mercredi 12 novembre 2014

La baguette du magicien

Rien ne prend existence en dehors de soi
Juste que nous nous faisons une idée de ce "soi"
Moi, séparé, en toute puissance et c'est aussi impuissance
C’est bien cette représentation qui agit
Elle nous fait sujet et objet
Soit, il en est ainsi !
 
Au moment de la voir agir cette représentation
Il se passe quelque chose…
Le magicien trempe sa baguette dans l'eau
Ni elle se trouble, ni elle se clarifie.

Combien de preuves faudra-t-il 
Alors que rien ne peut être vérifié  ?
 
D'une rive à l'autre
Le flux jamais ne cesse.

Dans ce silence de toi
Une écoute si particulière. 
 

7 commentaires:

  1. Oui, comme "croire à l'amour n'est pas aimer" : http://issuedesoi.blogspot.com/2014/11/6097.html


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  2. Cher Miche,
    La profondeur du Silence qui soutient l’absence jusqu’à l’aimer, jusqu’à entendre sa qualité … qui s’interroge, qui croit malgré la tristesse, le désespoir parfois, qui aime jusqu’à sentir ce qui se passe, le cœur de l’autre … On fait des découvertes ici. Et c’est si beau de devenir enfin transparent à l’autre. Transparence du regard … L’autre est moi … l’autre aime comme moi, l’autre est triste de ne pas aimer, comme je le suis … on voit, on se voit … partout. Aimer est la seule vie, la seule vertu, la seule lumière … Aimer est si subtil … et tout change car en nous la révolution accomplit un parcours qui est en soi Accomplissement, floraison.
    Aimer … c’est sentir l’être, le voir, respirer l’unité … respirer Ensemble, aimer ce souffle, être l’autre et Un en Lui et ne vouloir sinon que tout soit seulement ce « se dissoudre », ce mourir pour vivre la seule vie … C’est alors que vivre et mourir sont le même, sans contradiction aucune. C’est ici l’accomplissement, n’est-ce pas ? Et c’est tellement merveilleux …
    Je suis en retard avec la traduction mais pas vraiment. Parfois j’imagine que tu sois ici, chez moi … dans ma maison-arbre, et alors je te raconte cette histoire, même si consciente en vérité de la relativité de chaque parcours … La seule chose qui vaut est d’Y être ! Chaque voie, chaque chemin ne sont que conditionnements divers d’où on part pour prend le vol … Se retrouver en vol est si beau !!! Douces pensées vers toi … très cher Miche

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    1. Chère Merciel
      Oui, la transparence qui se manifeste au bout de l'idée de l'absence, est la chose la plus belle qui soit. C'est un sourire tout grand dans un ciel vacuité, et alors tout crie : je t'aime.
      Il est beau ton arbre-maison...
      L'ami est comme le vent, il n'y a d'endroit où il n'est pas.
      Douces pensées partagées

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    2. Chère Merciel, j'aime vos mots qui résonnent joliment en "moi", ou disons en "nous". :-)

      Je vous aime. :-)

      PS : votre "cher Miche" me met un doute, je pensais que Miche était une femme, me le confirmez-vous chère Miche ? :-)

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    3. o))), masculin et féminin habitent en chacun de nous... je suis une vieille ourse et un vieil indien...

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    4. Et je vous aime évidemment quel que soit votre sexe. :-)

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