Je
le voyais
Ses
cheveux avaient blanchi
Ses
yeux posés, ni dedans, ni dehors
Il
voyait loin, loin là-bas...
Je
le voyais
Ses
cheveux avaient blanchi
Ses
yeux posés, ni dedans, ni dehors
Il
voyait loin, loin là-bas...
Alors
même que la perfection n'existe pas
Horizon
jamais atteint
Certaines
œuvres sont parfaites.
On
ne saurait rien leur retirer
Rien
leur ajouter
Elles
n'appartiennent plus au temps.
Immuables,
elles sont-là
Qui
s'offrent en résonance
Onde
et particule.
– Tu
crois qu'elle pleure la terre, je veux dire la planète, tu crois ?
– Je
ne sais pas....
– Ces larmes qui coulent sur ton visage, c'est quoi ?
Le murmure des grands arbres...
Il
y a quelque chose dans les arbres
Qu'ils
soient gros, qu'ils soient petits
Quelque
chose d'indescriptible.
« Tu
finiras comme on te le dit !!! »
Quelle
violence !
Quelle
violence dans les systèmes d'éducation
De
moralisation, d'uniformisation.
Peuple
lobotomisé !
Quand
la fatigue est si grande
Un
puits sans fond dans lequel
On
glisse corps et biens
Sans
rien retenir
Qu'on
ne le pourrait pas.
Plus
de pensées discursives
Celle
qui nous restait on l'a posée
Toute
à l'heure sur le tapis de jeu
Non
pour une joute, juste une mise au clair
C'est
fini, bonne nuit à tous.
Derrière
les fenêtres fermées
Rideaux
blancs ajourés
La
roseraie, rose thé.
Par
la porte ouverte...
Un
nouvel espace s'ouvre là
Entre
dormir et être éveillé.