J’ai
vraiment dormi seule dans l’albergue, tous les dortoirs sont vides. Au
milieu de la nuit quelqu’un est entré dans celui où l’on m’avait
remisée, cette personne cherchait quelque chose dans le noir, elle a
fini par partir. Je suis restée un moment aux aguets puis j’ai replongé
dans un sommeil profond, jusque tard ce matin. Un café, et me voici
partie pour le cap.
La force des choses m’a conduite dans la petite église romane, authentique.
Le soleil n’en finit pas de descendre, le temps s’éternise en ce mouvement si lent.
Entre ciel et mer, une ligne très perceptible, d’une intensité lumineuse blanche.
J’ai dormi sur ce grand nez qui s’avance dans l’océan sans vague, sans odeur.
Lune
et vénus couchées, le vent a commencé à faire son œuvre, se déchaînant
sur mon pauvre couchage, à la pointe du bout du bout.

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