vendredi 25 mai 2018

Révolution en esprit

Sur le chemin, le chemin rouge qui longe la montagne et découvre la côte lointaine, l’océan, le ciel… sur le chemin, trois cadavres, jeunes tangues que le chien a chassé.
Il ne les mangera pas, et n’en aurait tué qu’un seul s’il avait eu besoin de se nourrir.
Pareil pour le chat qui joue longuement, sans pitié, avec la musaraigne, le margouillat, et délaisse la pauvre victime pour le bol de croquettes.

Domestiqués puis abandonnés, j’ai voulu ces chiens, ces chats, les sauver qu’ils échappent à la corde, à la cage, au coup de fusil, à la cruauté de l’incohérence humaine. Ils sont ma famille maintenant, pleine est ma responsabilité vis à vis d'eux.
« Responsable et non coupable », cette attitude intérieure prend ici tout son sens…
Nous n’irons plus en la montagne avant que l’hiver n’ait fait hiberner ces animaux sauvages.

La domestication, la notre et celle de notre milieu, nous coupe toujours plus du mouvement naturel de la vie sur cette terre. C'est asservissement !
Chiens et chats que j’ai accueilli finiront leur existence entre sens et non-sens, comme mon corps le fait.

Juste laisser ce mouvement prendre fin en soi… et s'ouvrir au-delà... 




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