Toucher le ciel
Le dedans et le dehors
non confondus
Communiquant
spontanément.
Plus de sujet, plus
d'objet
Nouveau toujours nouveau
Toucher le ciel.
Toucher le ciel
Le dedans et le dehors
non confondus
Communiquant
spontanément.
Plus de sujet, plus
d'objet
Nouveau toujours nouveau
Toucher le ciel.
Ce
qui est conformiste, tu le reconnais à sa forme lisse
Bien
léchée !
Ce
qui est inquiet, tu le reconnais à sa forme recroquevillée
Que
va-t-il encore se passer ?
Ce
qui est éveillé, tu le reconnais à sa lumière, elle n'éblouit
pas
Lumière
toute intérieure...
Oh
doux chant de mon amour, c'est bien à ce niveau
Que
tu vibres
Au cœur, là où rien de mauvais ne peut arriver
Ni
salir, ni détruire, ni quitter
En
cela de toute éternité
Sans
jamais se séparer.
Toi,
je te rencontre où je suis.
Construction
mentale ?
Tout
est mental
Et
dans le mental, des niveaux
Cristallisation
dans des schémas rigides
Maintenus
par des conditionnements ignorés
Fleuves
souterrains de l'inconscient
Jaillissement
de l'énergie fluide
Perçue
dans la vibration.
L'image
de toi, bien sûr qu'il y a toujours une image pour l'esprit
Est
de cette nature vibratoire
Transparence
d'un sourire
Densité
de la concentration
Vacuité
d'un espace libre.
Ne
cherche pas à faire taire ce niveau
Des
bavardages, des jugements, des futilités
Un
pas de coté...
Le
silence
En
lui la paix
Là
où les choses s'accomplissent, le silence.
Le silence, une porte qui s' ouvre.
C'est
au cœur de la nuit
Alors
que l'agitation humaine a cessé
Que
j'entends ce que d'abord je ne reconnais pas
Est-ce
le vent qui se lève ?
Ou
bien un rideau de pluie qui arrive ?
La
cascade...
Pas
celle qui dévale l'aplomb de la montagne
Encore
que...
Elle
aura couru la petite plaine en divers lits
Qu'elle
a creusé au fil des temps.
Et
la voici, s’engouffrant dans les profondeurs
Que
les anciens ont nommé les Grègues
Je
connais cet endroit pour y être descendu
Avec
les chiens je l'avais découvert
Seule,
sans les chiens, je l'avais exploré.
Une
ancienne sente ravagée d'éboulements
De
détritus aussi ! Et j'entends leurs rires gras
Clamer
que la tempête a nettoyé les ravines !
Monstre
que vous êtes, tout m'est revenu
De
vos façons de tout jeter dans les ravines !
Une
descente vertigineuse entre immondices
Roches,
terres, végétaux ne cessant de reprendre
Ce
territoire, ce gouffre, cette bouche immense
Grande
ouverte en cette gorge se précipitant vers l'océan
Se
tenir aux racines, glisser, descendre encore.
Arrivée
tout en bas, une dernière cascade
Un
lac, une rivière...
A
cette heure de la nuit, c'est tout cela
Qui
se donne à entendre
Le
monde se donne à entendre.
Bien
avant qu'il ne se montre à voir.
Quelque
barrage aura cédé
Le
ronflement sourd a baissé d'intensité
Au
ciel les étoiles depuis des milliers
Des
milliards d'années...
C'est
un voyage
Le voyage de l'eau...
Lorsque
je suis arrivée sur cette île
La
moiteur, le roucoulement des martins
Courant
sur la route
Et
puis ces vagues
Tellement
hautes et cristallines
Dans
un océan de transparences.
Un fleuve a bondi
Là où la ravine était
sèche
Plus d'avant, plus
d'après
Un torrent bouillonnant
Dévale la pente.