Tu
tissais... les fils de l'amitié...
C'est
amour...
Bien
sûr que c'est amour !
C'est
amour encore sortant de la maison, respirant l'air frais du matin, la
lumière juste posée sur la montagne.
Tu
sentais bon la terre, l'humus, le sous-bois, souche tu étais. La
souche accueille sans choix, se laisse habiter, transformer par tous
les habitants de la forêt. Tu te souviens que de là tu viens et que
là tu retourneras.
Et
puis le vent se lève, il vient de si loin, les portes du désert,
sables blancs, murs blancs, ton enfant dans cet éblouissement.
Enfant différent, solitaire, vaillant, protecteur. Tu parles, toi le
muet, tu parles à tout et à tous.
Et
puis le vent se tait, sur d'autres flux tu voyages, espace-temps
modifié, tu rencontres tes maîtres, ceux qui transmettent à
travers tous les temps. Guerrier, et tu transmets :
« La
technique sans conscience de l'espace et du temps n'est que
gesticulation. Mais qu'est-ce que le rythme sinon un calage savant
sur le mouvement intérieur. Et ce mouvement doit être perçu. C'est
donc encore un pouvoir des sens.
Le regard doit être là, non perçant et fixe, car il serait suspendu aux tensions internes.
Le regard est là, c'est une vision qui ne s'arrête sur rien, c'est un regard vide.
Vide de tout trouble, vide de tout questionnement, vide de toute attente, vide de toute fuite.
Le regard doit être là, non perçant et fixe, car il serait suspendu aux tensions internes.
Le regard est là, c'est une vision qui ne s'arrête sur rien, c'est un regard vide.
Vide de tout trouble, vide de tout questionnement, vide de toute attente, vide de toute fuite.
Alors
ce ne sont plus des formes, des masses, des objets qui se tiennent là
devant. Mais des mouvements d'air, de l'air fouetté par les
intentions cachées.
Comme celui que le son frappe, envoyant des rouleaux de souffle sur nos tympans, et le tintement apparaît.
Comme celui que le son frappe, envoyant des rouleaux de souffle sur nos tympans, et le tintement apparaît.
Un
être vivant s’appuie sur l'air, cela semble évident quand il se
déplace, mais pour le regard du guerrier chacune de ses pensées
s'appuient sur l'air également. C'est ce mouvement de l'air qui fixe
le rythme, c'est ce mouvement qu'il faut pouvoir percevoir afin que
le sabre ne soit pas agit par la main et les muscles mais par le
souffle du rythme. »
Ton récit est incroyablement prenant, même si je ne le lis que lorsque je le peux.
RépondreSupprimerMerci pour le partage Miche.
Passe un bon dimanche.