jeudi 4 septembre 2025

Chemin de Compostelle - Le 06 Juillet 1999

 

Aujourd’hui j’ai marché au bord d’une route où les travaux vont bon train, des routes, encore des routes. Mon impuissance est grande et ma peine profonde.

Ils ont creusé dans son ventre
Si profond et si brutalement
Que la terre pleure
Elle gémit et sanglote

Lorsqu’elle verra ce que nous avons fait
Lorsqu’elle comprendra que tout cela
N’était que pour toujours plus de profit
Sa colère sera grande et terrible

Elle soulèvera des vagues jusqu’au ciel
Crachera le feu, ouvrira des gouffres
Pour anéantir ces monstres
Que nous sommes devenus.

Il fallait passer par là, pour toucher cela, pour se souvenir que c’est ici que vivent les hommes. Et l’eau claire est devenue boueuse et le silence s’est empli du bruit des camions et des engins.

Le soleil va franchir la montagne et déjà il va faire froid.
Ceux rencontré hier "A demain", ont déjà disparu. Ce que le chemin te donne, il te le reprend aussitôt. Déjà tu étais dans l’attitude à saisir, tu as serré le poing, et plus un grain de sable au creux de ta main.


Nuit à Vega de Valcare avec Leïla, dans une pension privée.




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