L'amour,
on en parle tant, et comment ne pas sentir au-delà du mot, toutes
ces attentes, ces peurs déguisées en espoir, et encore le désir de
retenir, de posséder, de s'assurer longue vie et prospérité.
L'intelligence,
on parle si mal, l'assujettissant à cette chose que l'on nomme
l'amour, cela n'est plus qu'outil pour le marchandage : tu me
donnes ceci, je te donne cela. Et les disputes ne tardent pas,
celui-là prétend ne pas avoir reçu son quota.
Hé
bien, de ces deux mots, je préfère retenir "intelligence", il est
bien moins perverti. Le son à son énonciation vocale s'élève, là
où "amour" produit un bruit de succion.
Intelligence,
la tige se redresse
Lumière
des inter-connexions
Des
prairies, des déserts, des océans
Infinité
de calculs sur un mode
Qui
échappe à cette forme larvée
Qui
plutôt que de naître
Préfère
durer.