vendredi 30 septembre 2016

Mourir n'est pas la défaite de la vie.

La première fois où cela a été, enfin, possible
Aimer sans être aimé, aimer celui qui abandonne
Celui qui s'éloigne, qui ferme sa porte
Qui vous ignore, qui ignore votre plainte
Et la plainte lamentable, indécente, se tord sur elle-même
Aimer le cœur grand ouvert sans justifier, sans juger
Sans chercher à comprendre ce qui se passe là où tu n'es pas la bienvenue.

Pour que cela soit, il a bien fallu que l'attachement fut grand, si grand
Parce que si non, il ne se passe rien
Tu parles avec quelqu'un puis on ne se parle plus, c'est anodin
A peine si tu le remarques, tu ne t'en souviens même plus
Non, celui-là a animé en toi quelque chose de si profond
De l'ordre de la survie, respirer avec lui, avec la menace
Que si cela cesse tu vas étouffer, et qu'avant tu respirais si mal
Et puis il s'est retiré.

Ça c'est quelque chose !
Tu meurs ou tu vis pour de bon, c'est cela le sans choix
Alors tu aimes réellement dans ce mouvement d'ouverture
Où toutes les informations du vivant te changent résolument.

Mourir n'est pas la défaite de la vie.

2 commentaires:

  1. Mais cela n'est pas "aimer sans être aimé", celui qui s'éloigne aime plus sûrement que...

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  2. Lollll, oui, sauf que... dans le cours du processus, on ne saurait mettre la charrue avant les bœufs !

    ... seul l'éveillé fait cela s'éloigner sachant que cela est amour, c'est assez rare, n'est-ce-pas ? :) Ce n'est pas un prétexte, cela multiplie en conscience... Effet assuré !

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