Arc
en ciel
Suspension
en l’azur
L’autre
pied enfoncé dans le plomb
Onde
parfaite arrondissant
La
frontière
Chaotique
des nuages.
Arc
en ciel
Suspension
en l’azur
L’autre
pied enfoncé dans le plomb
Onde
parfaite arrondissant
La
frontière
Chaotique
des nuages.
Devant l’eau si
limpide, si claire
Qu’on ne peut la
dire
Juste sentir
Entendre
L’onde fraîche
s’écouler
Lumière
Avoir traversé
La ravine encombrée
de roches
De végétaux et des
immondices
Que les gens jettent
partout
Grimper, redescendre
Graffiner cuisses et
mollets
En un effort naturel
Atteindre le plus haut
point
Découvrir le plateau
Il touche le ciel
Lumière
La brume descend
doucement
Berce la terre sèche
Apaisement de toutes
les tensions
L’âme de la petite
plaine sourit
Lumière
Tu m’as pris la main
Si doucement, serrée
contre ton cœur
Je l’ai entendu
battre, si doucement
Lumière
Ces nuages bas traversant en courant le trou de montagne, certains s’allumaient aux couleurs d’or.
Plus haut…
De petits moutons étincelants de blanche lumière.
Des masses lisses aux formes si étranges que l’on dirait des vaisseaux venus d’ailleurs.
Des fils étirés, traînées laiteuses dans l’azur intense des trouées.
De longues bandes, dégradé de bleu, de gris, sur la ligne d’horizon.
Ils étaient tous là.
Une symphonie, des notes accordées, parce que tous parlaient avec…
Avec le grand astre qui derrière la montagne descendait vers l’océan. Max disait, quand il était bien petit, que le soleil allait se baigner.
Oui je l’entendais, cette musique qui les rassemblait, si différents et pourtant ensembles, juste parce qu’ils parlaient avec…
Et puis soudain, cela cessa. Les nuages bas, gris seulement, ils courraient moins vite. L’ami solaire n’allumait plus ce ciel, chacun était là, retrouvant sa propre intimité.
Laissant tomber les faux semblants
Un à un pour ne rien oublier
Tout oublier
Au bout de ce voyage
D’insomniaque
La lumière