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jeudi 25 décembre 2025

De la direction

 

Dans le ciel
Lumière noire
Non, ce n'était pas les ténèbres
Mais bien la lumière noire qui se manifestait

Et derrière nous, surgissant de nulle part
Un vaisseau interstellaire, un triangle
Il nous avait vus, pointait dans notre direction.
 
 

Merci Mala
Il arrive un temps où plus rien n'est tout à fait normal

Miche
C'est que ce qui est "normal" ou prétend appartenir à la normalité, n'est que le résultat de rapprochements consensuels.
Quand on se libère peu ou prou de cette pseudo normalité... cette question n'existe plus.


 



mardi 15 juillet 2025

Chemin de Compostelle - Le 20 Mai 1999

 

Le réveil est difficile, je traîne. Marie est venue me proposer de partir avec sa fille qui se rend à Périgueux pour un stage : « Merci, Marie, j’irai à pieds. »

La pluie a cessé mais impossible de s’arrêter, tout est trempé, et il fait froid. Ne pouvant faire de pose, je me fatigue vite. Avancer sur la national n’arrange pas les choses, je ne vois que bitume et véhicules. Où fallait-il aller pour trouver ces chemins de terre et de pierres serpentant à travers monts et vallées ?

Il est 15 heures, aux portes de Thiers. Poursuivre ? Ce serait s’engager pour du camping sauvage et là, je ne le sens pas.
Arrêt au café de la gare, je me renseigne, le camping n’ouvre pas avant Juin. C’est aussi bien ! Une nuit à l’hôtel ? Ça ne serait pas raisonnable. C’est alors qu’une petite lumière clignote, la liste remise par le docteur de Bénévent !
J’ai téléphoné, c’est ok, ce soir vers 19h30 l’association "Partage" m'accueillera. Trop fatiguée pour partir en visite à travers la ville, je retourne au café l’esprit tranquille.
La grande salle est déserte, chacun vaque à ses occupations. Une femme âgée tricote, un homme, qui pourrait bien être son fils, finit la vaisselle, le chien dort près de la porte. Je sors cahier et stylo.
 
Nez au vent, quelques pensées en ordre dispersé viennent atterrir sur la feuille, elles sont sans importance. Ce qui se passe avec l’écriture, ce glissement qui entraîne ailleurs, en d’autres lieux en similitude. Les cafés elle a toujours aimé, s’asseoir dans un coin en ces atmosphères du bout du monde, de nulle part. Vides ou pleins, ces endroits s’ouvrent toujours sur cet espace vacant en soi.
L’adolescente allait ainsi de port en port dans la ville de Chartres, retardant le retour à la maison. Elle prenait le dernier train, trichant avec son emploi du temps, séchant parfois les cours, se perdre dans la ville…
Quand la brume automnale effaçait le contour des rues elle marchait des heures, atteignait les vieux quartiers derrière la cathédrale, retrouvant d’autres pas, en d’autres cités.
Elle attendait ce moment où son corps glissait entre les mailles du filet, alors la marche devenait une danse, suspendue dans cet espace infini qui s’ouvre là.

 


 

mardi 8 juillet 2025

La vallée des larmes

 

En filigrane de nos histoires
Nos émotions telles des gouttes d'eau
Glissent sans bruit.
 
 

 



Chemin de Compostelle - Le 13 Mai 1999

 

Le soleil du grand Est a attendu que je sois prête. Le voici qui allume les verts de ce doux vallon.
Quelque chose commande ici l’arrêt : une apesanteur, une forme d’inertie bouillonnante. Avec l’accord du docteur, je prends une journée de repos en ce lieu.
Le gîte est derrière l’église que j’ai visitée avec doc, lui aussi est découvreur de son clocher. Ici pas de recherches généalogiques, on s’intéresse au langage des symboles.
Trois marches à franchir pour accéder au chœur, trois confirmations, trois états… trois plans ?
 
Ces explications ne font qu’épaissir le brouillard en son esprit.
Elle aimerait pouvoir en faire un chemin d’ici à là-bas, mais elle ne peut pas. Elle s’est toujours méfiée de ce qui prétend décoder le mystère, ce qui sépare des initiés et des non-initiés, elle juge l’arrogance de ces maîtres qui dictent des façons de faire, de penser, de se représenter le monde, la relation au vivant.
Elle aimerait pouvoir rejeter ces concepts, en finir avec cette mastication mentale qui tourne en rond, mais ça aussi ce n’est pas possible. Tout d’abord, elle n’a pas les idées assez claires, et puis, elle sent que quelque chose cherche à se dire à travers ce brouillard, quelque chose qui parle de ce frémissement en elle, en résonance. Et puis, la voici qui marche sur son fil, confrontée aux interdits et à son désir de maîtrise
 
En ce gîte, où hier s’étaient arrêtés quelques pèlerins, elle est seule, elle s’endort, dans une solitude qui ne reconnaît pas sa propre image.

