Traversée de Nevers, visite de la cathédrale, arrêt sur les bords de la Loire, je quitte la ville par ce pont admiré sur les cartes postales. Dommage, des travaux rendent le passage désagréable. Plus désagréable encore, est la route qu’il faut prendre pour franchir les faubourgs, longue, droite, sans aucun attrait, harassante sous la chaleur.
Le soleil tape dure sur le bitume et sur ma tête. Exténuée, je cherche dès 16h30, un endroit pour planter la tente.
Elle m’a envoyée balader la dame toute sèche du dedans et du dehors, toute nouée comme le nom de sa ferme.
Nécessité
oblige, je réitère ma demande à la ferme suivante, Grigny le Château.
Accueil joyeux, du fils qui est seul à la maison, puis la mère, le père.
La famille me prête un coin d’herbe et dans l’étable je peux profiter
du robinet d’eau.
La pluie, violente sur la toile, l’a réveillée au milieu de la nuit. Si vulnérable… oui, comme ce nourrisson qui pleura nuits et jours durant les huit premiers mois. Elle est ce ciel qui se déverse, elle ne lutte pas, le sommeil la reprend doucement, comme on prend un petit contre soi, un sommeil profond, sans rêve.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Merci de vos commentaires