vendredi 18 juillet 2025

Chemin de Compostelle - Le 23 Mai 1999

 

Un rayon de soleil pénètre la fente du volet. L’œil entrouvert se referme. Le corps parfaitement détendu s’absente, flottement entre les deux draps, blancs si blancs.
La chaleur se fait moiteur et me tire du lit. A peine ai-je posé le pied au sol que la faim me tiraille l’estomac. Il est temps de refaire surface.
Découverte de Périgueux l’antique, quelques achats pour un éventuel pique-nique, ce soir ou demain, nous verrons bien.
Maintenant, j’attends.
 
Je les attends installée devant la fenêtre qui plonge sur la place de la gare  où nous devons nous retrouver. Le centre ville est fermé pour la brocante et le marché aux fleurs. Peut être auront-ils des difficultés à venir, jusqu’ici ? Cela pourrait mettre papy de mauvaise humeur que tout ce qui lui échappe, fait énervement…
 
Glissement, c’était aussi un dimanche. Et ils sont arrivés dans la 4CV verte. Cette joie de les retrouver ! C’est que la petite n’avait rien dit, mais qu’est-ce qu’elle se sentait mal dans cette colonie. Étrangère, si seule dans cette collectivité. Et puis la lumière le soir que la monitrice laissait allumée parce qu’il y en avait un qui avait peur de l’obscurité, des heures pour s’endormir ! De la terrasse, je les vois, papa est descendu le premier, s’est accroché à la galerie et maintenant il secoue la petite voiture, ça c’est quand il est de bonne humeur. L’émotion ça vous étreint la gorge quand on ne peut pas dire, alors j’ai pleuré, et vite j’ai caché mes larmes.
 
Ils sont arrivés juste à l’heure dite, au moment précis où je descendais les attendre devant la gare.
Nous avons été en ballade dans Périgueux renaissance.
 
Dîner, au restaurant de l’hôtel, avec un bon vin et un grand café. On peut goûter en cet endroit des arômes du monde entier.
Nous avons partagé la même chambre. Nous avons ri comme des enfants, vraiment, et nous avons fini par nous endormir.


 

 
 
 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Merci de vos commentaires