Le
jour s'est levé, et s'est couché
Un
grand nombre de fois
En
cette journée...
Des
tensions si puissantes
Seulement
quand le cyclone a quitté
On
voit ses effets
On
dira les dégâts, les désastres
Ce
n’est que nettoyage
Les
flamboyants refleuriront bientôt.
Des
tensions si puissantes
Seulement
quand le cyclone a quitté
On
voit ses effets
On
dira les dégâts, les désastres
Ce
n’est que nettoyage
Les
flamboyants refleuriront bientôt.
Les bambous se
dressent comme un groupe d'hommes isolés
Ils ont triste mine,
plus de têtes, plus de bras
Les tisserins que
sont-ils devenus ?
Leurs nids si
travaillés ont disparus dans les vents
Les oisillons avec
De puissants courants
Ont ouverts des
couloirs dans les pentes abruptes
Comme dans la petite
plaine.
Ce
soir, au couchant, cette lumière si particulière…
Lorsqu’un
cyclone approche, elle irradie toutes choses
Même
les visages, même les pierres… de l’intérieur
Là,
elle ne touchait que les verts tendre des lianes chouchou
Et
les longs cheveux des cannes fourragères
En
une paix si grande, si bienveillante.
Dans
les champs, j’ai cueilli quelques brèdes pour la soupe
Avant
d’habiter sur cette île, je ne connaissais pas
Toutes
les extrémités des rampants
Chouchous,
courges, courgettes, patates douces...
Délicieusement
comestibles, sautées ou dans les bouillons
Aussi
les jeunes feuilles de manioc
A
cette récolte j’ai rajouté quelques feuilles de plantain
Sur
la terrasse, épluchage, avec amour
Comme
tout ce qui se fait le cœur tranquille
Les
chiens mais aussi les chats étaient là
La
cocotte chuchote doucement
Les
grillons chantent
Un
petit vent
Vous
laissez
Douceur...
Vent sec
En lever de lenticulaires
Vers l'ouest à l'opposé du levant.
Le vent par rafales puissantes
Coups de boutoir
Et ses poses dans un si grand calme.
Et le ciel s'est embrasé
Alors que de tout le jour
Le soleil est resté derrière
Loin derrière !