mercredi 15 juillet 2026

Au-delà de tout processus (189)

 

D'une échancrure à une autre échancrure
Sautant par-dessus les monts
Les terres grises, les terres rouges.

 


 

Crime contre l'humanité

Dans l’écoulement du jour
Un enfant quelque part a faim
Un enfant se meure
Yeux creusés du dedans
Yeux grands ouverts.


Déjà ici 

 


 


A ces enfants...

Pensées vers tous ces enfants du monde ... Merci à vous... 

Nous étions dans la cour de récréation, école maternelle d'une petite ville de province, comme on dit.
Éducatrice à la Maison de l’Enfance, j’allais chercher les plus jeunes. Cette année là, ils étaient au moins cinq et les premiers sortis devaient attendre les retardataires. Parfois tout se passait dans le calme et c’était doux d’être là avec eux et puis…
Oui, cette fois là, l’un des garçons cherchait la bagarre, il invectivait ses camarades, donnait des coups de pieds.
J’intervins : « Ce serait tellement plus simple, si tu étais gentil… »
Son regard noir me traversa : « Je ne veux pas être gentil, je veux être méchant ! ». Il pleurait, tout son petit corps tremblait, plus que de la colère, de la désespérance. C’était si fort et tellement inattendu ce qui l’animait là...
J’y entends tant de choses impossibles à mettre en mots, l’appel de cette énergie en nous qui trouve si difficilement son chemin pour toutes les bonnes paroles, à coups de : « II faut que… »

"L’enfer est pavé de bonnes intentions".
Cet enfant, avec ses mots à lui, ceux qui fusent sans détour, pointait le discours appris et répété pour conditionner à ne pas écouter en soi. Ce discours moraliste est d’une violence absolue, et ce petit garçon me servit un « Non » si puissant qu'il résonne encore aujourd’hui.

La parole se meurt et tue, là, où elle ne brûle pas ce qui est du conditionnement au mensonge en nous, trahison contre notre propre
unité qui nous fait relié au monde.
 
 
 
 
 
  Petros Kotzabasis. 

 

lundi 13 juillet 2026

Au-delà de tout processus (188)

 

Une grand mère ça vit avec des souvenirs
Quand vous étiez petits...
Les souvenirs en moi sont si vivants !

Une grand mère ça vit avec les souvenirs
Elle qui bientôt sera souvenir dans vos esprits.

 

 

Samuel 

 

Un petit sourire

 

Comme un ciel chargé et noir
Qui ne laisserait plus partir
Les nuages
Un amoncellement monstrueux
De corps calcinés
Et tout autour un silence
De plomb.
 
Plus rien ne bouge
Immobilité absolue.
 
C’est alors …
Un sourire
Tout petit
Il s’excuse
D’être là
Il passait
Dans cette obscurité.
 
Non,
Il est né de cette densité.
 
Le témoin n’est pas en dehors du monde
Il est le monde
Aussi, jamais il ne juge, ni console
En lui agit la conscience vivante
En son corps les stigmates des souffrances
Comme le petit oiseau pris par le gel
En ses oreilles la plainte du monde
Son esprit reste libre.

Pour dire ce qu’il voit
Comme le ciel traversé par les nuages
Pour taire aussi
Comme le ciel ouvert sur l’infinitude.
 
 
 
 
 

Ce point de tension

 

Nous ne cessons de vérifier que tout est lié
Les pollutions ne connaissent pas les frontières
Les effets sont imprévisibles et irréversibles à notre échelle.

Voilà, nous en sommes là
Le "voyage" de la conscience
Dans une forme de vie douée d’intelligence
Qui découvre l’implication de ses actions
Dans le processus du vivant
En tant d'impuissance !

Dans cette tension
S'ouvre un autre plan.
 
 
 
 
 Hans Vredeman de Vries
 

 

vendredi 10 juillet 2026

Au-delà de tout processus (187)

 

Le jour où j'ai vu, qu'il est inutile de se battre
Contre des moulins à vents
Que pour aimer, il n'est pas nécessaire d'être aimé.

Ce jour là, j'ai compris
Non que je me conforme
Libre.