dimanche 8 février 2026

Au-delà de tout processus (126)

 

Rendez-vous scanner de contrôle
RV à 8h05, je m'étais rendormie
Je dormais, je me sentais si bien
Je savais qu'il fallait me lever, mais...
Si bien … enfin j'ai franchi la frontière.
Sûr, je vais être en retard !

J'arrive à 8h10, deux guichets
Deux guichets, deux demoiselles
L'une est au téléphone, l'autre se tourne les pouces
La conversation téléphonique ?
Personnelle et cela dure
Un petit monsieur attend aussi.

Debout, appuyée sur ma canne
Que s’asseoir et se relever c'est encore plus douloureux
La conversation personnelle, la di la fé
Vingt minutes et la demoiselle inoccupée
Me dit qu'elle va s’occuper de moi
En ordre je sors tous les documents.

Elle commence la procédure.
« Vous êtes en retard Mme G... »
- Oui
- Pourquoi ! ?
Peut-être se rend elle compte de l'impoli du ton
Du contenu de la question
« Je téléphone aux collègues pour voir s'ils peuvent vous prendre
-J'avais RV à 8h05, je suis arrivée à 8h10 et depuis plus de 10 mn j'attends !

Ils peuvent...
« Dix euros me dit-elle »
Devant mon air surpris, elle explique : C'est nouveau
La sécu ne prend plus en compte l'archivage.
- Non, merci j'archiverai moi-même.

Salle d'attente, j'attends encore.

Endormie, je me sentais si bien. 

 


 

De tes mots

Il y avait ces mots qui venaient frapper
A la surface des choses
Comme des oiseaux.

Certains, tels des cailloux plats, ricochaient
D'autres plongeaient en des profondeurs insondables
D'autres encore flottaient, plumes portées par le vent.

 

Déjà publié ici 

 

Vincent Bourrut 

 

Dans le silence médiatique

 

Nous n'étions plus très nombreux
Une poignée, dispersés ici et là
Nous ne nous connaissions pas.
 
Mais nous communiquions utilement.
 
 
 
 
Zdravko Mandic 


jeudi 5 février 2026

Au-delà de tout processus (125)

 

Une petite histoire
Celle qui se tient au creux de mes entrailles.

Que le pardon me soit accordé
Comme le mien s'étend d'ici à là-bas
Sans entrave, sans aucune retenue.





Je les entends...gazouiller dans la haie, devant la maison

De quoi pourraient-ils se consoler ?
Je parle de cette femme et de cet homme
Qui pleurent dans les bras, l'un de l'autre ...

D'avoir mal aimé, sûrement
L'un comme l'autre.

Ils ont failli mais jamais n'ont renoncé
Alors ils peuvent …
Juste se regarder
Sans rien dire
Sans remord
Sans regret.

Déjà publié ici

 

Emil Alzamora 

 

Ils s'aiment

Quand l'homme et la femme se consolent
Ils sont dans les bras, l'un de l'autre
Leurs peines se rencontrent, se touchent
Rien ne les retient plus
De se dire, et c'est sans mot...

Juste les sanglots
Juste les larmes qui ruissellent
Qu'on ne saurait plus reconnaître
Lesquelles sont à elle
Lesquelles sont à lui.

Ils s'aiment.

 

Déjà publié ici 

 

Edvard Munch 

mardi 3 février 2026

Sans promesse, sans peur, sans regret

Les images défilent
Et plus je m'enfonce
Et plus c'est beau !
Quand les couleurs
Sont lumière
Quand la lumière dessine
Des formes, des histoires
Tragiques, toujours !

Il n'y a de tendresse
Que dans l'instant de la tendresse
Il n'y a d'amour
Que dans l'instant de l'amour
Rien ne sert à vouloir retenir
Surfer, surfer la vague
Comme c'est beau
Sans promesse de lendemain !

 

Déjà publié ici 

 

István Szőnyi (b. Schmidt)