Journée
très chaude. Passé St Innocence, je commence à traîner la patte.
J’approche d’une propriété qui a fière allure, de l’ancien retapé avec
colombages et autres spécificités de la région.
«
Ça sent le fric ! » C’est sorti tout seul. C’est fou tout ce qui peut
s’exprimer en un instant, le contact, la sensation, le désir, et
la réaction à ce désir. Et de me dire que ces gens là, qui habitent là,
ne peuvent être que des bourgeois …
Sur
ce grand terrain paysagé, un homme tond la pelouse juché sur un
tracteur. Il me regarde approcher, arrête le moteur, et me souhaite le
bonsoir. Le discours intérieur stoppe net, avec le bruit de l’engin qui
cesse.
« Vous allez loin comme ça ? »
J’ai
passé la soirée, en cette belle demeure, accueillie par Marie-Odile et
Bertrand. L’accueil, ils connaissent, de leur logis ils ont fait un lieu
de vie pour jeunes mères célibataires. J’ai profité de la piscine avec
les enfants. Nous avons dîné tous ensemble. Un peu plus tard, j’ai
rejoint la terrasse où j’ai dormi pour une "belle étoile" abritée.
Le
soleil se couche en des couleurs éclatantes alors que Vénus resplendit
dans toute cette lumière, tout près d’un premier quartier de lune.
Elle
s’endort, riant de la farce qui vient de se jouer, contente de se voir
si parfaitement découverte, mise à nue dans son conditionnement qui fait
les préjugés. C’est une libération.
Voir, ne participe pas du
contact qui nécessairement induit la chaîne des causes à effets.
Étonnant ça…
Sourire aux anges.
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