samedi 18 juillet 2026

Au-delà de tout processus (190)

 

Je la voyais s'enfoncer toujours plus
Cela ressemblait à du laisser aller
Mais en fait, de l'entêtement.

Avait-elle oublié ce qu'est le lâcher prise ?

 

 



Dessous la peau

 

L’éternel voyageur
Se nourrit d’émerveillement
Toucher son manteau
Dessous la peau
La main traverse la voûte céleste. 
 
 
 
Déjà publié ici  et ici
 
 
 
 

Apogée

Ce poing fermé, concentration, traverse
Créant l'autre côté
Où la main s'ouvre, paume offerte à l'infini
Dans ce creux, le feu.

 

Déjà publié ici 

 


 

 

mercredi 15 juillet 2026

Au-delà de tout processus (189)

 

D'une échancrure à une autre échancrure
Sautant par-dessus les monts
Les terres grises, les terres rouges.

 


 

Crime contre l'humanité

Dans l’écoulement du jour
Un enfant quelque part a faim
Un enfant se meure
Yeux creusés du dedans
Yeux grands ouverts.


Déjà ici 

 


 


A ces enfants...

Pensées vers tous ces enfants du monde ... Merci à vous... 

Nous étions dans la cour de récréation, école maternelle d'une petite ville de province, comme on dit.
Éducatrice à la Maison de l’Enfance, j’allais chercher les plus jeunes. Cette année là, ils étaient au moins cinq et les premiers sortis devaient attendre les retardataires. Parfois tout se passait dans le calme et c’était doux d’être là avec eux et puis…
Oui, cette fois là, l’un des garçons cherchait la bagarre, il invectivait ses camarades, donnait des coups de pieds.
J’intervins : « Ce serait tellement plus simple, si tu étais gentil… »
Son regard noir me traversa : « Je ne veux pas être gentil, je veux être méchant ! ». Il pleurait, tout son petit corps tremblait, plus que de la colère, de la désespérance. C’était si fort et tellement inattendu ce qui l’animait là...
J’y entends tant de choses impossibles à mettre en mots, l’appel de cette énergie en nous qui trouve si difficilement son chemin pour toutes les bonnes paroles, à coups de : « II faut que… »

"L’enfer est pavé de bonnes intentions".
Cet enfant, avec ses mots à lui, ceux qui fusent sans détour, pointait le discours appris et répété pour conditionner à ne pas écouter en soi. Ce discours moraliste est d’une violence absolue, et ce petit garçon me servit un « Non » si puissant qu'il résonne encore aujourd’hui.

La parole se meurt et tue, là, où elle ne brûle pas ce qui est du conditionnement au mensonge en nous, trahison contre notre propre
unité qui nous fait relié au monde.
 
 
 
 
 
  Petros Kotzabasis. 

 

lundi 13 juillet 2026

Au-delà de tout processus (188)

 

Une grand mère ça vit avec des souvenirs
Quand vous étiez petits...
Les souvenirs en moi sont si vivants !

Une grand mère ça vit avec les souvenirs
Elle qui bientôt sera souvenir dans vos esprits.

 

 

Samuel