Affichage des articles dont le libellé est du chemin de vie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est du chemin de vie. Afficher tous les articles

jeudi 27 février 2025

Ouvrir le chemin de la relation


Nous parlions du père noël, je me souviens... 
Je ne comprenais pas comment celui-ci pouvait descendre par la cheminée, d'autant que dans notre maison la cheminée se prolongeait dans le tuyau d’évacuation de la cuisinière !
La raison de cette enfant était mise à mal devant un tel dilemme, la parole des adultes et ce qu'elle voyait. 
La parole ? En elle, il n'était pas possible que la parole mente, si la parole mentait tout s'écroulait. 
Pourtant, il lui fallut se rendre à l'évidence, la parole mentait, les adultes mentaient, ce monde était un monde de mensonges.  Lorsqu'elle admit qu'il en était ainsi, elle ne dit rien. Pourquoi ? Elle ne voulait pas leur faire de la peine. Sentiment complexe, culpabilité, de vouloir protéger ceux qui vous nourrissent de mensonges ! 
 
Longtemps, elle garda dans le secret ce qu'elle voyait, se confrontant directement aux choses sans en passer par la parole d'autrui. Les rares occasions où elle se laissa aller à dire, ou à poser la question, les réponses, les réactions, maintenaient sa direction (garder son secret en soi).
Elle vivait dans un tunnel qu'elle creusait elle-même, avec au bout, tout au bout, la lumière. Tantôt c'était l'obscurité la plus profonde qui l'assaillait, tantôt elle était de cette lumière, rédemptrice toujours, en toutes circonstances mue par ce besoin irrépressible de Voir.
 
Et puis te rencontrer, percevoir ton parfum si particulier, et oser à nouveau  la question, et le temps d'apprendre à dire. Impossible de dire en dehors de la relation.
 
 
 
 Maxfield Parrish
 
 

lundi 27 janvier 2025

Des défis

 

Chacun, parfaitement responsable de son chemin de vie
De sa propre relation au monde et c'est chaque "chose".

Ce qui émane de soi, nous revient
Et si parfois des défis dévient la course
C'est pour la retrouver un peu plus loin.

Il y aura eu perte de confiance
Et l'on aura pensé, remise en cause
Il n'en est rien, ni récompense, ni punition.

Un chemin !

 


 

dimanche 1 décembre 2024

Ce chemin qui n'est pas

 

Chaque jour se redécouvrir
Qu’en vérité pas de maison
Pas de grenier
Juste un chemin
Que nos pas tracent, et que le vent efface
Ainsi nous sommes de plus en plus nombreux
A marcher à ce juste tempo.
 

 

 
Nicolas Anglade
 
 

samedi 30 mars 2024

... "dans ce qui nous fait et nous défait."

 
Si quelque chose est réel, au-delà de nos gesticulations,
Si quelque chose vaut la peine qu’on se donne…
Comme si on le faisait pour l’autre, pour le monde.

Je l’ai voulu c’est certain
A la pointe de la désespérance à écouter ce monde
Je l’ai voulu y mettant toutes mes forces
Me confrontant à mes confusions, mes faiblesses, mes peurs
Et cela est "donner le meilleur".

Je l’ai voulu pour ce que je sentais en toi qui m’habite aussi
Pour ce que je ne reconnaissais pas…
Pour recevoir et être reçue dans ce qui nous fait et nous défait.




vendredi 28 mai 2021

"Elle"

 

C’est au soleil qu’elle confia son épaule douloureuse, la douce chaleur au dessus du triangle pelvien persistait, cela rayonnait. Allongée dans la cour carrée de la maison, le bras tendu vers le ciel, elle le laissait descendre. 

Au début il restait là pointant l'azur, puis peu à peu il retrouvait le sens de l'apesanteur. Elle ne mesurait pas les progrès, les yeux fermés elle était ce bras, son axe bloqué, la douleur apaisée, quelle surprise lorsqu'elle sentit un jour le sol carrelé, le bras touchant l'oreille.




mercredi 26 mai 2021

L' hôte

 

Il a toujours été là
Dès la première inspire
Travaillant dans cette forme
Taillant ici
Soulevant des couvercles et des couvercles
C'est qu'il y en a des pots de chambre !

Elle ne s'est jamais défendue
Même s'il lui est arrivé de pleurer
Marchant quand il fallait marcher
S'arrêtant quand il fallait s'arrêter
Le reconnaître comme l'essentiel en elle
Ni autre, ni moi-même.

Ne s'identifier à rien
Toutes les identifications tombent.




Merci

mardi 18 mai 2021

Histoire de nombril

 

L'enfant se plaignait :

« J'ai mal au ventre »

La mère toute agacée :

« Où ça ! Au ventre ? »

L'enfant soulevait le vêtement

Et montrait son nombril.


Tempête de mots

L'enfant sans défense

Se taisait

Elle attendait le jour de savoir

Que vraiment c'est ce nombril

Qui posait un sacré problème.


Et là, la vieille au bain

Dans le nombril une trace

Que soigneusement elle retire.



vendredi 16 avril 2021

Et puis...

 

Et puis...

Le temps a passé


Et puis....

On est devenu vieux

Vieille, c'est pareil


Et puis …


lundi 23 novembre 2020

De la séparation

 

Entre toi et ton dieu

Entre toi et ton mental surpuissant

Il n'y a pas, il n'y a jamais eu de place pour moi

Et franchement !

C'est bien comme ça.


Bien sûr cela a fait souffrance

Le temps de l'enfance

Mais ! Voilà, c'était juste comme ça

Me suis faite seule et forte

Merci à toi.


Alex Howitt

mardi 16 juillet 2019

L'enfant et la vieille

On dit que l'enfance est insouciance
Que les enfants sont joyeux, légers
Toutes qualités que l'on prête à l'innocence
D'avant la chute du paradis.

Eh bien, en moi, ce n'est pas du tout comme ça
L'enfant que j'ai été, et qui est toujours là
En tellement de sérieux, position du témoin
Regarder, écouter, les signes de ce monde
Les relations, la toile des relations
Ni tristesse, ni gaieté, en sérieux véritable
Voir.

En moi, c'est la vieille qui s'amuse
Qui fait des farces
Qui rie, qui chante
Non qu'elle se nourrisse d'insouciance
Mais elle a touché une rive au-delà du témoin
Si belle, où rien ne manque
Tout à sa juste place
L'ami, la tendresse, l'intensité
Tous les passés et tous les à venir
Tellement vivant !