Ce
matin, nous avions accosté
Sur
une berge claire
Des
oiseaux chantaient, sifflaient
Haut,
haut, là-haut.
Ce
matin, nous avions accosté
Sur
une berge claire
Des
oiseaux chantaient, sifflaient
Haut,
haut, là-haut.
On
les entend avant que de les voir
Tuit-tuit,
ils s'élancent
Et
comme des notes de musique
Sautent
d'un fil à l'autre.
Ils
sont six, à faire le spectacle
Tuit-tuit,
d'un fil à l'autre
Dans
les dernières lueurs du jour.
Brusquement,
l'un donne le signal
Tous
s'envolent.
Dans
le buissonnant patchouli, un nid de guêpes
Trop
près de la maison ses dames redoutables
C’est
qu’elles font le double de celle de métropole
Et
leurs piqûres cuisantes et douloureuses.
Avec
d’infinies précautions tailler la branche
Un
couple de tisserin jaillit
Là
où je guettais le bourdonnement
Ah,
je n’avais pas vu,
Ils
avaient si bas et solitaires
Construit
leur nid
Qui
habituellement se balancent
Au
gré des vents suspendus aux bambous.
Le
long des sentiers
Il
accompagne si près
Le
randonneur
Sur
les branches basses
Des
goyaviers
Encore
des bois de couleur
C’est
lui qui vous guette.
Trait
dans le ciel d’azur
Que
se passe-t-il
Que
te voilà au rendez-vous
Des
fils tendus ?
Quatre
vous êtes
Au-dessus
de nos têtes
Les
enfants tout excités
Font
mine de tirer
Rien
ne peut les calmer.
« Oiseaux
de malheur ! »
Hurlent-ils.
De
vos passages répétés
Au-dessus
de la cour
Si
bas
Vous
voici prisonniers
Des
cocotiers du verger.
Tel
albatros
Échoué
sur le pont
Et
tous crient
« Oiseaux
de malheur
Mauvais
présage ! »
Un
air familier
Qui
parle de là-bas
Dans
le garage
Ouvert
à tous vents
Ils
ont élu domicile
Agaçant
les chiens
Effrontés
et bruyants
Piaffant
si je ferme le volet
Légers
moineaux d’ici.
Trait dans le ciel d’azur
Que se passe-t-il
Que te voilà au rendez-vous
Des fils tendus ?
Quatre vous êtes
Au-dessus de nos têtes
Les enfants criant, tirant
Gesticulant pour vous toucher
Rien ne les calme.
« Oiseaux de malheur !!!! »
Hurlent-ils.
De vos passages répétés
Au-dessus de la cour
Si bas
Vous voici prisonniers
Des cocotiers du verger.
Posé, te voilà albatros
Échoué sur le pont
Et tous crient
« Oiseaux de malheur
Mauvais présage !!!! »
Bien sûr que Non !
Les pailles en queue pas plus qu'aucun animal
Ne sont mauvais présages
Il est vrai que rarement on les voit voler dans les hauts
Ce fait aura suffit à perturber les esprits
Les perturber et les marquer
Et les enfants éduqués avec les peurs.
Depuis plusieurs années, le Paille-en-queue est confronté à la modification de ses sites de nidification. Afin de sécuriser les routes côtières, des filets de protection métalliques ont été posé sur les falaises de bord de mer dans lesquelles il nichait auparavant. L’espèce s’installe désormais dans les sites d’escalade, créant ainsi une cohabitation délicate avec les grimpeurs. Pour prévenir les conflits d’usage, la Société d’Etudes Ornithologiques de la Réunion (SEOR) s’est rapproché du Comité régional d’escalade de la Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade (FFME), afin de développer des sites susceptibles d’accueillir le Paille-en-queue.
Ils sont, tous les deux, perchés sur une feuille de papayer.
Je les remarque au moment où moinette sautille pour se rapprocher de lui, pour ce mouvement d’éloignement du petit mâle.
Une fois encore elle tente l’approche, une fois encore il s’éloigne.
Elle semble accepter cette distance indiquée par moineau, et la voilà qui se met à gazouiller, elle lui parle en son chant, c’est certain.
Lui se lisse les plumes, enfonce son bec dans son poitrail, tellement occupé, qu’il ne semble même pas l’entendre.
Brusquement moinette s’envole à tir d’ailes, dans le même mouvement il la suit.
Je ris : « Il a l’air malin, celui-là ! ».
Mais … c’était tellement simultané
Comme s’il attendait qu’elle bouge pour bouger
Comme si, dans la juste distance admise
Ils ne faisaient qu' UN
Les grands chênes et le banc en pierre
Calcaire blanc
Et les feuilles rousses de la vigne vierge
Pousser la porte de la grande demeure
Celle où l'on se meurt, sans bruit
A pas feutrés entre consoles et horloges
Et le cri de la chouette.