dimanche 22 mars 2026

Du "Vivre ensemble"

 

C'est que vous y tenez à cette organisation
Sociale !
Qu'il y aurait des aidant et des aidés !
Je connais si bien ce principe
L'ayant en un temps confondu avec le "Vivre ensemble"
Il a fallu que je descende dans l'arène pour VOIR.

Après avoir compris que le travail social
Ne vise qu'au contrôle social
Qu'il faut que "ces gens-là", les pauvres
Les parents déficients, les parents d'enfants déficients
Il faut que tout ce "petit monde-là" se soumette
A un modèle, à des protocoles, que le spécialiste
Impose après se l'être imposé à lui-même
Après des études, de longues années de travail
De souffrance, on souffre beaucoup dans ce milieu
Après tout cela
Décider !

S'engager !
Volontaire dans une grande association
Dont je tairais le nom
Là j'en étais certaine je pourrai enfin participer
Être pleinement dans le "Vivre ensemble"
Immersion totale, ne rien retenir
Quand il faut faire les choses, ne pas les faire à moitié.

Trois mois, d'un mal être grandissant, d'émotions puissantes
De rencontres aussi, trois mois pour comprendre
Qu'il n'y avait pas plus de Vivre ensemble dans les associations
Que dans le travail social
Oh pourtant tout semblait porter à cela
La personne toute entière dévouée aux autres, aux projets
Ne décidant de rien par elle-même, pour elle-même
Ne plus s'appartenir, appartenir au groupe, au clan
Quelle expérience ! Mais ce n'est pas "Vivre ensemble".

Et puis un soir, dans un coin de la grande salle commune
Un livre oublié, livre de poche, je l'ai encore 
Révélation à chaque mot, je lisais pour la première fois
Krishnamurti « La première et dernière liberté »
Peu de temps après, partir, seule, en marche.

"Il n'y a pas de vérité qui nous attende comme un point fixe
La vérité est un pays sans chemin..."
 
 
 
 

 
 

Une larme

 

Au bord de ton œil
Cette larme j'ai cueillie
Le goût du sel...
 
 
 
 
 Ai Xuan 
 
 

vendredi 20 mars 2026

Au-delà de tout processus (147)

 

Accroche ton regard
Loin, loin, là-bas qui n'est pas
Un fil dans l'invisible.

 

   


 

 

Seul et ensemble, en même temps


Être seul et ensemble
Non ce n'est pas incompatible
Absolument pas !

Être seul parle de ce niveau de confiance en soi
La confiance n'a rien d'arrogant. De l'orgueil ?
Alors l'orgueil est une chose juste, car après tout...

Être seul parle de ce niveau de connexion
Niveau de conscience de sa propre relation au monde
Pas la mienne, pas la sienne, non, la tienne.

Alors être ensemble, et c'est une tâche commune
Où aucun n'est plus important que l'autre, chacun
Sa place, son rôle à jouer, de concert
Et c'est comme un ballet... beau, si beau.
 

 
 
 

Pigeon et pigeon...

 

Il y avait l'histoire de ce pigeon  qui tournoyait  dans le courant du bassin... L'homme était jeune, il passait-là, un instant c'était assis, il remarqua ce pigeon qui flottait à la surface de l'eau du bassin.
Était-il mort ? Sûrement qu'il l'était, il voulait s'en persuader. Mais il dut se rendre à l'évidence, le pigeon le regardait, le pigeon n'était pas mort... 
L'animal le suppliait... "Aide-moi, aide-moi... ".

Quelle bataille en cet homme, et puis il se décida. Il y avait du monde autour de lui, mais un cercle de protection s'étendit, il ne voyait plus personne et plus personne ne le voyait.
Il prit un sac en plastique dans la poubelle tout près, se saisit du pigeon qui ne cessait de le regarder avec son œil rond. Et lui parlant, lui demandant pardon, il fit le geste qui libéra l'oiseau. Il le baptisa dans cette seconde naissance : « Nuque- raide ». 
 
Plus tard, lorsque la mère partit sur le chemin de Compostelle, qu'elle marcha durant des semaines jusqu'au bout du bout, il lui confia, le pigeon, le chat et le père. "Emmènes-les avec toi, quand tu seras arrivée, après Saint-Jacques, le Cap, le bout du monde, avant de descendre vers Pardon le long de la côte Portugaise, au Finistère te dis-je, tu ouvriras grand les bras, ils s'envoleront, libres. » 
 
 
 
 

 
 

mercredi 18 mars 2026

Au-delà de tout processus (146)

 

Pas un brin d'herbe ne bouge
Pas une feuille ne frémit.

L'immobilité n'est pas l'absence de mouvement
Elle Est.

En cet instant, perceptible, alors que l'orage gronde.

 

 


 


De la vue dégagée

 

Au-delà des raisons
De la raison de vivre
La plus belle façon de vivre...

Comme l'amour
Sans attente, sans objet.

Comme la paix
Dans les profondeurs de l'âme.

Comme la conscience
Claire, ciel vacuité.

Là où cela ne se sépare pas
La Vie, oui !