jeudi 26 mars 2026

Naître et mourir...

 

Je n'ai rien, mais rien, oublié
Tout est là...

Je n'ai rien oublié
Juste que cela ne fait plus
Souffrance.

Ce qui s'absente, bruisse comme le vent
Dans les feuillages verts tendres un soir de printemps
Mais j'aime aussi les bourrasques de l'automne
La bise de l'hiver au nez gelé
Et les pluies cycloniques quand tout n'est plus
Que fétu de paille aux mains des éléments
Qui se déchaînent sans pitié, sans haine...

Je me demande si l'espèce humaine n'a pas oublié
Que tout ce qui naît, meure, offrande pour un vivant
Toujours neuf !
 
 
 
 

 
 

Des plans

 

Quand tu vois
Le plan dans lequel
On a voulu t'enfermer
Tu es sauvé !

Tout est à faire
Mais tu es sauvé.
 
 
 
 
 

 
 

mardi 24 mars 2026

Au-delà de tout processus (149)

 

La pluie chagrine
Les gouttes si fines s’accrochent
A la cambrure des feuilles
Les gris s’illuminent un court instant
 
Là où ne se peut aucune certitude
Travail à vif
 
Tellement vivant…

 



Et...

 

Et les uns ont dit ceci
Et les autres cela
Tu ne savais plus de quel coté
Tourner la tête
Alors tu ne l'as plus tournée.

Grand bien t'en a pris.
 
 
 
 

Tu seras fort mon fils

 

Tu ne trembleras plus
De peur de mal faire
De peur que l'on puisse te reprocher
De peur qu'on te lâche
De peur de mourir
De peur de tomber malade
De peur de souffrir
De peur de ne pas être à la hauteur
De peur que l'on te juge
De peur que l'on t'étouffe
De peur que l'on cherche à te convaincre
Tu ne trembleras plus.

La force tranquille, paisible
En toi.

Tu ne fermeras plus les portes
Ni en les claquant, ni doucement
Il n'y a plus de portes en ta maison
Mais la juste distance
La juste attitude
En ton centre
Le regard droit ni plus haut, ni plus bas.
 
 
 
 

 
 

dimanche 22 mars 2026

Au-delà de tout processus (148)


Personne ne détient une règle
Qui serait une règle d'or
S'imposant à tous.

 


 

Du "Vivre ensemble"

 

C'est que vous y tenez à cette organisation
Sociale !
Qu'il y aurait des aidant et des aidés !
Je connais si bien ce principe
L'ayant en un temps confondu avec le "Vivre ensemble"
Il a fallu que je descende dans l'arène pour VOIR.

Après avoir compris que le travail social
Ne vise qu'au contrôle social
Qu'il faut que "ces gens-là", les pauvres
Les parents déficients, les parents d'enfants déficients
Il faut que tout ce "petit monde-là" se soumette
A un modèle, à des protocoles, que le spécialiste
Impose après se l'être imposé à lui-même
Après des études, de longues années de travail
De souffrance, on souffre beaucoup dans ce milieu
Après tout cela
Décider !

S'engager !
Volontaire dans une grande association
Dont je tairais le nom
Là j'en étais certaine je pourrai enfin participer
Être pleinement dans le "Vivre ensemble"
Immersion totale, ne rien retenir
Quand il faut faire les choses, ne pas les faire à moitié.

Trois mois, d'un mal être grandissant, d'émotions puissantes
De rencontres aussi, trois mois pour comprendre
Qu'il n'y avait pas plus de Vivre ensemble dans les associations
Que dans le travail social
Oh pourtant tout semblait porter à cela
La personne toute entière dévouée aux autres, aux projets
Ne décidant de rien par elle-même, pour elle-même
Ne plus s'appartenir, appartenir au groupe, au clan
Quelle expérience ! Mais ce n'est pas "Vivre ensemble".

Et puis un soir, dans un coin de la grande salle commune
Un livre oublié, livre de poche, je l'ai encore 
Révélation à chaque mot, je lisais pour la première fois
Krishnamurti « La première et dernière liberté »
Peu de temps après, partir, seule, en marche.

"Il n'y a pas de vérité qui nous attende comme un point fixe
La vérité est un pays sans chemin..."