samedi 4 avril 2026

Ce qui est triste

Ce qui est encore étrange c'est ce besoin d'être deux
Pour se sentir Un
Donc ne jamais être complet, unifié en soi
Dans un besoin que l'autre ne pourra jamais
Jamais contenter, qu'il est lui-même dans la recherche
De son unité au-dehors de lui.

Où vont-ils se rencontrer ces deux-là ?
Dans la foule qui va les faire s'embrasser
Puis les séparer à tout jamais ?
Dans le hall d'un aéroport ?

 

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Au super-marché

Les gens font comme s'ils ne se connaissaient pas
Comme s'ils étaient étrangers les uns aux autres
C'est rigolo, parce qu'en vérité ils se connaissent
Mais ils ont oublié.

Ils ont dressés des murs, des frontières
Nourris des cultures, des langages, des différences
Et maintenant se les reprocher...

 

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jeudi 2 avril 2026

Au-delà de tout processus (153)

 

Elle qui refusait les portes qui se ferment
Ne pouvait voir les portes qui s'ouvrent
Longue, longue agonie.

 



 

Tous les temps en même temps

C'est si doux, là où nous nous parlions
Je dis ça sans regret, nous ne nous parlons plus
Mais la douceur est là vivante en moi.


Ici 

 


 

 

"Le miel de l'illimité "

Les cloches des Lianes sonnaient ce matin
Elles sonnent peut-être tous les matins
Où encore tous les samedis matins
Mais ce matin, je les ai entendues du fond de mon lit.

Le corps de souffrance est comme un cercueil
Dans lequel on serait enfermé, mais Voir...
Alors l'esprit est libre, et alors il agit
Ce corps est un corps de lumière.


"J'ai bu le miel de l'Illimité" (Rabindranath Tagore) 

 

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lundi 30 mars 2026

Au-delà de tout processus (152)

 

Dans l’océan, tant de vagues différentes
 
Celles qui font les tempêtes et fouillent
Les fonds, remuant sables et galets
S’abattant sur les côtes pour mieux les sculpter
 
Celles qui s’élèvent au ciel, chevelure
D’écume blanche, en un point de brisure
S’enrouler de transparence cristalline
 
Celles qui viennent finir doucement
En un léger ressac qui juste mouille
A la lisière incertaine
 
Et puis, il y a la mer étale
Dense, comme lac de plomb
D’où plus rien ne s’échappe.

 




Question sur "VOIR"

 

L'esclave peut se révolter !

Oui, il le peut, il devient alors un "esclave marron", un "mouton noir", pourtant certains préféreront la condition de l'esclave consentant. Il y a des avantages, parfois même une vie confortable, avec l'affection du maître.
Enfin peu importe tout cela est de l'esclavage.

Mais si en l'homme la flamme n'est pas morte, je dis en l'Homme, c'est aussi bien en la femme, en l'enfant, donc si la flamme n'est pas morte, l'esprit de liberté le taraude en toutes circonstances.
Alors s'il Voit (sans jugement, ni justification), il quittera tous les chemins connus, ceux de la soumission, ceux de la révolte, il ira le chemin caché. 
Celui que lui seul peut emprunter.