jeudi 26 mars 2026

Au-delà de tout processus (150)

 

Sur l’île intense le ciel témoigne
Traversé de part en part 
Vacuité, plus que la lumière !
Les nuages qui passent ne peuvent voiler sa présence
Ils resplendissent en un scintillement qui n’a pas de fin.
 
Toute forme vibre à ce chant
Les pierres, les végétaux
Les discussions des oiseaux
Le vent, les bruits des activités humaines... 
 
Dans le silence et le vacarme à la fois
Cela gémit sous l’intense caresse
Et au cœur de ce bruissement incessant 
La force, parfaitement immobile.

 


  

 

Naître et mourir...

 

Je n'ai rien, mais rien, oublié
Tout est là...

Je n'ai rien oublié
Juste que cela ne fait plus
Souffrance.

Ce qui s'absente, bruisse comme le vent
Dans les feuillages verts tendres un soir de printemps
Mais j'aime aussi les bourrasques de l'automne
La bise de l'hiver au nez gelé
Et les pluies cycloniques quand tout n'est plus
Que fétu de paille aux mains des éléments
Qui se déchaînent sans pitié, sans haine...

Je me demande si l'espèce humaine n'a pas oublié
Que tout ce qui naît, meure, offrande pour un vivant
Toujours neuf !
 
 
 
 

 
 

Des plans

 

Quand tu vois
Le plan dans lequel
On a voulu t'enfermer
Tu es sauvé !

Tout est à faire
Mais tu es sauvé.
 
 
 
 
 

 
 

mardi 24 mars 2026

Au-delà de tout processus (149)

 

La pluie chagrine
Les gouttes si fines s’accrochent
A la cambrure des feuilles
Les gris s’illuminent un court instant
 
Là où ne se peut aucune certitude
Travail à vif
 
Tellement vivant…

 



Et...

 

Et les uns ont dit ceci
Et les autres cela
Tu ne savais plus de quel coté
Tourner la tête
Alors tu ne l'as plus tournée.

Grand bien t'en a pris.
 
 
 
 

Tu seras fort mon fils

 

Tu ne trembleras plus
De peur de mal faire
De peur que l'on puisse te reprocher
De peur qu'on te lâche
De peur de mourir
De peur de tomber malade
De peur de souffrir
De peur de ne pas être à la hauteur
De peur que l'on te juge
De peur que l'on t'étouffe
De peur que l'on cherche à te convaincre
Tu ne trembleras plus.

La force tranquille, paisible
En toi.

Tu ne fermeras plus les portes
Ni en les claquant, ni doucement
Il n'y a plus de portes en ta maison
Mais la juste distance
La juste attitude
En ton centre
Le regard droit ni plus haut, ni plus bas.