Là, sous peu, je vais gravir le Mont Joie, et de là haut, avec tant d’autres et pourtant seule, je vais m’élancer vers toi.
Tutut !!!! Il n’y avait plus rien à gravir, le sommet est là à porter de mains et de voix.
Arrêt au monument, laid, en vérité. Et puis, comme toutes les entrées en ville, c’est désastreux.
Je
redescendais la colline que je rencontre mon ami Français, le visage
complètement épanoui, et moi, je suis molle, molle, molle. Je retarde le
moment avec une cervezas.
Que
dire de cette journée ? Je n’ai pas pris de note, des souvenirs,
quelque chose qui ne peut pas aboutir ou bien qui est déjà fini.
Souvenir d’avoir marcher dans la ville où les traces avaient disparu et où je me suis perdue.
Il y a quelques jours, je ne savais pas que je vivais un moment béni, j’en ai joui et c’est bien ainsi.
Souvenir
de ne plus pouvoir parler, et tourner en rond, certainement autour de
la cathédrale, sans rien ne demander à personne. Pourtant, ils sont
nombreux en la ville.
Puis, être arrivée sur la place, celle de la porte, qui ne s’ouvre que pour les jubilés, là, il y a foule…
Alors sous un soleil ardent, le sac sur le dos, j’attends mon tour. Des personnes se disputent pour une histoire de place, la police doit intervenir.
Enfin, entrer dans la cathédrale, et passer devant les reliques dans l’agacement des rites de ceux qui précédent. Ils ont attendu, alors ils entendent en profiter, et l’hypocrisie, plutôt que la ferveur, et ma fatigue.
Chercher le lieu qui accueille, complet
malgré sa grandeur, dormir au sol, et là, ne pas supporter cet accueil
froid, de ne pouvoir s’allonger dans un lit.
Où est la Joie, où est l’immensité de ce bonheur ?
Nous avons tant marché pour arriver là
Tant de pas et de fatigue
Tant de beautés et d’amitié
Que cet instant fugace n’est que fragilité.
Et dans les larmes et dans le désarroi
La parole se fait entendre
C’est chaque jour, chaque soir
A chaque moment que tu dois déposer
La graine dans un cœur pur de toutes attentes.
Va pèlerin, poursuis ta quête
Va sur le chemin…
Demain? La pointe, aller jusqu’au cap...

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