mardi 5 mai 2026

Au-delà de tout processus (165)

 

Dans la brisure du cou
Le creux de lӎpaule
Et les reins déchirés.

Rien ne bouge
La douleur est sourde
Chaque pas arraché.

Dehors, là où les yeux se posent
La même immobilité.

 


John Weber 

Ces répétitions hautes en couleurs

 

C'est alors le décorum ?

Tout à fait ! Les paillettes, la culture, les cérémonies, le luxe, les belles robes, les belles voitures, les défilés, les mariages en grande pompe, enfin tout ce qui prétend faire du lien social ! Aussi les enfants servent de prétexte à ses réjouissance, la noël en est l'exemple parfait.C'est pour eux dit-on que l'on fait la fête. C'est pour les enchanter qu'on leur raconte le mensonge du père noël ! Ils sont pris en otages par leurs propres parents, c'est monstrueux !

Mais tout cela est encore du connu !

Bien sûr ! Une forme de répétition qui s'ignore, on a changé le papier d'emballage. Encore que... certaines reprennent chaque année le même. Et regarde ! Regarde ! Pendant ce temps, les enfants de là-bas, et les forêts détruites, et les décharges, et les pollutions toxiques, regarde ! Le nouveau qui avance … 

Tu veux dire que...

– Je veux dire que ce qui ne peut se révéler d'instant en instant, le "toujours nouveau" se trouve déformé, horriblement déformé ! Mais ça tout le monde peut le voir.
 
 
 
 
 
Fedor Bronnikov

 

Souquer, souquer !

 

Quand une chose se présente
Nous avons besoin de savoir quoi en faire
Un grand nombre de choses sont traitées par automatisme
Elles portent l'étiquette "connue"
Les esprits routiniers en quête de sécurité
Traitent toutes choses de cette manière.

C'est rassurant, mais …
Ça s'ennuie, souquer, souquer, les amis !
 
 
 
 

 
 

samedi 2 mai 2026

Au-delà de tout processus (164)

 

Au fond du jardin
Une porte secrète
Elle s'ouvre sur l’inconnu.

L'inconnu n'est pas descriptible
Seul ce qui est connu peut être défini.

Le pays d'Alice et autres fantaisies
Sont l’œuvre de l'imaginaire
Témoin de l'ombre du connu.




 

"Celui-là"

 

Celui-là n'avait peur de rien
Ni du trop, ni du trop peu
Il faisait avec tout, en tout.
 
Celui-là était si doux
Dans son baiser
Souche, il était.

Jamais, il ne disait
Ce qui devrait être fait
Accueillant ce qui Est.

Magie de l'alchimie en soi.

Transmutation instantanée
Des forces contraires
En forces mariées.

Est-il mort celui-là ?

Sa trace est là
C'est elle que je hume
Sans peur et sans regret
Et je ne suis pas la seule
A faire ça.
 
 
 
 

 

suite et fin "Mme Loublié"


J'avais franchi ce pont et déjà le glissement, peut être depuis la veille quand on m'avait parlé d'elle avec tant de commisération, qu'on lui avait laissé le tampon que plus personne n'allait la voir depuis qu'elle ne pouvait plus héberger les pèlerins. Mais au fond quand les rencontres se font, c'est comme si elles étaient inscrites dans le chemin de vie.

A chaque fois, cette intimité immédiate, enfin plus que cela parce que cette forme d'intimité je la ressens avec toutes personnes, les humains, mais aussi les animaux, et les arbres, et les montagnes... il n'y a que les humains qui s'en trouvent gênés, alors garder cela secret. Plus ?

C'est attendu, un rendez-vous qu'il est impossible de manquer, qui vient à son heure sonnée, quelque chose s'étonne de cela, quelque chose le sait. Quand je suis partie, je l'ai prise dans mes bras, elle tremblait un peu, je crois qu'à cet instant, c'est sa mère qui la prenait, elle petite fille, contre son cœur. Le vent avait fini par répondre à son appel. 
Là, le temps n'existe plus, c'est bien tous les temps en même temps...
 
 
 
 
Gustave Moreau - Galatea 

 

mercredi 29 avril 2026

Au-delà de tout processus (163)


Trier, jeter , brûler
Lettres, cartes, reçues au long
Tout au long de cette vie.

Pourquoi les avoir gardées 
Bien rangées dans de jolies boites ?
Le temps est venu de les relire.

Ne pas laisser d'encombrement derrière soi
Un grand feu de joie
Crémation.