dimanche 16 août 2026

Au-delà de tout processus (199)

 

Le temps qui n'existe pas
Et pourtant indispensable
A comprendre.

Aborder la fin de vie
Lorsqu'il y a une fin de vie
Et non, l'accident qui met fin
Brusquement à tout âge.

 

 

 Rockwell Kent 


Le vieux monde qui veut encore durer...

L'enfant savait l'interdit
De certaines questions
Et finalement de toutes les questions.

Alors elle a grandi dans la taisure
Cherchant ainsi à comprendre par elle-même
Vérifiant ses propres hypothèses.

Silencieuse à un point !
Ne communiquant ni de sa peur, ni de ses joies
Ni de ces espoirs, ni du désespoir.

Bientôt il n'y eut plus que ça !
Alors, regardant ce monde des grands
« Il n'y a pas d'amour dans tout ça ! »

Il a fallu le bouillonnement intense
De l'adolescence pour briser ce mur de la taisure en elle
Et là, ce ne fut plus que bagarres, refus, rejet.

De ce monde des grands qui lui semblait si laid
Et il l'était, l'est toujours, ce vieux monde
Qui ne veut pas changer, mais durer.

 

Déjà publié ici 

 

 Yoonji Lee 

 

Surgissement

Une chose qui est toujours
En manque ou en excès
Voilà ce que nous sommes...

 

Déjà ici

 

Région Harar Etyopie 

 

jeudi 13 août 2026

Au-delà de tout processus (198)

 

La pluie, à l'aube, doucement
Goutte à goutte, on peut les compter
Laisser l’intervalle entre chaque s'exprimer

C'est si doux....
Et puis... cela cesse

 


 

Claire conscience

La situation voit
Alors je suis la situation
Ce pas en arrière, au-dessus.

 

Déjà ici 

 


 

 

"Avec", ce n'est pas contre !

Si nous avions travaillé avec la nature
Nous n'en serions pas là !
Mais tout devait être soumis
L'enfant, la femme, le soldat
L'arbre, la forêt, les océans
Le loup !

Maintenant ?
     Respirer...

Ils ont voulu nous faire croire
Qu'il y avait quelque chose de plus important
Que de respirer...

Mais il n'y a rien de plus important
Respire mon ami(e), respire...  

 

  Déjà publié ici

 

 
 
 
Nous rendons grâces à notre mère, la terre, qui nous soutient. Nous rendons grâces aux rivières et aux ruisseaux qui nous donnent l'eau. Nous rendons grâces à toutes les plantes qui nous donnent les remèdes contre nos maladies. Nous rendons grâces au maïs et à ses sœurs les fèves et les courges, qui nous donnent la vie. Nous rendons grâces aux haies et aux arbres qui nous donnent leurs fruits. Nous rendons grâces au vent qui remue l'air et chasse les maladies. Nous rendons grâces à la lune et aux étoiles qui nous ont donné leur clarté après le départ du soleil. Nous rendons grâces à notre grand-père Hé-No, pour avoir protégé ses petits enfants des sorcières et des reptiles, et nous avoir donné sa pluie. Nous rendons grâces au soleil qui a regardé la terre d'un œil bienfaisant. Enfin, nous rendons grâces au Grand Esprit en qui s'incarne toute bonté et qui mène toutes choses pour le bien de ses enfants.

« Nos mœurs sont différentes des vôtres. La rue de vos villes fait mal aux yeux de l'homme rouge. Mais peut-être est-ce parce que l'homme rouge est un sauvage et ne comprend pas.

Il n'y a pas d'endroit paisible dans les villes de l'homme blanc. Pas d'endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps ou le froissement d'aile d'un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas.

Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Quel intérêt y a-t-il à vivre si l'homme ne peut entendre le cri solitaire de l'engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d'un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et je ne comprends pas.

L'Indien préfère le son doux du vent s'élançant comme une flèche à la surface d'un étang, et l'odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon. L'air est précieux à l'homme rouge car toutes choses partagent le même souffle : la bête, l'arbre, l'homme, tous partagent le même souffle. »

Attribué au chef Seattle (1786-1866)  
 

 

samedi 8 août 2026

Au-delà de tout processus (197)

 

« C'est l’être qui m'a dit »
C'était venu se dire
Sans que l'on sache d'où cela venait
Sans question, sans doute.

Les évidences ne s'imposent pas
Elles rayonnent
« Oh doux chant de mon amour ».

 

 

Bernhard Stange