vendredi 19 juin 2026

Au-delà de tout processus (180)

 

Plutôt que regretter sa souffrance
Oh douleurs
L'offrir au monde.

L'offrande est sans attente
Si non, c'est du commerce.

 

 


 

Souffle si léger...

Les mots se présentent dans un drôle d'ordre
Qui semble n'avoir aucun sens
Qui bouleverse toute logique
Celle que la raison affectionne
Et voit avec effroi s'effondrer.


Il y a quelque chose d'étrange
A être encore vivant, alors que Cela
Qu'on aimait, n'est plus...
Quand le souvenir se fait brûlure
Qu'on aimerait mieux être mort aussi.

Ton souffle s'est fait absence
C'est ton absence que je veille maintenant
Que je veillerai jusqu'à rendre à mon tour
Le souffle chaud du vivant.

Un instant tout était joyeux
Tu courrais au devant de moi
Me surprenant toujours
Chahutant la petite
Que je me fâchais.

 
Je t'aime !

 

 Déjà publié ici 

 

 

 

Ces façons ...

Il y a une façon de faire
Qui vous colle des attachements
Qui virent au drame lorsque
Survient la mort, le départ, l'abandon.

VOIR.

 

Déjà ici 

 

 
 

 

mardi 16 juin 2026

Au-delà de tout processus (179)

 

Claudia, Troyes, Yoga
Son appartement, au troisième étage.

Elle m'a écrit quelque fois
Me racontant les arbres de l'avenue
Ces arbres qui lui parlent des saisons
Mon amie, à sa fenêtre, son chat sur les genoux.

 


Gustave Caillebotte 


Comme chien et chat

Parce qu'elle est arrivée dans la cour
Venant de "je ne sais où"
Nous rentrions de la ballade avec les autres chats
Elle s'est précipitée, me parlant haut et fort
Sur mes talons de suite, alors que les autres chattes
Se sont tirées vers le piton, elles n'aiment pas les nouveaux venus
Sur les talons, j'ai donné à manger
Et puis, est venu le moment d'aller se coucher.
  
Aucun chat n'est autorisé à dormir dans ma chambre
Je n'ai pas fait d'exception pour celle-là, enfin pas ce soir-là
Dans la nuit, un ramdam dans la cuisine
Me suis précipitée, craignant que les autres chats...
Dans la cuisine dont la porte reste ouverte, sauf quand il fait plus froid
Dans la cuisine, dans le coin, un chien !
Un chien tout moche, tout abîmé par une mauvaise vie
Une cicatrice au cou, il aura subi l'attache
C'est souvent le cas ici
Donc il est là dans l'encoignure, il peut se sauver par où il est venu
S'il le veut, mais il ne le veut pas, il grogne.

« Hé, oh pépère, je ne te ferai aucun mal, tu peux partir ou rester
C'est comme tu veux »
Je lui ai donné à manger, la petite chatte sur les talons
Il a mangé le chien pelé, et le temps de me retourner
Il n'était plus là...
Traversant la maison, je le vois dans la chambre, celle qui n'a pas de fenêtre
Couché près du matelas au sol, pas dessus, tout contre
« Oh, dors, dors, nous verrons bien demain ! »
Et dans ma tête ça faisait que demain je le garderais même si le proprio
Ne veut pas de chien dans la maison !

Le lendemain plus de chien... ni dans la maison, ni dans la cour, ni dans le village
Boubounette elle est restée...
Mon petit cadeau du ciel
Si gentille, si espiègle, si vive
Toujours sur mes talons
Je les aime tous ces chats qui vivent ici
Mais celle-là... 

 

Déjà publié ici 

 


 

 

Dire qu'on en est encore là !!!!

 

Soyons clair, la question de la répartition du travail
Comme la répartition des richesses
Ces "gens-là" n'en veulent pas !

Pour que leur système existe, se maintienne
Il faut de l'inégalité
Des chômeurs, chercheurs d'emploi culpabilisés
Des personnes sans domicile, des "pauvres"
Des "immigrés", des "réfugiés"
Des jaloux, des racistes, etc.

Alors, cessons de nous justifier !

 

Déjà publié ici 

 


 

dimanche 14 juin 2026

La porte du matin

 

Un vol de chauve-souris
Dans le gris acier percé de rouge
En bas, tout en bas de la page.

Un dernier tour
Silencieuses, elles vont se coucher.
 


 
 
Kai Hormann