J'irai marcher ...
Les ravines et les
aplombs, herbes sèches
Dégradés de fauves, de
mauves, jusqu'au ciel assombri
D'épais nuages gris.
J'irai marcher ...
Les ravines et les
aplombs, herbes sèches
Dégradés de fauves, de
mauves, jusqu'au ciel assombri
D'épais nuages gris.
Dans ce resserrement en toi
Il y a de la peur, c'est
certain
Mais aussi ce travail qui
se fait
Dans le corps.
Travail du vivant
Qui est naissance et
mort.
Enfin... la prendre
contre moi
En des mots qui chantent
L'étau se desserre
La pression cède.
Dans cette inspire,
respire
Laisse les mots venir
Je n'ai jamais cessé de
te parler
Tu n'écoutais plus.
Je l'ai rencontrée au
cours d'une nuit
Une de celles qui
plongent, plongent
Il n'y a plus rien que
cela plonge encore.
Je la voyais se débattre,
luttant contre la douleur
Elle essayait de
retrouver ce temps
Ce temps d'avant, où
elle glissait sur le dos de la vague.
Le temps d'avant cette
dégradation physique
Si bruyante, acceptée ou
pas
Qui faisait sa réalité
présente.
La nuit... ce silence
Écoute, c'est encore le silence.
Tu n'as plus de question
à te poser
Juste te poser là, dans
cette fin de chemin.
Vers la mort, on avance
encore
Dans la descente, dans la
montée
On avance.
Spirale...
Tu
es riche de toutes les créations
Si
tu ne t’attaches à aucune
Que
tu ne différencies pas, le mien du tien
Le
notre, du votre.
Une
fois que l'on a imaginé, provoqué
Une séparation, entre
ceci et cela
Bien obligé d'imaginer des ponts.
Si les séparations sont illusoires
Les
ponts, eux ne le sont pas.
L'acuité du petit matin
Quand corps et esprit
sont reposés.
La paix du soir
Il n'y a plus rien à
faire.
Toucher le ciel
Le dedans et le dehors
non confondus
Communiquant
spontanément.
Plus de sujet, plus
d'objet
Nouveau toujours nouveau
Toucher le ciel.
Ne
cherche pas à faire taire ce niveau
Des
bavardages, des jugements, des futilités
Un
pas de coté...
Le
silence
En
lui la paix
Là
où les choses s'accomplissent, le silence.
Le silence, une porte qui s' ouvre.
Un fleuve a bondi
Là où la ravine était
sèche
Plus d'avant, plus
d'après
Un torrent bouillonnant
Dévale la pente.
Sur l'écran, page noire,
silence
Un train ? Un train
qui sortirait d'un tunnel
Le paysage défile.
Le rythme, puis le son
S”amplifie...
Un cours d'eau, des
champs inondés
Passage sur un pont qui
franchit
Toutes ces eaux.
Puis la ville, zone
industrielle
Reflets dans la vitre...
Le train s'arrête.
Dédale de couloirs
Sortir de la gare
Émerger au cœur de la
cité.
Flottent des flocons de
pétales
C'est le printemps ...
Dans
ce corps comme dans un engin
Il
a quitté la terre
Les
routes et les chemins
Les
pentes douces et les précipices
Les
campagnes et les villes
Les
océans et dessus et dessous
Si
belle planète bleue.
Sans retour, plonger dans l'infini espace.
Le
temps qui n'existe pas
Et
pourtant indispensable
A
comprendre.
Aborder
la fin de vie
Lorsqu'il
y a une fin de vie
Et
non, l'accident qui met fin
Brusquement
à tout âge.
La
pluie, à l'aube, doucement
Goutte
à goutte, on peut les compter
Laisser
l’intervalle entre chaque s'exprimer
C'est
si doux....
Et
puis... cela cesse
« C'est
l’être qui m'a dit »
C'était
venu se dire
Sans
que l'on sache d'où cela venait
Sans
question, sans doute.
Les
évidences ne s'imposent pas
Elles
rayonnent
« Oh
doux chant de mon amour ».
Inspirée
Elle
marchait dans la nature
S”asseyant dans le bosquet
Loin
des activités humaines
Non
qu'elle pria, elle communiquait
Dans
la paix et la joie.