Ici
à Robe de Las Calzadas un sourire, une rencontre au-delà de la barrière
de la langue, tout est possible sœur de la Charité. Nous nous sommes
croisées sur le chemin, je n’ai rien compris de tes mots, mais j’ai reçu
ta douceur en plein cœur.
Il est 10 heures. Je pose un peu le verre devant cette église, que tout s’apaise en moi.
Hornillos del Camino
Le
soleil disparaît derrière la montagne, ne reste plus que son ombre,
halo de lumière en lisière de la ligne d’horizon. Plus loin, dans la
plaine il allume encore, les vagues champêtres. Peu à peu, tout va
s’éteindre et j’irai alors me coucher.
Et là, les deux jeunes
finlandais qui arrivent dans ce coin improbable, moi emmitouflée dans
mon duvet, en pleine écriture. Que j’aime ce rire franc devant leur air
ébahi. Comme la vie serait douce si nous étions toujours dans cette
simplicité.
Ne
reste plus qu’une étroite bande qui s’allume au couchant. Déjà d’autres
chants s’élèvent dans le clair obscur alors que la lune montante
s’habille de transparence. C’est maintenant que le ciel et les nuages
vont s’habiller de pourpre, je vais aller me coucher.

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