Chaque
jour se redécouvrir
Qu’en
vérité pas de maison
Pas
de grenier
Juste
un chemin
Que
nos pas tracent, et que le vent efface.
Ainsi
nous sommes de plus en plus nombreux
A
marcher à ce juste tempo.
Chaque
jour se redécouvrir
Qu’en
vérité pas de maison
Pas
de grenier
Juste
un chemin
Que
nos pas tracent, et que le vent efface.
Ainsi
nous sommes de plus en plus nombreux
A
marcher à ce juste tempo.
C'est
l'heure où la ravine se tait
Plus
rien ne bouge
La
magie du silence.
Au
loin, si loin, un train passe
Ce
n'est pas ici, ce n'est pas là-bas
Le
train passe.
Deux
mondes.
Et
là, dans la petite cour emmurée
Le
silence est là
Le
merle de Maurice surgit
Il
traverse.
La
pluie soudaine, surgit au détour d’un virage
Dans
le bleu du ciel, dans l’air tendu, chaud et sec
Des
bulles éclatent, mille parfums...
Impossible
de dire.
… ici
les flagrances des herbes, le mystère des roches, la terre, l’embrun
marin non loin, le bitume, la poussière, l’air se mariant à l'eau
…
Big-bang
qui jamais ne prend fin, d’instant en instant le point de contact
et l’entonnoir de l’existant à l’infini.
Elle
qui refusait les portes qui se ferment
Ne
pouvait voir les portes qui s'ouvrent
Longue,
longue agonie.
Dans
l’océan, tant de vagues différentes
Celles
qui font les tempêtes et fouillent
Les
fonds, remuant sables et galets
S’abattant
sur les côtes pour mieux les sculpter
Celles
qui s’élèvent au ciel, chevelure
D’écume
blanche, en un point de brisure
S’enrouler de
transparence cristalline
Celles
qui viennent finir doucement
En
un léger ressac qui juste mouille
A
la lisière incertaine
Et
puis, il y a la mer étale
Dense,
comme lac de plomb
D’où
plus rien ne s’échappe.
A
l’heure où les parfums exhalent
Suaves
les orangers, pamplemoussiers
La
terre et les herbes mêlées par le chien
Qui
fourrage
Vénus
parle fort à une toute petite
Voilà
qu’elles sont trois
En
un triangle équilatéral
A
la pointe de la montagne
Enveloppée
de brume légère
Tout
est si doux, si paisible
Même
les mots ne dérangent pas
Ils
se font caresses
Ils
murmurent amitié aux grand filaos
Parlent
de rencontre
Du
bonheur de se toucher
En
dessous la peau
Dans
cette nuit qui rassemble
Un
vol de chauves-souris.
Inspire
et expire se marient
Et
là, tendre chaleur
Irradie
Si
beau, si grand
Pourquoi
en garder le secret ?
Le
dire tout simplement.
Sur
l’île intense le ciel témoigne
Traversé
de part en part
Vacuité,
plus que la lumière !
Les
nuages qui passent ne peuvent voiler sa présence
Ils
resplendissent en un scintillement qui n’a pas de fin.
Toute
forme vibre à ce chant
Les
pierres, les végétaux
Les
discussions des oiseaux
Le
vent, les bruits des activités humaines...
Dans
le silence et le vacarme à la fois
Cela
gémit sous l’intense caresse
Et
au cœur de ce bruissement incessant
La
force, parfaitement immobile.
La
pluie chagrine
Les
gouttes si fines s’accrochent
A
la cambrure des feuilles
Les
gris s’illuminent un court instant
Là
où ne se peut aucune certitude
Travail
à vif
Tellement
vivant…
Pas
un brin d'herbe ne bouge
Pas
une feuille ne frémit.
L'immobilité
n'est pas l'absence de mouvement
Elle
Est.
En cet instant, perceptible, alors que l'orage gronde.
L'a
planté des bananiers dans la petite ravine
Regarde
ce bananier il a perdu toutes ses feuilles
Et
pourtant il porte un si beau régime de bananes...
Des
pensées, rien que des pensées soutiennent
L'état émotionnel.
Quand
tu vois, en toi, cette masse noire
Visqueuse
qui t'enveloppe et te pénètre
Entends-les,
toutes ces voix.
Laisse passer, comme les nuages dans le ciel...
Les
eaux des océans se parent de la couleur du ciel
Jusqu’à
en paraître sales
Et
pourtant leur nature n’a pas changé.
Que
le ciel vacuité soit présent, ouvert sur l’infinité
Et
les vagues se font cristallines
Et
pourtant rien n’a véritablement changé.
Mais
dans ce ciel, de la première nuit
Gris
acier, si intense de froideur métallique
Cela
s’ouvre en deux pour que le monde soit.