Quand
même ! Que
les "blancs" aient pu se prétendre supérieurement supérieurs Aux "noirs", aux" jaunes", aux "rouges", si l'on parle couleurs Quelle
triste affaire !
Les
séquelles sont là, encore Avec
celles infligées par les religions Toutes
les religions D'arrogance
en arrogance.
Et
puis s'ils viennent ici, avec notre permission s'il vous plaît,
qu'ils se conforment, qu'ils s'assimilent, qu'ils ne fassent pas de
vague, qu'ils ferment leur gueule, qu'ils n'oublient pas de dire
merci, et surtout, surtout, qu'ils ne fassent pas de réclamation !
Et puis quoi ! Ils viennent chez nous pour poser des bombes,
faire le bordel, prendre nos femmes, les violer ! Tu verras on
sera obligé de porter le voile, et les retraités de payer pour tous
ces immigrés ! »
Mais
comment peut-on dire pareilles inepties, ça pense ça ? Nous
sommes allés, nous les européens, dans tous ces pays, piller,
voler, tuer, et les richesses de la terre, et les cultures
ancestrales, imposant la religion d'état, faisant colonies et
esclavages ! Et encore le tourisme, les safaris, les trafics !
Tout ça dans la plus totale impunité ! Justifié par notre si grand
sentiment de supériorité !
Grand
dieu ! Et dire que la mondialisation se fait au service du
capital !
Alors
trop tard ?
Certainement
pas ! Tout est là, à sa juste place, quoi qu'on en dise. Tout
est à sa juste place, que je ne sais pas expliquer, mais là
chevillé.
Parce
que, quoi ! Vous avez peur de quoi ? Qu'ils vous le
piquent votre si beau modèle Métro, boulot, dodo ? Pour
finir par courir après le boulot Et se sustenter des allocs et
des minimas Et pleurer et pleurer misère ?
Pauvre
d'eux De n'avoir pas compris la galère S'être laissé
prendre au mirage de cet opulent occident Pieds et poings liés
par ce système qui régit Maintenant toute la planète Et de
prétendre que c'est la quête identitaire La fermeture qui fera
barrage à ce monstre Qui dévore de l'intérieur !
Oh
toi ma sœur Fatou, pétillante, intelligente Tous mes frères et
mes sœurs que nos guerres jettent sur les routes Avec vos enfants
aussi Pardon, puisque je suis d'ici De ce pays de nantis quoi
qu'on en dise Où le peuple invité à se rendre aux urnes Se
prêtant à cette comédie de la démocratie représentative Au
moment de choisir celui ou celle qui les représenteront En ces
décisions politiques, en ces décisions géo-politiques Car il
peut celui-ci décider de la guerre, de toute les guerres Au nom
de...
Pardon, puisque je suis d'ici Ils ont voté massivement
pour le discours de la haine Manifestant ainsi de leur propre
détestation justifiée par leur peur Renonçant à leur propre
souveraineté décidant D’élire cette autre femme qui fait
honte à toutes les femmes Oh Fatou si pétillante et
intelligente.
On
ne peut pas banaliser le
racisme dont le FN est le porte parole, cela finit toujours par
justifier ces actes parfaitement inadmissibles, ignobles au
plus au point (voir vidéo ci-dessous ).
Ceci est vrai
pour les plus tièdes, ceux qui ont encore besoin d'une « bonne
raison » pour voter pour de telles idées, ceux qui ont voté
Marine Le Pen en se disant je vote contre Macron, ceci est vrai pour ces hypocrites comme pour les purs et durs qui ont la haine chevillée au corps, à tel point que l'on peut se
demander si cela n'est pas leur véritable nature.
Elle
a fait le plein des voix du discours de la haine (pour ces élections)
la vilaine, la pas-belle, il y a donc en france presque 11 millions
de personnes qui sont dans cet état de grande souffrance
pathologique.
Le devoir de mémoire sera nécessaire tant que l'espèce
humaine n'aura pas fondamentalement changée. Si cette révolution totale ne peut se réaliser, autant le savoir, nous sommes
condamnés à nous en souvenir à tout jamais, ce qui revient à
disparaître un jour ou l'autre.