 



 

mercredi 25 juin 2025

Chemin de Compostelle - Le Le 01 Mai 1999

 

L’enfer s’est ouvert sous ses pieds, les échauffements, et maintenant des ampoules. Le cœur lourd comme une pierre, kilomètre après kilomètre, elle avance un chemin sans mur, sans ombre.

STOP !

Décision, action, elle a arrêté la première voiture qui s’est présentée. Un couple de jeunes, le sac dans le coffre, elle leur demande de l’accompagner au camping le plus proche. Ils ne posent pas de question, connaissent un camping où ils la dépose.

Plus rien à manger ! Il reste un sachet de soupe.

 


 

mardi 24 juin 2025

Hiver Austral

 

Comme un bel automne de mon enfance
La forêt en sa robe mordorée
Cueillir les champignons...

Ici tout est vert, et pas de champignons
Des verts et des bleus...

Les jours les plus courts.
Allumé le chauffage
Le soir venu.

 



mercredi 20 novembre 2024

En une embrassée

 

L'esprit, comme en ma grand mère
La dernière nuit de sa vie, je l'ai vu
Dans ce semblant de l'inconscience de l'agonie
Son esprit était là, vif, ne manquant rien
De ce qui se passait dans la chambre...

L'esprit, invisible, va et vient
Prenant toutes les informations
Aussi celles qui échappent aux penseurs
Prenant toutes les informations
Ne laissant venir au détricotage de la raison
Que certaines d'entre elles...

Ainsi pour cette opération de l'hernie abdominale
Docteurs H, et M ont lancé des signaux annonçant
Que cela serait un mauvais moment à passer
Que cela n'était pas indispensable au regard du cancer
C'est vrai, si j'avais su, je ne l'aurai pas demandée
Mais voilà, ma raison est restée dans l'ignorance
Et ainsi la fleur au fusil, je suis partie.

Dans la salle d'opération, sous le masque
Profondes respirations, tout commence
L'équipe au grand complet
« Personne fragile » ils se sont passé le mot
Comme un passage de relais, au coeur de l'équipe.

Depuis que la petite chirurgienne a recousu
Mon nombril, et posé un voile de mariée
Sur la ligne blanche
Je fais des crottes comme
Je ne me souviens pas d'en avoir fait 
Grosses et moulées, un chef d’œuvre.

L'enfant, la mère ...
J'avais mal au ventre, je lui disais
« Où ? Où as-tu mal au ventre? »
Demandait la mère d'un ton inquisiteur
L'enfant montrait son nombril
La mère hurlait.

Je n'ai jamais compris pourquoi ma réponse
Occasionnait autant de fureur
A chaque fois c'était pareil, jusqu'au jour
Où je n'ai plus dit que j'avais mal au ventre.

La petite chirurgienne, aux doigts de fée
Au sourire si doux
Je ne sais plus à quel moment
Mais...
Nos mains se sont rencontrées
Jointes en une embrassée.




lundi 11 novembre 2024

Des pauvres et des laissés pour compte


Évidemment le partage par la division
Ne cesse d'amplifier les conflits, les ressentiments
Sentiment d'incomplétude insatiable
Dans cette course, des plus forts, des plus faibles
Et l'on dit, sélection naturelle
Et l'on dicte la loi du plus fort
Et les rois et les gouvernements
Élire des représentants voués à la quête du pouvoir
Et encore des morales, donner au pauvre
Parce qu'il faut des pauvres pour le don par la division
Les rendre toujours plus pauvres en corps et en esprit.
 
 
 
Timoleon Marie Lobrichon
 
 

mardi 10 septembre 2024

mardi 20 août 2024

Le Chagrin et la Pitié


Le Chagrin et la Pitié de Marcel Ophuls : Chronique d'une ville française sous l'Occupation, film documentaire épique de quatre heures et demie sur l'occupation allemande de la France pendant la seconde guerre mondiale, est sorti il y a trente ans à Paris. Ce film est maintenant considéré à juste titre comme un des documentaires les plus importants du cinéma et parmi les rares films qui révèlent la collaboration de la classe dominante française avec l'Allemagne nazie de 1940 à 1944.


