mardi 29 septembre 2026

L'ultime rencontre.

 

Je l'ai rencontrée au cours d'une nuit
Une de celles qui plongent, plongent
Il n'y a plus rien que cela plonge encore.

Je la voyais se débattre, luttant contre la douleur
Elle essayait de retrouver ce temps
Ce temps d'avant, où elle glissait sur le dos de la vague.

Le temps d'avant cette dégradation physique
Si bruyante, acceptée ou pas
Qui faisait sa réalité présente.

 

 


 


Inconscience et conscience

 

Dans l'instant, présent, rien
Mais vraiment rien ne manque !
Le temps d'un glissement
Et c'est la chute.

En esprit nous vivons cela
Des dizaines, des milliers de fois
Par jour, je parle du va et vient
Certains plus, d'autres moins.

Et encore cela se vit en conscience
Mais si souvent et tellement
En inconscience.
 
 
 
 
 
 

 

Le monde est tout intelligence…

Ce que nous nommons, erreurs, prises de tête
Débordements, incompréhensions, etc.
Cela même, fait l’amour
Chaque résistance, entraîne quelque part
Une ouverture plus vaste encore.

Quelque part…
Qui se dissout dans ce mouvement
Les deux faces d’une même pièce
Qui se rencontrent, se reconnaissent
S’oublient l’une dans l’autre
Et se séparent… pour mieux se retrouver.

Sentez-vous ?
La pluie aura battu ciel et terre durant …
Oui, dans les moments de glissement
Comme si cette pluie était de tout temps
Sans fin, ni commencement.

Sentez-vous ?
Le jour s’est levé, et le soleil est là
Un premier matin du monde
Tout vibre à l’unisson
Tout est propre et neuf.

Sentez-vous ?
La petite rivière de montagne, elle chante
Des pierres posées là, pour un moment
Par le mouvement des choses…
 


 

Igor Vassiliev 
 
 

vendredi 25 septembre 2026

Au-delà de tout processus (210)

 

La nuit... ce silence
Écoute, c'est encore le silence.

Tu n'as plus de question à te poser
Juste te poser là, dans cette fin de chemin.

Vers la mort, on avance encore
Dans la descente, dans la montée
On avance.

Spirale...

 


 

 

En écho à une légende chinoise ...

 

C’est l’histoire d’une femme qui chaque jour allait chercher l’eau à la rivière.
Elle possédait deux pots pour se faire, pas de fer, tout deux de terre.
L’un était fêlé, et lorsqu’elle arrivait à sa maison, il était à moitié vide.
Cela dura longtemps, deux années dit le conte.
Mais le pot fêlé était triste, comment aurait-il pu en être autrement ?
Ne pas pouvoir accomplir correctement la tâche pour laquelle on a été fait…
Alors, un jour, n’en tenant plus, il se confia à la femme.
Elle lui tint ce discours, d’abord elle rit, de ce rire qui monte directement au ciel :
« Je sais… mais toi, ne vois-tu pas ? Le long du chemin, du côté où je te porte, j’ai planté des graines. Regarde toutes ces fleurs, qui grâce à toi poussent, si belles ! »

Alors, à tous ceux qui se désespèrent, qui perdent confiance, qui se demandent ce qu’ils font là, à mon tour je dédie ces mots…qu’ils éclairent un peu votre journée.
 
 
 
 
 
Tasha Tudor 

 
 

Stopper le temps...

 

C'est le moment où jamais
Alors que tu subis la pression
De cette idée du temps
Qui s'écoule, qui emporte
Qu'il y a trop de choses à faire !

C'est le moment...
De Voir ce qui se sépare en toi
Pour dire, commenter, critiquer
Se lamenter, mais aussi se glorifier
Prétendre avec la force de sa pensée !

Hey ! C'est le penseur en toi
Qui fait l'idée de ce temps qui t'échappe 
C'est lui, qui est l'origine de cette énormité
De tous ces problèmes qu'il prétend régler 
VOIT, tout s'arrête...
 
 
 
 
  Mitsuhiko Kamada 

 
 

lundi 21 septembre 2026

Au-delà de tout processus (209)

 

Tu es riche de toutes les créations
Si tu ne t’attaches à aucune
Que tu ne différencies pas, le mien du tien
Le notre, du votre.