La
nuit a été étoilée de nombreux réveils, trop chaud, trop froid sans la
protection de la toile. Et puis… le vertige devant cette immensité du
ciel révélée par l’obscurité. L’observateur était là, qui guettait.
Il
est midi, elle passe près d’un manoir. Les volets sont fermés, le parc
est si beau, elle aimerait se poser sur cette herbe à l’ombre du grand
cèdre, mais avec ces murs… alors, elle pique-nique devant la grille du
portail, afin de profiter de la vue. Puis, elle s’aventure dans un petit
chemin qui longe la propriété, et s’aperçoit que le mur s’arrête au
coin. Rien pour empêcher le passage !
Elle n’aime pas ce qui vient se dire, se peut-il qu’elle passe à côté, que cela l’abandonne ?
Il
faudrait pousser la question plus loin, regarder si c’est du dehors que
cela vient, lâcher prise et laisser s’accomplir cette danse intérieure.
Mais, vite, elle reprend sa route.
Quelques
raidillons, au loin se profilent les Pyrénées. J’ai réussi à atteindre
Orthez, mais quelle douleur ! Brusquement est venu se dire, que ce mal
pourrait bien être de la tendinite. Je m’arrête dans une pharmacie.
J’ai demandé la direction pour le camping à une petite mamy. Elle m’accompagne : « Jusqu’où tu peux plus te tromper… ».
Dans
le bureau d’accueil, un vieux monsieur joue de l’accordéon, une dame
derrière le comptoir me sourit. Deux hommes écoutent avec attention la
musique, l’un d’eux se lève. C’est à peine s’il me regarde, son corps se
déplace sans bruit, il s’approche, me retire le sac et me tend une
chaise.
Un si grand silence et… la musique.

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