 
Le film 

 

"Mises à part quelques perturbations mineures pendant les premières semaines de l'occupation allemande en juin 1940, la vie sociale de la grande bourgeoisie et des couches supérieures des classes moyennes parisiennes reprit son train habituel: défilés de mode, théâtre, opéra, courses hippiques. Comme l'explique une des personnes interviewées: « C'était un Paris de folle gaieté, Maxim's tournait à plein. Tout le monde a honte d'en parler aujourd'hui. »
Sur cette toile de fond, Ophuls représente la vague de répression menée par le gouvernement nazi et le régime de Vichy contre la grande masse du peuple. Les partis politiques furent interdits, les grèves rendues illégales, des milliers de travailleurs aux idées socialistes, de juifs, de gitans et de réfugiés de l'Espagne fasciste furent persécutés, emprisonnés et puis transportés dans les camps de concentration allemands. Il y eut un grand battage dans tout le pays pour promouvoir des théories pseudo-scientifiques raciales et la propagande antisémite, y compris le film français Le Péril Juif, qui représentait les juifs comme des sous-hommes."

Richard Phillips
https://www.wsws.org/francais/hiscul/2001/sept01/16aout01_m0phuls.shtml


jeudi 27 juin 2024

La chasse aux sorcières


Les harmoniques de l'âme sont tellement dérangeantes pour les esprits bien pensants qui ne veulent pas se pencher sur les enfers.
Comme il est difficile de reconnaître en ces visions horribles, un réel que nous prétendons rechercher par ailleurs, dans des formes polies et gracieuses afin d'endormir le sens de l'étrange.
C'est donc un refus d'étudier "l'anatomie du terrible" alors même que le développement nécessaire a été atteint, et pour se pencher et pour entendre et pour comprendre.
 
 

Merci Anonyme

Anonyme : L'homme moderne pense gagner sa liberté par raison gardée. En effet il a tort, seule la traversée du monde invisible, le franchissement de la porte interdite, le dépassement des limites …

Miche : C'est encore une question de circulation, de communication entre ceci et cela, entre les deux forces que nos esprits ont appris à opposer plutôt qu'à marier, laisser se marier en soi, en sa propre chair, en esprit...
Alors il est possible d'aborder ces rives, (où il n'y a plus la possibilité de crier, cela n'est pas vrai ! Cela est le fruit d'une imagination malade, démoniaque! ) sans perdre la raison bien que celle-ci ne puisse plus fermer la porte...

Anonyme : Le courage ou les moyens de raconter, si souvent critiqués, évitent les longues discussions d'où il ne ressort rien d'autre qu'un nauséeux jus de chaussettes.

Miche : Oui ce niveau de communication échappe à la forme discussion. Et, chose encore plus rare, ils se communiquent sans se réunir.



 
Florence Trocmé
 

lundi 10 juin 2024

A la merci (2)

 

- Il arrive même que les gens malades agacent !

- C'est certain ! la maladie est une épreuve pour tous.

C'est que le malade vient rappeler, à ses dépends, notre condition, celle que nous voulons ignorer, tout peut basculer d'un instant à l'autre, tout ! Y compris mourir. Et là justement, cela ne guérit pas, cela ne meure pas, cela creuse un chemin dont on ne veut rien savoir. Et ce n'est pas savoir le chemin de l'autre, non !
Chacun le sien, et voilà bien une chose que le consensus porté à glorifier la réussite, grimper plus haut, toujours plus haut, ne veut pas connaître, promesse d'éternité.

Et puis... si encore le malade se laissait diriger, orienter, décider, qu'on lui dirait quoi faire et comment le faire, quand et où !
Non, celle-là, jusqu'au bout veut rester dans sa propre relation au monde, et ce n'est pas Ma Vie ! non, tout autre... les racines et l'ouverture au ciel, que personne ne peut cela pour elle.
Mourir ? A chaque instant ...






jeudi 30 mai 2024

Dans cette cacophonie


Seul le silence peut recevoir
Tous les signaux de détresse
De ce corps livré aux rayons et à la chimio.

Et c'est encore le bruit insupportable
De toutes les relations humaines
Si discordantes.

Le silence.

 

Dean Stuar
 

mardi 9 avril 2024

Une nuit...

 
Elle a fait quelques pas
Hors de la cour
Enivrée par ces parfums
Qu'elle ne connaissait pas.

Pas besoin de baluchon
Elle est partie
Sans même se retourner
Dans la connaissance de ce lien.

