mardi 7 avril 2026

Au-delà de tout processus (155)

 

Vivre avec le poids des pensées
Des opinions, des réflexions
Fuir sa vie.

 

 



A gorge déployée

Je l'appelle "à gorge déployée"
Tant son chant est puissant
C'est un merle de Maurice
Je n'en ai jamais vu
De si grand.

Malgré les chats il est ici
Chez lui, visite les toiles
Tendues entre les plantes
De la petit cour
Gobe les insectes retenus
Dans le garde manger
De ces dames, les araignées.

Son chant est beau
Vraiment, fait sortir de la maison
Trilles qui s'élèvent aux ciels
Elles traversent l'air de part en part  
En des spirales de couleurs.

 

Déjà publié ici 

 

Frédéric Lamy 

 

Ta souveraineté

Quand tu pousses cette porte 
C'est une image, parce qu'en vérité
Il n'y a pas de porte
Quand tu oses le sans filet
Et ne va pas t'imaginer qu'il s'agisse de te jeter
Dans le vide de la ravine
Non ! Moquerie de la raison que cela
Le sans filet, c'est aller sans les certitudes d'hier
Ce n'est pas une amnésie
Tu n'as pas besoin de réapprendre à marcher
Ni réapprendre à parler, à compter
Encore que parler et compter changent considérablement
Quand ils ne sont plus sous l'emprise du conditionnement passé

Donc quand tu fais cela, sans peur, sans aucune excitation
Entrer dans le secret du secret, en toi
Alors que  tu n'es plus dans cette attente souffreteuse de l'autre
Que tu ne dépends plus ni des promesses, ni des jugements
Ni des "on dit", ni des "il faut que", etc.
Quand tu fais cela vraiment...

Pensais-tu que j'allais te dire ce que tu vois (rires)
Ce que tu sens, ce que tu découvres, ce qu'il t'arrive ?
Je n'en sais fichtrement rien, je ne sais que pour moi
A toi de découvrir, ton chemin qui a du cœur
Ton chemin dans ton unicité retrouvée.

 

Déjà publié ici 

 

 Kulikaya Nadia 

 

samedi 4 avril 2026

Au-delà de tout processus (154)

La pluie soudaine, surgit au détour d’un virage
Dans le bleu du ciel, dans l’air tendu, chaud et sec
 
Des bulles éclatent, mille parfums...
Impossible de dire.
ici les flagrances des herbes, le mystère des roches, la terre, l’embrun marin non loin, le bitume, la poussière, l’air se mariant à l'eau …
 
Big-bang qui jamais ne prend fin, d’instant en instant le point de contact et l’entonnoir de l’existant à l’infini.

 

  


 


Ce qui est triste

Ce qui est encore étrange c'est ce besoin d'être deux
Pour se sentir Un
Donc ne jamais être complet, unifié en soi
Dans un besoin que l'autre ne pourra jamais
Jamais contenter, qu'il est lui-même dans la recherche
De son unité au-dehors de lui.

Où vont-ils se rencontrer ces deux-là ?
Dans la foule qui va les faire s'embrasser
Puis les séparer à tout jamais ?
Dans le hall d'un aéroport ?

 

Déjà publié ici 

 


 

 

Au super-marché

Les gens font comme s'ils ne se connaissaient pas
Comme s'ils étaient étrangers les uns aux autres
C'est rigolo, parce qu'en vérité ils se connaissent
Mais ils ont oublié.

Ils ont dressés des murs, des frontières
Nourris des cultures, des langages, des différences
Et maintenant se les reprocher...

 

Déjà publié ici 

 


 

 

jeudi 2 avril 2026

Au-delà de tout processus (153)

 

Elle qui refusait les portes qui se ferment
Ne pouvait voir les portes qui s'ouvrent
Longue, longue agonie.