D'attachement
en attachement
Jusqu'à
l'ultime
Délivrance
Cette
abondance de chair !
Comme
autant de nourritures sur les tables festives
On
commence par se régaler avec le regard, le nez
Par
l'effet en soi d'appétit
Et
puis... porter l'aliment à la bouche
Saliver,
humer de l'intérieur
C'est
un bouquet, bouquet de sensations
Explosives
et participatives...
Oui,
je jeûne en ce moment
Et
ce, durant toutes les fêtes
Que
je passe seule, en ermite
Dans
la maison des chats
Analyse
approfondie de la question
De
toutes ces débauches qui s'affichent
Alors
que d'autres se tapent sur le ventre
Le
manque, la faim...
Analyse
aussi du geste de se nourrir
A
savoir est-ce une absolue nécessité ?
Ohhh
se dire que l'autre t'a sauvé
C'est
une qualité de densité toute particulière
Quand
elle se présente
Les
réactions de fuite, de refus, sont si fortes
Générant
des histoires invraisemblables.
Et
finalement il n'y a que la mort
Pour
mettre les gens face à ce refus en eux
Toujours
plus loin, toujours plus dépendants
Toujours
plus grabataires, agonisants.
Il
en est ainsi au niveau individuel
Comme
au niveau collectif
C'est un temps historique.
Conversation
de fleurs
C'est
un fait.
Là
où il y a échange, il y a conversation, intime
Ça vibre, jusque dans toi qui écoute.
On
parlait de fées, de lutins
Au cœur de la nature
Ceux-là
avaient-ils le don de Voir ?
Écoute
bien, quelque soit la personne qui s'exprime
Tu
n'entendras parler que du changement de l'autre
Chacun
dans son mirador pointant ici et là des fautes
Des
manquements, en l'autre
Qu'il
faudrait éduquer, redresser, éveiller
Ou
encore la société qu'il faut révolutionner.
L'autre
qu'on ne veut pas dans sa maison, dans sa ville
Dans
son pays, ou alors il doit changer devenir identique
Mais
à quoi ? Identique à quoi ?
A
toi ?
Mais
c'est ce qu'il est déjà.
Le
comble étant, ces personnes
Qui
travaillent et qui, pour autant
Ne
peuvent pas se loger.
Se
loger c'est quelle part des revenus ?
Il
n'y a plus de porte
La
dernière se referme
Te
voici, la dernière
N'attends
pas qu'une autre s'ouvre
Il
n'y a plus de porte.
Du tout !