Elle
qui refusait les portes qui se ferment
Ne
pouvait voir les portes qui s'ouvrent
Longue,
longue agonie.
Elle
qui refusait les portes qui se ferment
Ne
pouvait voir les portes qui s'ouvrent
Longue,
longue agonie.
C'est
si doux, là où nous nous parlions
Je
dis ça sans regret, nous ne nous parlons plus
Mais
la douceur est là vivante en moi.
Les
cloches des Lianes sonnaient ce matin
Elles
sonnent peut-être tous les matins
Où
encore tous les samedis matins
Mais
ce matin, je les ai entendues du fond de mon lit.
Le
corps de souffrance est comme un cercueil
Dans
lequel on serait enfermé, mais Voir...
Alors l'esprit est libre, et alors il agit
Ce
corps est un corps de lumière.
"J'ai
bu le miel de l'Illimité" (Rabindranath Tagore)
Dans
l’océan, tant de vagues différentes
Celles
qui font les tempêtes et fouillent
Les
fonds, remuant sables et galets
S’abattant
sur les côtes pour mieux les sculpter
Celles
qui s’élèvent au ciel, chevelure
D’écume
blanche, en un point de brisure
S’enrouler de
transparence cristalline
Celles
qui viennent finir doucement
En
un léger ressac qui juste mouille
A
la lisière incertaine
Et
puis, il y a la mer étale
Dense,
comme lac de plomb
D’où
plus rien ne s’échappe.
Si
tu n'es pas en mesure de Voir ces conditions
Qui
ne dépendent pas de toi
Et
les voyant ne plus dépendre d'elles
Si
tu n'es pas en mesure de les Voir
Alors
te voilà prisonnier.
Le
prisonnier n'est pas encore un esclave
Le
prisonnier attend sa libération
Ce
temps il le consacre soit à enjoliver
Les
4 murs de sa prison
Ou
à se plaindre, c'est selon.
L'esclave
lui descend dans l’arène
Où
il est sommé d'obéir, sous la menace
De
coups de fouets, il appartient à un propriétaire
La
propriété est sans limite, en vérité
La
dépendance est totale, à la vie, à la mort.
Transparence
en l’autre
Pure
énergie.