samedi 4 avril 2026

Au-delà de tout processus (154)

La pluie soudaine, surgit au détour d’un virage
Dans le bleu du ciel, dans l’air tendu, chaud et sec
 
Des bulles éclatent, mille parfums...
Impossible de dire.
ici les flagrances des herbes, le mystère des roches, la terre, l’embrun marin non loin, le bitume, la poussière, l’air se mariant à l'eau …
 
Big-bang qui jamais ne prend fin, d’instant en instant le point de contact et l’entonnoir de l’existant à l’infini.

 

  


 


Ce qui est triste

Ce qui est encore étrange c'est ce besoin d'être deux
Pour se sentir Un
Donc ne jamais être complet, unifié en soi
Dans un besoin que l'autre ne pourra jamais
Jamais contenter, qu'il est lui-même dans la recherche
De son unité au-dehors de lui.

Où vont-ils se rencontrer ces deux-là ?
Dans la foule qui va les faire s'embrasser
Puis les séparer à tout jamais ?
Dans le hall d'un aéroport ?

 

Déjà publié ici 

 


 

 

Au super-marché

Les gens font comme s'ils ne se connaissaient pas
Comme s'ils étaient étrangers les uns aux autres
C'est rigolo, parce qu'en vérité ils se connaissent
Mais ils ont oublié.

Ils ont dressés des murs, des frontières
Nourris des cultures, des langages, des différences
Et maintenant se les reprocher...

 

Déjà publié ici 

 


 

 

jeudi 2 avril 2026

Au-delà de tout processus (153)

 

Elle qui refusait les portes qui se ferment
Ne pouvait voir les portes qui s'ouvrent
Longue, longue agonie.

 



 

Tous les temps en même temps

C'est si doux, là où nous nous parlions
Je dis ça sans regret, nous ne nous parlons plus
Mais la douceur est là vivante en moi.


Ici 

 


 

 

"Le miel de l'illimité "

Les cloches des Lianes sonnaient ce matin
Elles sonnent peut-être tous les matins
Où encore tous les samedis matins
Mais ce matin, je les ai entendues du fond de mon lit.

Le corps de souffrance est comme un cercueil
Dans lequel on serait enfermé, mais Voir...
Alors l'esprit est libre, et alors il agit
Ce corps est un corps de lumière.


"J'ai bu le miel de l'Illimité" (Rabindranath Tagore) 

 

 Déjà publié ici 

 


 

 

lundi 30 mars 2026

Au-delà de tout processus (152)

 

Dans l’océan, tant de vagues différentes
 
Celles qui font les tempêtes et fouillent
Les fonds, remuant sables et galets
S’abattant sur les côtes pour mieux les sculpter
 
Celles qui s’élèvent au ciel, chevelure
D’écume blanche, en un point de brisure
S’enrouler de transparence cristalline
 
Celles qui viennent finir doucement
En un léger ressac qui juste mouille
A la lisière incertaine
 
Et puis, il y a la mer étale
Dense, comme lac de plomb
D’où plus rien ne s’échappe.