samedi 4 juillet 2026

Au-delà de tout processus (185)

 

La fenêtre de la chambre s'ouvrait sur le port
Le cri des mouettes, elles piaulent
Cliquetis, les gréements chantent
Grand navire glissant sur les eaux
Corne de brume, clapotis des eaux prisonnières.

Ce n'est pas un tapage
Doucement le port s'endort.

 


 

Ensoi

Et puis encore...
Quand cet immobile
Est, ensoi.

Ouverture à l'infini.

 

Déjà ici 

 


 

 

Les vertiges de l'immobilité

Dans ce silence
Entre deux bourrasques violentes
Le soleil dans l'azur d'un ciel où pas un cil
Ne bouge...

Cela respire-t-il encore ?
Se demande-t-elle 
"Et toi respires-tu ?"
Lui répond une voix.

Ahh, qui es-tu ?
Qui es-tu, toi qui me parle
Dans ce silence ?

Il faut croire que la voix n'aime pas
Les questions trop directes
Elle s'est tue.


Merci  

Mala : La petite voix a de grandes timidités. 

M : Rebondir sur chaque phrase est quelque fois inutile. 

 

 

 

 

jeudi 2 juillet 2026

Au-delà de tout processus (184)

 

C'est une respiration
La respiration ne retient rien.

 

 

 
 

Energie perforante

 

Ce qui voit, ce qui dit que ce n'est pas ça, ce qui questionne 
Écrasé sous le poids de tous ces passés
Qui ne veulent pas finir.

Et là, dans cette pression la vibration
Coup de buttoir d'un dehors
Qui pénètre un dedans
Le traverse d'une flèche. 

 

Déjà publié ici 

 


 


Coup de vent...

Le vent est rentré sur l'île, en fin de journée
Hier.

Coups de butoir puissants auxquels succède
Un arrêt, une immobilité parfaite
Au point qu'on se dit qu'on a rêvé
La violence de la bourrasque.

C'est alors dans ce calme
Que le vent se manifeste encore
Plus fort encore.

Pour autant le plus impressionnant
C'est ce silence entre deux rafales. 

 

Déjà publié ici 

 


 

 

lundi 29 juin 2026

Au-delà de tout processus (183)

 

Parce qu'il est grand, parce qu'il est seul
Majestueux quelle que soit la saison
Il attire l’œil
Et le cœur frémit.

Oh vénérable
Est-ce parce que tu es grand, et seul ?
J'entends ta conversation avec le ciel
Avec la terre.