vendredi 10 avril 2026

Au-delà de tout processus (156)

 

La viande n'est pas une nourriture vivante.

La nourriture vivante 
Légumes frais ou sec, fruits

 



 

 

Mais ça change quoi, dis ?

Ça change quelque chose
Que la sortie du grenier
Soit décidée, voulue, désirée ?
Car après tout, toutes les graines vont sortir !

Ahhh, ça change tout
C'est du tout ou tout
Question de conscience !
Tu comprends ?

Celui qui y va malgré lui, dans la peur
Ou dans l'inconscience, ne change pas de dimension
Il meurt, il retourne et retourne et retourne
De cette naissance on décide.

 

Déjà publié ici 

 


 

 

Naissance...

J'ai déjà raconté l'histoire de la petite graine
Dans le grenier
On y est bien dans le grenier
Serrées les unes contre les autres
Les petites graines profitent.

De temps à autre la porte s'ouvre, raie de lumière
L'homme entre, avec sa pelle il remplit son seau
On ne les revoit jamais les petites sœurs
Ce qui fait bien peur, on se raconte dans le grenier
Plein d'histoires glauques.

Si bien que lorsque la porte s'ouvre
Toutes se poussent, roulent, glissent
Afin de ne pas faire parti du voyage.

Parmi ces petites graines
Une graine plus petite encore
On l'ignorait, une chose si minuscule
Ne mérite pas le nom de graine !

Un jour cette toute petite décida de profiter du prochain départ
Elle se prépara du dedans, du dehors, prête à tout, la vie en ce grenier
Parmi toutes ces mégères médisantes et tellement savantes
Elle ne la supportait plus.

Que s'est-il passé ensuite ?
Je vous laisse le deviner
L'imaginer
Le vivre peut-être...

 

Déjà publié ici 

 

Jean-François Millet 

 

mardi 7 avril 2026

Au-delà de tout processus (155)

 

Vivre avec le poids des pensées
Des opinions, des réflexions
Fuir sa vie.

 

 



A gorge déployée

Je l'appelle "à gorge déployée"
Tant son chant est puissant
C'est un merle de Maurice
Je n'en ai jamais vu
De si grand.

Malgré les chats il est ici
Chez lui, visite les toiles
Tendues entre les plantes
De la petit cour
Gobe les insectes retenus
Dans le garde manger
De ces dames, les araignées.

Son chant est beau
Vraiment, fait sortir de la maison
Trilles qui s'élèvent aux ciels
Elles traversent l'air de part en part  
En des spirales de couleurs.

 

Déjà publié ici 

 

Frédéric Lamy 

 

Ta souveraineté

Quand tu pousses cette porte 
C'est une image, parce qu'en vérité
Il n'y a pas de porte
Quand tu oses le sans filet
Et ne va pas t'imaginer qu'il s'agisse de te jeter
Dans le vide de la ravine
Non ! Moquerie de la raison que cela
Le sans filet, c'est aller sans les certitudes d'hier
Ce n'est pas une amnésie
Tu n'as pas besoin de réapprendre à marcher
Ni réapprendre à parler, à compter
Encore que parler et compter changent considérablement
Quand ils ne sont plus sous l'emprise du conditionnement passé

Donc quand tu fais cela, sans peur, sans aucune excitation
Entrer dans le secret du secret, en toi
Alors que  tu n'es plus dans cette attente souffreteuse de l'autre
Que tu ne dépends plus ni des promesses, ni des jugements
Ni des "on dit", ni des "il faut que", etc.
Quand tu fais cela vraiment...

Pensais-tu que j'allais te dire ce que tu vois (rires)
Ce que tu sens, ce que tu découvres, ce qu'il t'arrive ?
Je n'en sais fichtrement rien, je ne sais que pour moi
A toi de découvrir, ton chemin qui a du cœur
Ton chemin dans ton unicité retrouvée.

 

Déjà publié ici 

 

 Kulikaya Nadia 

 

samedi 4 avril 2026

Au-delà de tout processus (154)

La pluie soudaine, surgit au détour d’un virage
Dans le bleu du ciel, dans l’air tendu, chaud et sec
 
Des bulles éclatent, mille parfums...
Impossible de dire.
ici les flagrances des herbes, le mystère des roches, la terre, l’embrun marin non loin, le bitume, la poussière, l’air se mariant à l'eau …
 
Big-bang qui jamais ne prend fin, d’instant en instant le point de contact et l’entonnoir de l’existant à l’infini.