Rotraud décide de nous quitter à Viana, comme ça brusquement à la fin du repas.
Comme des enfants orphelins, nous reprenons le chemin Markus et moi. Il est triste.
Dans l’après midi, Esther m’a rejointe à une pose, elle est là en ce gîte de Logronö.
Elle
a vécu 40 ans en France, elle était infirmière, depuis elle est
retournée en son pays, l’Espagne. C’est son premier jour de marche, elle
est épuisée. Elle m’a demandé de lui ramener une salade de la ville, la
voici qui la mange feuille à feuille sans aucun assaisonnement : « Vous
les français avec vos sauces ! »
Oui, chacun ses habitudes, ce n’est pas un problème.
Elle
se lamente un peu, elle ne sait pas si elle pourra aller jusqu’au bout,
c’est si dure, mais elle a fait la promesse, alors aujourd’hui elle
s’est mise en route pour voir.
Plus
tard, je reste dans la cour, tout en haut du clocher, nichent des
cigognes, elles font des allées et venues incessantes, saluées par les
caquètements de leurs congénères.
Tourne et tourne, osera, osera pas ?
Et toi que feras-tu ?
No abla espagnol...
Les pèlerins sont des gens qui parlent fort
Ils sont là, et tout à coup ils ont disparu
Dormir c’est ce qu’il y a de plus difficile
Marcher aussi
Il est nerveux le bougre, et moi je fais de la buée
Sur mes carreaux et je m’endors sur ma chaise
Va te coucher petite c’est ce qu’il y a de mieux à faire.

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