dimanche 26 avril 2026

A la croisée des chemins, elle était assise

 

Je la voyais si distinctement, assise sur une souche à la croisée des chemins
Que faisait-elle assise là ?
Elle ne semblait pas attendre, je ne percevais pas de tension en elle
Mais il y a des attentes sans objet, alors peut-être…
 
Elle ne semblait pas perdu, ni dans l’inquiétude.
Pourtant à la croisée des chemins, n’y-a-t-il pas un choix à faire 
Pour diriger ses pas ?
Celui qui sait, ne fait pas de choix… c'est donc qu'elle savait !
Alors pourquoi restait assise là ?
 
Une brume s’est levée, enveloppant le paysage de volutes gris-bleutées
Un coup de vent soudain a déchiré le voile
Elle n’était plus là…
 
 
 
 
 
  Michel Ogier 
 

Miroir oh miroir...

 

Elle me dit que vieillir c'est regarder son corps décrépir
« Enfant je l'ai regardé grandir, et maintenant je le regarde se déglinguer ! »
Elle qui a toujours voulu redresser, dresser, je comprends, c'est terrible !
Terrible ce qui lui arrive !!

Mais aussi quelle drôle d'idée de regarder son corps comme un corps étranger !
 
 
 
 

 
 

jeudi 23 avril 2026

De l'eau fraîche

 

Je marchais sans effort, le corps marchait
L'esprit libre, et silencieux, il écoutait
Sans trier, il entendait, l'oreille grande ouverte
Tu sais, cette oreille où tu chuchotais
Ce langage sans la complication des définitions
Cette musique du cœur si généreuse.

Je marchais, et c'était une danse...
De voiles légers, de lumières colorées.
 
 
 
 
 

 
 
 

Expansion / concentration

Aux portes de l'au-delà
Ils racontent la récapitulation
Toute la vie, qu'ils disent, qui défile
A les entendre, on pourrait croire que
C'est un défilé qui s'en va, ou encore
Chrétienté oblige, le suprême examen de conscience
La pesée de l'âme, mais ça c'est la tradition Égyptienne !

Non ! Rien ne s'en va, tout au contraire
Fin du mouvement d'expansion de la naissance à la mort
Aspiration... tout rentre à la maison... concentration
Toutes les pièces s'assemblant en un point
Le point, on le dit, signe la fin
Certes, mais il signe aussi le commencement.
 
 
 
 
 

 

Au-delà de tout processus (161)


Comme si les mots pouvaient trancher
Corriger, caresser
C'est nous qui leur donnons ce pouvoir.

Illusion, ce n'est pas sans effet.

A y regarder de plus près
L'effet, cause et conséquence
Est le produit de l'illusion.

L'illusion d”être séparés.


 


 


lundi 20 avril 2026

Au-delà de tout processus (160)

 

Quand l'énergie de l'un
Parle à l'énergie de l'autre
C'est au-delà ...

La durée n'appartient pas à cette rencontre
Elle est de l'instant.



Sem Presser 

Pour toi... ce serait quoi le silence ?

Ce qui ne s'oppose à rien
Ce qui n'impose rien
Le chant du monde si beau
Rien entre lui et l'esprit enchanté
Et le corps tout entier dans cette vibration.

Ce silence je le connais
Et jamais, jamais ne saurais l'utiliser pour faire taire
Pour m'éloigner, tout au contraire...

Tu vois, chacun y met quelque chose de lui
De sa relation au monde, dans ce mot "silence"
Certains même des attentes, des espoirs
Ici, c'est sans attente dans le silence
Instant présent où rien ne manque.

Un peu de brouillard peut-être, mais...
De celui qui se lève sur le lac, la barque glisse
Regarde ! Des milliers d'oiseaux au ciel
Vivant, tellement vivant, ça braille de tout côté...

Juste en son centre, en toi, le silence qui n'impose rien.