Et
puis encore...
Quand
cet immobile
Est,
ensoi.
Ouverture
à l'infini.
Dans
ce silence
Entre
deux bourrasques violentes
Le
soleil dans l'azur d'un ciel où pas un cil
Ne
bouge...
Cela
respire-t-il encore ?
Se
demande-t-elle
"Et
toi respires-tu ?"
Lui
répond une voix.
Ahh,
qui es-tu ?
Qui
es-tu, toi qui me parle
Dans
ce silence ?
Il
faut croire que la voix n'aime pas
Les
questions trop directes
Elle
s'est tue.
Mala : La petite voix a de grandes timidités.
M : Rebondir sur chaque phrase est quelque fois inutile.
Ce
qui voit, ce qui dit que ce n'est pas ça, ce qui questionne
Écrasé
sous le poids de tous ces passés
Qui
ne veulent pas finir.
Et
là, dans cette pression la vibration
Coup
de buttoir d'un dehors
Qui
pénètre un dedans
Le
traverse d'une flèche.
Le
vent est rentré sur l'île, en fin de journée
Hier.
Coups
de butoir puissants auxquels succède
Un
arrêt, une immobilité parfaite
Au
point qu'on se dit qu'on a rêvé
La
violence de la bourrasque.
C'est
alors dans ce calme
Que
le vent se manifeste encore
Plus
fort encore.
Pour
autant le plus impressionnant
C'est
ce silence entre deux rafales.
Parce
qu'il est grand, parce qu'il est seul
Majestueux
quelle que soit la saison
Il
attire l’œil
Et
le cœur frémit.
Oh
vénérable
Est-ce
parce que tu es grand, et seul ?
J'entends
ta conversation avec le ciel
Avec
la terre.
Parce
qu'ils sont passés à autre chose
Ils
s'imaginent qu'ils sont libres.
Mais
il ne s'agit pas de passer à autre chose
Une
autre femme, un autre homme
Un
autre métier, d'autres occupations
D'autres
rencontres
Un
autre pays.
Est
libre, celui qui ne passe plus à autre chose.