Assise sur le pont
Au bord de la route
C'est le vent qui
tient la conversation.
Le taxi est en retard
Ste Clotilde attendra
Le vent s'en fout.
Rien ne saurait le distraire.
Assise sur le pont
Au bord de la route
C'est le vent qui
tient la conversation.
Le taxi est en retard
Ste Clotilde attendra
Le vent s'en fout.
Rien ne saurait le distraire.
Cette
ravine si profonde
On n'en
voit pas le fond.
Étroite,
c'est mon corps
Tout
entier qui la touche.
Plus de
différence
Rien ne
sépare plus.
Ce gros
nuage noir était si bas
Touchant
là-bas les sommets
Remplissant
les ravines de l'autre coté.
Ici, il
flotte en dessous d'un ciel bleu
Il l'est
toujours au-dessus des nuages, n'est-ce-pas ?
Il passe
aussi sous d'autres nuages attachés plus haut au ciel.
Il est si
bas qu'il semble possible de le toucher
Et là,
je le touche pas seulement avec les yeux
Avec
chaque cellule de mon corps.
Au
retour, le gris du ciel
Le ciel
tout gris, haut, haut
On ne se
touche plus, je m'endors un peu.
Tressaillement,
voici que le ciel est tout bleu
Large
ouvert approchant de St Louis.
Bleu
layette sous sa couverture
De
ouate perlé
Sourit
à l'océan.
Dans
cette échancrure
Le
monde s'enchante.