dimanche 12 avril 2026

Au-delà de tout processus (157)

 

Au bord du fleuve sans rebond
Les eaux s'installent
Elles se reposent des gros bouillons.

 

 


 

Le culte de la répétition

Le mouvement ne se fait pas
Comme il est raconté par les moralistes
De moi, si bon, si grand, à l'autre
Si petit, tellement dans le besoin.

Ce n'est pas un mouvement linéaire
Comme celui que la pensée fait
D'hier à demain, cause à effet
Ni même un mouvement circulaire.

Mais enfin ! Ne savons-nous pas ?
Ne savons-nous pas que la terre n'est pas plate !
Qu'elle n'est pas le centre de l'univers
Expansion, concentration en même temps.

Tout change à chaque instant...
Et nous pauvres fous à vouloir garder
Des vérités d'hier, des sous engrangés
Des anniversaires, des noëls ... 


Déjà publié ici 

 

 Mur des réformateurs,  à Genève. 

 

De la raison

Madame raison est si coincée !
Raide comme un i
Elle pense à la droiture
A la vertu, comme autant
De gages de sa bonne conduite
De sa bonne pensée
De son bon droit, voilà tout.

 

Déjà publié ici 

 


 

 

vendredi 10 avril 2026

Au-delà de tout processus (156)

 

La viande n'est pas une nourriture vivante.

La nourriture vivante 
Légumes frais ou sec, fruits

 



 

 

Mais ça change quoi, dis ?

Ça change quelque chose
Que la sortie du grenier
Soit décidée, voulue, désirée ?
Car après tout, toutes les graines vont sortir !

Ahhh, ça change tout
C'est du tout ou tout
Question de conscience !
Tu comprends ?

Celui qui y va malgré lui, dans la peur
Ou dans l'inconscience, ne change pas de dimension
Il meurt, il retourne et retourne et retourne
De cette naissance on décide.

 

Déjà publié ici 

 


 

 

Naissance...

J'ai déjà raconté l'histoire de la petite graine
Dans le grenier
On y est bien dans le grenier
Serrées les unes contre les autres
Les petites graines profitent.

De temps à autre la porte s'ouvre, raie de lumière
L'homme entre, avec sa pelle il remplit son seau
On ne les revoit jamais les petites sœurs
Ce qui fait bien peur, on se raconte dans le grenier
Plein d'histoires glauques.

Si bien que lorsque la porte s'ouvre
Toutes se poussent, roulent, glissent
Afin de ne pas faire parti du voyage.

Parmi ces petites graines
Une graine plus petite encore
On l'ignorait, une chose si minuscule
Ne mérite pas le nom de graine !

Un jour cette toute petite décida de profiter du prochain départ
Elle se prépara du dedans, du dehors, prête à tout, la vie en ce grenier
Parmi toutes ces mégères médisantes et tellement savantes
Elle ne la supportait plus.

Que s'est-il passé ensuite ?
Je vous laisse le deviner
L'imaginer
Le vivre peut-être...

 

Déjà publié ici 

 

Jean-François Millet