper
Celui-là porte la noirceur
De toutes les trahisons
De tous les renoncements
De toutes les peurs
Qui appartiennent au passé
Tous les passés.  
 
 
 
 

samedi 14 mars 2026

Dans le silence des cathédrales

 

Ce chant, parfois à deux
Et même à bien plus encore
Communion...

Mais aussi dans la plus grande
Des solitudes
Celle des cathédrales.