vendredi 20 mars 2026

Seul et ensemble, en même temps


Être seul et ensemble
Non ce n'est pas incompatible
Absolument pas !

Être seul parle de ce niveau de confiance en soi
La confiance n'a rien d'arrogant. De l'orgueil ?
Alors l'orgueil est une chose juste, car après tout...

Être seul parle de ce niveau de connexion
Niveau de conscience de sa propre relation au monde
Pas la mienne, pas la sienne, non, la tienne.

Alors être ensemble, et c'est une tâche commune
Où aucun n'est plus important que l'autre, chacun
Sa place, son rôle à jouer, de concert
Et c'est comme un ballet... beau, si beau.
 

 
 
 

Pigeon et pigeon...

 

Il y avait l'histoire de ce pigeon  qui tournoyait  dans le courant du bassin... L'homme était jeune, il passait-là, un instant c'était assis, il remarqua ce pigeon qui flottait à la surface de l'eau du bassin.
Était-il mort ? Sûrement qu'il l'était, il voulait s'en persuader. Mais il dut se rendre à l'évidence, le pigeon le regardait, le pigeon n'était pas mort... 
L'animal le suppliait... "Aide-moi, aide-moi... ".

Quelle bataille en cet homme, et puis il se décida. Il y avait du monde autour de lui, mais un cercle de protection s'étendit, il ne voyait plus personne et plus personne ne le voyait.
Il prit un sac en plastique dans la poubelle tout près, se saisit du pigeon qui ne cessait de le regarder avec son œil rond. Et lui parlant, lui demandant pardon, il fit le geste qui libéra l'oiseau. Il le baptisa dans cette seconde naissance : « Nuque- raide ». 
 
Plus tard, lorsque la mère partit sur le chemin de Compostelle, qu'elle marcha durant des semaines jusqu'au bout du bout, il lui confia, le pigeon, le chat et le père. "Emmènes-les avec toi, quand tu seras arrivée, après Saint-Jacques, le Cap, le bout du monde, avant de descendre vers Pardon le long de la côte Portugaise, au Finistère te dis-je, tu ouvriras grand les bras, ils s'envoleront, libres. » 
 
 
 
 

 
 

mercredi 18 mars 2026

Au-delà de tout processus (146)

 

Pas un brin d'herbe ne bouge
Pas une feuille ne frémit.

L'immobilité n'est pas l'absence de mouvement
Elle Est.

En cet instant, perceptible, alors que l'orage gronde.

 

 


 


De la vue dégagée

 

Au-delà des raisons
De la raison de vivre
La plus belle façon de vivre...

Comme l'amour
Sans attente, sans objet.

Comme la paix
Dans les profondeurs de l'âme.

Comme la conscience
Claire, ciel vacuité.

Là où cela ne se sépare pas
La Vie, oui !
 
 
 
 

 
 

"Ne te retourne pas !"

 

Nous avions grimpé la montagne
Versant abrupte, nez collé à la roche
Des pierres roulaient sous nos pas
Et puis ce fut le sommet
Se retourner.

En bas, le lac si grand, si petit
Paysage de jardin de poupées
En des couleurs, tellement, tellement
Que cela ne semblait pas vrai
Artificiel !

Certains disaient qu'on était sous le coup
D'un maléfice, ensorcelés, possédés
D'autres se pâmaient, entonnaient des incantations
A vous faire vomir de dégoût
S'éloigner !

Il est toujours possible de faire ces quelques pas
En dehors du groupe, échapper à l'influence
De l'affluence, alors Voir
Ces couleurs, cette lumière, si étranges
N'étaient ni étrangères, ni familières.

Vivantes !
 
 
 
 

 
 

lundi 16 mars 2026

Au-delà de tout processus (145)

 

Enfant la misère, grande misère
Un instant blotti contre sa mère.





L'oiseau du levant

 

Alors que nous nous réjouissons
Entendant dire que notre esprit est illimité
Comme une promesse... 
 
Nous prenons peur aussitôt que cela approche
Car quoi !
Impossible de se rassurer avec ce qui n'a pas de limite
Que la pensée ne peut pas circonscrire
Décrire, définir...

Je suis cela qui commence sur les rives de l'extase
Ces paysages toujours neufs au-delà de toutes connaissances
Conscience, claire conscience.