Au
réveil, elle a voulu reprendre les rênes, car après tout, qu’est-ce
cela ? Un trop plein de fatigue, une forme dépressionnaire ? Où cela
va-t-il la mener si elle n’y met pas bon ordre ?
Au
milieu de la côte, plus moyen d’avancer, plus de souffle, les jambes
molles, et la douleur lancinante des chevilles. Alors, s’extraire à
chaque pas…
Et
puis le vent s’est levé, il ne pousse pas dans la bonne direction, et
accomplit encore le grand œuvre vidant la tête. La rencontre se
prolonge, s’approfondit dans ce corps à corps avec la puissance de
l’air. Elle marche, elle marche vite, sans s’arrêter, sans plus penser.
Arrivée Hagetmau. Plus de vent, elle retrouve ses esprits.
Me
voici aux abords de l’agglomération, et je me lance à la recherche
d’une crypte dont j’ai entendu parler. Je fais un grand nombre d’allées
et retours dans la ville et même un petit tour sur une route à grande
circulation. Quand je la trouve enfin : elle est fermée.
Je
n’y crois pas, la nuit au camping coûte 95 Frs ! Après la course folle
dans la ville, plus de force pour chercher une autre solution, j’en
reste là. Pour ce prix le vacancier a droit à des sanitaires personnels.
L’effet est des plus surprenants, des petits pavillons partagés en
quatre, prolongés de l’emplacement privé, bien enclos d’une haute haie !
On se croirait parqué, comme le bétail, comme des cochons, chacun dans
sa soue.
Comment
des gens peuvent séjourner ici ? Bah, je le sais, ils se sentent en
sécurité, à l’abri des regards, où je ne sais quoi d’autre de tellement
idiot !
Je décide de ne pas monter la tente et de dormir sur la petite terrasse devant la porte de la douche.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Merci de vos commentaires