lundi 30 mars 2026

Au-delà de tout processus (152)

 

Dans l’océan, tant de vagues différentes
 
Celles qui font les tempêtes et fouillent
Les fonds, remuant sables et galets
S’abattant sur les côtes pour mieux les sculpter
 
Celles qui s’élèvent au ciel, chevelure
D’écume blanche, en un point de brisure
S’enrouler de transparence cristalline
 
Celles qui viennent finir doucement
En un léger ressac qui juste mouille
A la lisière incertaine
 
Et puis, il y a la mer étale
Dense, comme lac de plomb
D’où plus rien ne s’échappe.

 




Question sur "VOIR"

 

L'esclave peut se révolter !

Oui, il le peut, il devient alors un "esclave marron", un "mouton noir", pourtant certains préféreront la condition de l'esclave consentant. Il y a des avantages, parfois même une vie confortable, avec l'affection du maître.
Enfin peu importe tout cela est de l'esclavage.

Mais si en l'homme la flamme n'est pas morte, je dis en l'Homme, c'est aussi bien en la femme, en l'enfant, donc si la flamme n'est pas morte, l'esprit de liberté le taraude en toutes circonstances.
Alors s'il Voit (sans jugement, ni justification), il quittera tous les chemins connus, ceux de la soumission, ceux de la révolte, il ira le chemin caché. 
Celui que lui seul peut emprunter.  
 
 
 
 
 
 

 
 

VOIR

Si tu n'es pas en mesure de Voir ces conditions
Qui ne dépendent pas de toi
Et les voyant ne plus dépendre d'elles
Si tu n'es pas en mesure de les Voir
Alors te voilà prisonnier.

Le prisonnier n'est pas encore un esclave
Le prisonnier attend sa libération
Ce temps il le consacre soit à enjoliver
Les 4 murs de sa prison
Ou à se plaindre, c'est selon.

L'esclave lui descend dans l’arène
Où il est sommé d'obéir, sous la menace
De coups de fouets, il appartient à un propriétaire
La propriété est sans limite, en vérité
La dépendance est totale, à la vie, à la mort.

 

 Déjà publié ici 

 


 

 

samedi 28 mars 2026

Le chant du monde...

 

C'est là tout vivant
Joie paisible
Tout respire.

Dissolution en soi

Transparence en l’autre
Pure énergie.

 

Ici 



 

Au-delà de tout processus (151)

 

A l’heure où les parfums exhalent
Suaves les orangers, pamplemoussiers
La terre et les herbes mêlées par le chien
Qui fourrage
Vénus parle fort à une toute petite
Voilà qu’elles sont trois
En un triangle équilatéral
A la pointe de la montagne
Enveloppée de brume légère
Tout est si doux, si paisible
Même les mots ne dérangent pas
Ils se font caresses
Ils murmurent amitié aux grand filaos
Parlent de rencontre
Du bonheur de se toucher
En dessous la peau
Dans cette nuit qui rassemble
Un vol de chauves-souris.
 
Inspire et expire se marient
Et là, tendre chaleur
Irradie
Si beau, si grand
Pourquoi en garder le secret ?
Le dire tout simplement.

 




Des sous, des sous !

 

Et l'autre,
Qui n'arrête pas de compter ses sous
Ceux qu'elle possède
Ceux qu'il va falloir dépenser
Ceux qu'elle espère gagner
Et même ceux qu'elle n'aura jamais !

Elle arrive ici avec un air
Elle veut ceci et cela
Je pourrais me fâcher
Mais sans le faire exprès
Je m'absente.

Glissement
Tout glisse
Son visage bouffi
Tout glissant.
 
 
 
 
 
Matthias Stomer 

 

jeudi 26 mars 2026

Au-delà de tout processus (150)

 

Sur l’île intense le ciel témoigne
Traversé de part en part 
Vacuité, plus que la lumière !
Les nuages qui passent ne peuvent voiler sa présence
Ils resplendissent en un scintillement qui n’a pas de fin.
 
Toute forme vibre à ce chant
Les pierres, les végétaux
Les discussions des oiseaux
Le vent, les bruits des activités humaines... 
 
Dans le silence et le vacarme à la fois
Cela gémit sous l’intense caresse
Et au cœur de ce bruissement incessant 
La force, parfaitement immobile.