mercredi 18 avril 2018

La déferlante

Je le sais pour le bruit que cela fait, un vacarme assourdissant
Un « NON » hurlé, devant ce qui s’impose.

La vague déferle, elle atteint la rive, envahit la plage, la route, emportant tout, les maisons, et les personnes, les vieux et les enfants, projetant les corps, tous les corps, haut, loin, comme des pantins désarticulés.
Et je crie : « NON ! »

Je m’étouffe dans ce cri, inutile refus, je voudrais être dans la vague, ne pas voir, ne pas entendre, être roulée par elle, et mourir.
Je m’étouffe dans ce cri, et mon esprit se trouble, je dis une chose et son contraire, j’entre en confusion, comme on entre en refuge, et j’arpente la grève…
Et je dis que c’est la faute des hommes, ils auraient pu, ils auraient du…
Et j’en veux à celui qui dit, qui dit le fait…

Voir, sans justifier, ni juger…



Lawren  Harris

2 commentaires:

  1. Oui, il y a quelque chose qui fait refus et qui oblige à faire arrêt ! pour certains un retour en arrière...

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