Pas
chaloupés
Ça
chaloupe
De
la pointe des pieds
Sur
un escalier invisible
Jusqu'au
sommet du crâne
Onde,
c'est là que naît la musique
Sous les pieds
Légers,
si légers et assurés.
Pas
chaloupés
Ça
chaloupe
De
la pointe des pieds
Sur
un escalier invisible
Jusqu'au
sommet du crâne
Onde,
c'est là que naît la musique
Sous les pieds
Légers,
si légers et assurés.
Ce
qui voit, ce qui dit que ce n'est pas ça, ce qui questionne ?
Écrasé par le poids de tous ces passés.
Place au spectacle !
La
dégringolade est orchestrée
Ne
pas perdre toute crédibilité
Jusqu'au
bout proclamer qu'on a bien eu raison
Et
puis finalement : nous n'avions pas le choix !
L'énergie
viendra à manquer !
Non,
ce système clos s'auto-génère
Rien
en sort, rien n'y entre
C'est
l'absolu absurde.
La
fenêtre de la chambre s'ouvrait sur le port
Le
cri des mouettes, elles piaulent
Cliquetis,
les gréements chantent
Grand
navire glissant sur les eaux
Corne
de brume, clapotis des eaux prisonnières.
Ce
n'est pas un tapage
Doucement
le port s'endort.
Dans
ce silence
Entre
deux bourrasques violentes
Le
soleil dans l'azur d'un ciel où pas un cil
Ne
bouge...
Cela
respire-t-il encore ?
Se
demande-t-elle
"Et
toi respires-tu ?"
Lui
répond une voix.
Ahh,
qui es-tu ?
Qui
es-tu, toi qui me parle
Dans
ce silence ?
Il
faut croire que la voix n'aime pas
Les
questions trop directes
Elle
s'est tue.
Mala : La petite voix a de grandes timidités.
M : Rebondir sur chaque phrase est quelque fois inutile.
Ce
qui voit, ce qui dit que ce n'est pas ça, ce qui questionne
Écrasé
sous le poids de tous ces passés
Qui
ne veulent pas finir.
Et
là, dans cette pression la vibration
Coup
de buttoir d'un dehors
Qui
pénètre un dedans
Le
traverse d'une flèche.