samedi 28 mars 2026

Le chant du monde...

 

C'est là tout vivant
Joie paisible
Tout respire.

Dissolution en soi

Transparence en l’autre
Pure énergie.

 

Ici 



 

Au-delà de tout processus (151)

 

A l’heure où les parfums exhalent
Suaves les orangers, pamplemoussiers
La terre et les herbes mêlées par le chien
Qui fourrage
Vénus parle fort à une toute petite
Voilà qu’elles sont trois
En un triangle équilatéral
A la pointe de la montagne
Enveloppée de brume légère
Tout est si doux, si paisible
Même les mots ne dérangent pas
Ils se font caresses
Ils murmurent amitié aux grand filaos
Parlent de rencontre
Du bonheur de se toucher
En dessous la peau
Dans cette nuit qui rassemble
Un vol de chauves-souris.
 
Inspire et expire se marient
Et là, tendre chaleur
Irradie
Si beau, si grand
Pourquoi en garder le secret ?
Le dire tout simplement.

 




Des sous, des sous !

 

Et l'autre,
Qui n'arrête pas de compter ses sous
Ceux qu'elle possède
Ceux qu'il va falloir dépenser
Ceux qu'elle espère gagner
Et même ceux qu'elle n'aura jamais !

Elle arrive ici avec un air
Elle veut ceci et cela
Je pourrais me fâcher
Mais sans le faire exprès
Je m'absente.

Glissement
Tout glisse
Son visage bouffi
Tout glissant.
 
 
 
 
 
Matthias Stomer 

 

jeudi 26 mars 2026

Au-delà de tout processus (150)

 

Sur l’île intense le ciel témoigne
Traversé de part en part 
Vacuité, plus que la lumière !
Les nuages qui passent ne peuvent voiler sa présence
Ils resplendissent en un scintillement qui n’a pas de fin.
 
Toute forme vibre à ce chant
Les pierres, les végétaux
Les discussions des oiseaux
Le vent, les bruits des activités humaines... 
 
Dans le silence et le vacarme à la fois
Cela gémit sous l’intense caresse
Et au cœur de ce bruissement incessant 
La force, parfaitement immobile.

 


  

 

Naître et mourir...

 

Je n'ai rien, mais rien, oublié
Tout est là...

Je n'ai rien oublié
Juste que cela ne fait plus
Souffrance.

Ce qui s'absente, bruisse comme le vent
Dans les feuillages verts tendres un soir de printemps
Mais j'aime aussi les bourrasques de l'automne
La bise de l'hiver au nez gelé
Et les pluies cycloniques quand tout n'est plus
Que fétu de paille aux mains des éléments
Qui se déchaînent sans pitié, sans haine...

Je me demande si l'espèce humaine n'a pas oublié
Que tout ce qui naît, meure, offrande pour un vivant
Toujours neuf !
 
 
 
 

 
 

Des plans

 

Quand tu vois
Le plan dans lequel
On a voulu t'enfermer
Tu es sauvé !

Tout est à faire
Mais tu es sauvé.
 
 
 
 
 

 
 

mardi 24 mars 2026

Au-delà de tout processus (149)

 

La pluie chagrine
Les gouttes si fines s’accrochent
A la cambrure des feuilles
Les gris s’illuminent un court instant
 
Là où ne se peut aucune certitude
Travail à vif
 
Tellement vivant…