jeudi 23 mars 2017

Dans les mots...

Un exemple, les enfants à l'école viennent de s'installer, les 9 autour de la grande table, tous du même âge, 7 ans, ils piaillent, je parle, ils ne m'entendent pas, j'ai mal à la tête, etc.
Ça bout à l'intérieur, je contrôle l'énergie le plus longtemps possible, essayant de négocier avec les marmailles des conditions pour se mettre au travail, sans succès. Je finis par élever la voix, menacer, punir.
A aucun moment, je n'ai admis que les enfants sont dans ce mouvement de turbulence, admis que cela me met en difficulté. J'ai sauté à pied joint, dans le déni, tendant vers ce qui devrait être, fuir cette situation inconfortable qui remet en cause.
Alors que dans l'acceptation de ce qui est, mouvement interne lié je pense à l'amour, quelque chose d'autre devient possible et c'est la fin de la violence sans qu'aucune volonté ne vienne s'en charger.
A tout moment cela se peut, il n'est jamais trop tard.

Il y a dans tes mots présents une forme de prolongement à ma réponse sur la souffrance.
Il n'y a que l'amour qui puisse effacer, le réel lâcher prise est un geste de cet « amour-là ».
L'amour pour la vie et pour l'instant, l'amour pour ce qui est à vivre déracine le germe de la violence, la souffrance en est un beau aussi.
L'acceptation est effacement.
L'effacement est légèreté et spontanéité, liberté.


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