vendredi 30 janvier 2026

Au-delà de tout processus (121)

 

Comme sur des touches de pianos
Notes sur les tympans
Droite, gauche
Distinctement

Entre les deux
Le silence.

 


 

Cela ne se fera pas sans nous.

 

On ne saurait se contenter de dire que l'homme a le potentiel de changer, comme on a tendu au fronton des mairies : liberté, égalité, fraternité, comme le prêtre en chair clame son sermon et puis ferme les lourdes portes à double tour.
On ne saurait encore et encore s'adonner au mensonge que cela est inscrit dans les livres en lettres dorées, lettres de sang en vérité !

Tout cela, le ressentir comme une grande violence, violence institutionnalisée en massacres justifiés, où celui qui tue son frère est appelé héros.
C'est un haut le cœur salutaire devant cette hypocrisie affichée, revendiquée, afin de préserver "ma paix".
 
 
 
 

 
 

Au fond du bois...

Le plus souvent l'homme tire son énergie du frottement
Entre son désir et ce qui s'oppose à l'aboutissement de son désir
Le désir est soit l'expression d'un ego atrophié qui cherche à se réaliser
Soit celui de l'instinct de reproduction, de préservation.

Ce qui s'oppose est soit le désir de l'autre qui n'est pas le tien
Soit une voix intérieure qui dicte une morale supérieure en des interdits
Et puis le désir vient à manquer, l'homme vieillit, il blêmit
Il n'a plus d'entrain, amorphe, il s'éteint.

Il est sage alors ?
Pas du tout ! Est sage celui qui a su, qui a pu, atteindre en lui la source
Cette énergie qui jamais ne s'use, qui jamais ne se pervertit, calme en son centre
Qui n'est pas de la dualité, ni de celle qui s'oppose, ni de celle qui se marie.

 

Déjà publié ici 

 

Head of Buddha Statue in the Tree Roots, Ayutthaya, Thailand 

 

jeudi 29 janvier 2026

Au-delà de tout processus (120)

 

Quand les événements s'imposent, sans choix
Ce n'est pas un refuge
Instant présent.

Faire ce qu'il y a à faire
Et … basta.

  

Aron Wiesenfeld 
 

Eclat

 

L’air scintille, pétille
C’est vivante vacuité
Tellement joyeuse.

L’avoir tant cherchée
Dans le ciel
Elle est là partout.

Fait la profondeur
Qui s’ouvre sur l’indicible.
 
 
 
 

 
 

mercredi 28 janvier 2026

Jusqu'au bout, être

Quand la nature explose le cadre
Ce n'est plus cette chose en arrière plan
Cette jolie carte postale
C'est là, qui vibre en toi.

 

 Déjà publié ici



 

 

mardi 27 janvier 2026

Au-delà de tout processus (119)

 

L'ivresse du moment
Ne cherche surtout pas à la faire durer
Tu resterais à veiller sur ce qui n'est plus
Fermant la porte au toujours nouveau.

Comprends-tu ?

Le soleil s'endormait sous les grands arbres
Doucement l'ombre gagnait
La lumière n'a pas toujours la même intensité.