Ne
cherche pas à faire taire ce niveau
Des
bavardages, des jugements, des futilités
Un
pas de coté...
Le
silence
En
lui la paix
Là
où les choses s'accomplissent, le silence.
Le silence, une porte qui s' ouvre.
Ne
cherche pas à faire taire ce niveau
Des
bavardages, des jugements, des futilités
Un
pas de coté...
Le
silence
En
lui la paix
Là
où les choses s'accomplissent, le silence.
Le silence, une porte qui s' ouvre.
C'est
au cœur de la nuit
Alors
que l'agitation humaine a cessé
Que
j'entends ce que d'abord je ne reconnais pas
Est-ce
le vent qui se lève ?
Ou
bien un rideau de pluie qui arrive ?
La
cascade...
Pas
celle qui dévale l'aplomb de la montagne
Encore
que...
Elle
aura couru la petite plaine en divers lits
Qu'elle
a creusé au fil des temps.
Et
la voici, s’engouffrant dans les profondeurs
Que
les anciens ont nommé les Grègues
Je
connais cet endroit pour y être descendu
Avec
les chiens je l'avais découvert
Seule,
sans les chiens, je l'avais exploré.
Une
ancienne sente ravagée d'éboulements
De
détritus aussi ! Et j'entends leurs rires gras
Clamer
que la tempête a nettoyé les ravines !
Monstre
que vous êtes, tout m'est revenu
De
vos façons de tout jeter dans les ravines !
Une
descente vertigineuse entre immondices
Roches,
terres, végétaux ne cessant de reprendre
Ce
territoire, ce gouffre, cette bouche immense
Grande
ouverte en cette gorge se précipitant vers l'océan
Se
tenir aux racines, glisser, descendre encore.
Arrivée
tout en bas, une dernière cascade
Un
lac, une rivière...
A
cette heure de la nuit, c'est tout cela
Qui
se donne à entendre
Le
monde se donne à entendre.
Bien
avant qu'il ne se montre à voir.
Quelque
barrage aura cédé
Le
ronflement sourd a baissé d'intensité
Au
ciel les étoiles depuis des milliers
Des
milliards d'années...
C'est
un voyage
Le voyage de l'eau...
Lorsque
je suis arrivée sur cette île
La
moiteur, le roucoulement des martins
Courant
sur la route
Et
puis ces vagues
Tellement
hautes et cristallines
Dans
un océan de transparences.
Un fleuve a bondi
Là où la ravine était
sèche
Plus d'avant, plus
d'après
Un torrent bouillonnant
Dévale la pente.
Des
tensions si puissantes
Seulement
quand le cyclone a quitté
On
voit ses effets
On
dira les dégâts, les désastres
Ce
n’est que nettoyage
Les
flamboyants refleuriront bientôt.
Sur l'écran, page noire,
silence
Un train ? Un train
qui sortirait d'un tunnel
Le paysage défile.
Le rythme, puis le son
S”amplifie...
Un cours d'eau, des
champs inondés
Passage sur un pont qui
franchit
Toutes ces eaux.
Puis la ville, zone
industrielle
Reflets dans la vitre...
Le train s'arrête.
Dédale de couloirs
Sortir de la gare
Émerger au cœur de la
cité.
Flottent des flocons de
pétales
C'est le printemps ...