samedi 22 août 2026

Au-delà de tout processus (201)

 

Dans ce corps comme dans un engin
Il a quitté la terre
Les routes et les chemins
Les pentes douces et les précipices
Les campagnes et les villes
Les océans et dessus et dessous
Si belle planète bleue.

Sans retour, plonger dans l'infini espace.


 


De la libération par la question, mise en circulation

C'est bien la question qui libère
Déjà elle met en circulation
Des informations, ce sont toujours
Des informations !

La réponse ?
Personne ne peut vous la donner
Juste que le répondant informe la question à son tour
Ainsi elle se précise, en vous, le questionneur.

Et soudain, dans une "nouvelle formulation"
Vous voyez ! La réponse est dans la question.

 

Déjà publié ici 

 


 

 

De l'impossible question, de l'interdit du père

 « On croit, criait-il, on croit, on ne pose pas de question ! »

Incroyable comment cela fonctionne
Enfermant, enfermés de génération en génération
Et la question innocente, comme un flop, renvoyée !

 

Merci Mala  : C'était quoi cette question ? Celle qui t'a valu cette réponse ? 

Miche : J'étais en 6ième, et je découvrais qu'il y avait d'autres religions, d'autres croyances...
C'est mon père que j'ai été voir : "Pourquoi est-ce que notre croyance serait plus juste que la leur ? "
j'ai compris pourquoi je n'avais jamais entendu parler de ces autres croyances avant... ainsi j'ai tout remis en question, sans plus poser de question à mon père qui m'est apparu alors comme le gardien d'une chose qui n'était pas mienne.

 

 


 

mercredi 19 août 2026

Au-delà de tout processus (200)

 

De bocage en bocage
Un paysage
A perte de vue.

 


 

Toujours plus profond...

 

Dépasser la forme
Sans être dans son ignorance
Réinventer le dépassement
Trahi par le renoncement
Et l'interdit
Acte de l'imaginaire créateur
Pur esprit
Non séparé du corps
Intégration toujours plus profonde. 
 
 
 
 
Jiannan Huang 

 

Ce qui s'éloigne toujours plus ...

 

"Il m’est égal de lire que le sable est chaud
J’aimerai que mes pieds nus le sentent.
Petit temps de nostalgie."
 
Ces quelques mots en encart
Dans un coin de la carte qu’elle m’envoie
Au téléphone, j’ai entendu sa voix …
 
Ils se souviennent et leur vie n’est plus que regrets
De ce qui s’éloigne toujours plus
Est-ce pour ça qu’ils vivent si longtemps ?
 
Même du fond de sa tristesse
Elle cherche encore à me faire porter le chapeau
Moi, qui suis partie… si loin
Mais loin était déjà, dès le premier instant.
 
Mes petits vieux, comme j’aimerai que vous puissiez voir 
Tout est là, si beau…
Ces étendues sauvages où le sable n’est jamais froid.
 
Mais, ils ont peur !
La tête tournée vers tous ces hiers
Sacrifiés au mensonge
Qu’on sera encore là, toujours là !
 
Mais, ils ne veulent pas
Ou bien, ne peuvent pas…
Rien ne saura changer cela
Qui déjà n’est plus.
 
Le matin s’est levé
Tout neuf
Sous le regard d’un dernier croissant de lune
Saluant le triomphe de Vénus. 
 
 
 
 
 
Marc Chagall 

 

dimanche 16 août 2026

Au-delà de tout processus (199)

 

Le temps qui n'existe pas
Et pourtant indispensable
A comprendre.

Aborder la fin de vie
Lorsqu'il y a une fin de vie
Et non, l'accident qui met fin
Brusquement à tout âge.

 

 

 Rockwell Kent