Qui ne fait pas les attachements mortifères
Mais l'amour libre
Oh Bouboubette
Je t'aime.


Magalie Bucher.


vendredi 15 décembre 2023

Bien sûr !

 

Bien sûr que le désir de détruire existe
Le désir de faire mal, de se faire mal
D'effacer, de se punir
De ne plus être
De n'avoir jamais été
Qu'aucune joie puisse être !

Oui, le mal veut triompher
Impossible de l'ignorer
Cela est une force, ma force
Au-delà de l'espérance
Au-delà de la désespérance
Que chacun prenne soin !




Merci Anonyme
Vigile de soi-même.

Miche
Gracias à la vie !
Le vigile de soi-même est vigile du monde.


lundi 9 octobre 2023

De la matière à l'holomatière

 

Il y en a, c'est vraiment tragique, qui se soignent avec ce qui les empoisonne, c'est quelque chose !

Ils ne voient pas, n'entendent pas, et si vous leur dites, ils vous pointent fort de leurs doigts.

Et puis tu sais, en vérité il n'y a pas d'issue. Il va falloir que tout cela s'écroule, si cela se peut... 
 
Évidemment que cela va s'écrouler ! Ils se soignent avec ce qui les empoisonne ! Le pouvoir d’adaptation a ses limites, la matière ne se suffit pas à elle-même, souviens-toi !

Oui, la matière n'est pas à elle-même sa propre fermeture, oui. En elle des contradictions latentes qui ne pouvant plus être ignorées, clac ! Boum ! Splash ! 
Un saut, quantique toujours ! Ouahhhh, c'est ainsi que le cerveau (et le corps tout entier est cerveau) réveille les potentialités (conscience) latentes dans la matière. 
Il sera dit holomatière.







lundi 22 mai 2023

mercredi 17 mai 2023

Plus profond

 

C'est plus profond, toujours plus profond
L'esprit n'aime pas les profondeurs
Abysses, chaos, magma
Tous ces mots pour s’interdire
Le grand plongeon
Là où l'on ne se souvient de rien.

Mémoire du monde
En ses infinités de calcul.




mercredi 21 décembre 2022

Il n'y a pas de retour en arrière

 

Cette personne parlait d'étapes, d'une progression bien définie en ses termes et résultats, je l'avais jusque-là écoutée et le charme agissait. C'est donc l'insistance : des étapes, des définitions, qui me fit réagir. 
 
-- Mais enfin, il faut bien penser le chemin du retour, le chemin pour rentrer chez le père !
-- Ouahhh, tu fais tout ça pour rentrer chez le père ? Qu'est-ce que c'est que cette idée ? Il eut été plus simple de rester chez ton père.
-- Non, je rentrerai fort, et sage, grandi, je pourrai prendre sa place.

-- Hé ben, bon voyage à toi, moi je ne rentre nulle part. 



Anonyme : Le père symbolique, peut être ? Comme rentrer chez soi.

Miche : Oui le sens de la famille peut-être très étendu ou très rétréci, c'est même chose.
Cela ne change rien, il est toujours question d'un retour, vers un "lieu" qui attendrait ce retour comme "on" attend le messie.
Soit tout change à chaque instant
Soit rien ne change
Dans les deux cas, le retour n'a aucun sens.

Quichottine : J'aime la réponse.
Faut-il vraiment devoir "rentrer" quand l'important est le chemin parcouru ?

Miche : Pour le Petit Poucet, le devoir "rentrer" était important, un peu comme si cela faisait parti du chemin, mais voilà...



dimanche 18 décembre 2022

Des champs de conscience

 

Je ne suis pas intéressée par les batailles autour des étiquetages, c'est un champ de bataille où le plus rusé finit toujours pas gagner, la bataille ne finit jamais, elle nourrit le système et se nourrit de lui.
Je ne me battrais pas plus pour l'amélioration des conditions d'élevage, d'abattage, pour la suppression de la douleur chez l'animal dans ce contexte de l'exploitation humaine. Supprimer la souffrance de l'enfermement, de l'élevage dans le but de tuer, de tondre, d'utiliser ? Rendre humain, l'inhumain ? 
Quel mensonge ! Haut niveau de voltige du mensonge, de l'hypocrisie !

Il n'y a pour moi, qu'une voie, une seule, radicale, sans compromis, du même niveau que de descendre en son intériorité sans lampe, et voici la lumière intérieure. 
Les forces invisibles dans le champ quantique, magnétique.