Mouillée,
la nuit en camping sauvage, à la lisière de la Traconne, et je dois
ranger le matériel sous la pluie qui ne cesse. J’ai gambergé mon coup
avant de sortir du nid douillet, et les choses se sont bien passées.
A
Urçay, j’ai pris, avec entrain, un petit déjeuner copieux. Peu à peu,
le ciel s’éclaircit, et pour la première fois, je trouve un rythme de
marche.
Une vraie journée de solitude, sans peur, sans reproche, sans attente.
Vers 16h30, c’est son heure, la fatigue rapplique.
La
fatigue ? Elle est bien réelle, et réclame l’arrêt, la bouf, le dodo,
mais, elle tient serré dans ses mailles … un appel de détresse qui se
tait. Il y a là, au plus profond, une bête aux abois, un enfant perdu au
milieu de la cohue. Pouvoir l’entendre sans succomber à la plainte.
Près
de la Goutte des Saints, un drôle de village où un mauvais
pressentiment lui a fait hâter le pas, elle a trouvé un trèfle à quatre
feuilles. Elle l’enverra au fils qui garde le chat et la maison.
A la sortie de St Christophe le Chaudry, un coin charmant pour camper au bord de l’eau, sous un grand tilleul.
Déjà, il recommence à pleuvoir. Que la nuit soit bonne pour tous. Une nuit de paix et de douceur…

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