lundi 22 juin 2026

Des croyances...

Croire ?

Prendre pour vérités des hypothèses
C'est encore les proclamer, haut et fort
Même quand on se tait.

C'est encore chercher à les imposer
Au frère, à la sœur, au père si c'est possible
Parce que la croyance fait un ego surpuissant
Gardien féroce d'un temple où rien ne doit changer.

 

Déjà ici 

 


 

 

Dans la précision du langage

 

Cela parlait de ce qui est beau, et non qui serait joli
Joli s'apprête et cherche à plaire
Joli aurait donc un rapport avec le mensonge 
Seul le tranchant du beau rompt avec le mensonge.

Ces mots-là étaient donc jolis
On dira aussi, bien écrits.

Cela avait encore un rapport avec aimer
« Aimes-tu ? »
Donc, entends-tu le beau ?
Puisqu'on ne saurait aimer le mensonge.
 
 
 
 
Gustave Moreau 

 

vendredi 19 juin 2026

Au-delà de tout processus (180)

 

Plutôt que regretter sa souffrance
Oh douleurs
L'offrir au monde.

L'offrande est sans attente
Si non, c'est du commerce.

 

 


 

Souffle si léger...

Les mots se présentent dans un drôle d'ordre
Qui semble n'avoir aucun sens
Qui bouleverse toute logique
Celle que la raison affectionne
Et voit avec effroi s'effondrer.


Il y a quelque chose d'étrange
A être encore vivant, alors que Cela
Qu'on aimait, n'est plus...
Quand le souvenir se fait brûlure
Qu'on aimerait mieux être mort aussi.

Ton souffle s'est fait absence
C'est ton absence que je veille maintenant
Que je veillerai jusqu'à rendre à mon tour
Le souffle chaud du vivant.

Un instant tout était joyeux
Tu courrais au devant de moi
Me surprenant toujours
Chahutant la petite
Que je me fâchais.

 
Je t'aime !

 

 Déjà publié ici 

 

 

 

Ces façons ...

Il y a une façon de faire
Qui vous colle des attachements
Qui virent au drame lorsque
Survient la mort, le départ, l'abandon.

VOIR.

 

Déjà ici 

 

 
 

 

mardi 16 juin 2026

Au-delà de tout processus (179)

 

Claudia, Troyes, Yoga
Son appartement, au troisième étage.

Elle m'a écrit quelque fois
Me racontant les arbres de l'avenue
Ces arbres qui lui parlent des saisons
Mon amie, à sa fenêtre, son chat sur les genoux.

 


Gustave Caillebotte 


Comme chien et chat

Parce qu'elle est arrivée dans la cour
Venant de "je ne sais où"
Nous rentrions de la ballade avec les autres chats
Elle s'est précipitée, me parlant haut et fort
Sur mes talons de suite, alors que les autres chattes
Se sont tirées vers le piton, elles n'aiment pas les nouveaux venus
Sur les talons, j'ai donné à manger
Et puis, est venu le moment d'aller se coucher.
  
Aucun chat n'est autorisé à dormir dans ma chambre
Je n'ai pas fait d'exception pour celle-là, enfin pas ce soir-là
Dans la nuit, un ramdam dans la cuisine
Me suis précipitée, craignant que les autres chats...
Dans la cuisine dont la porte reste ouverte, sauf quand il fait plus froid
Dans la cuisine, dans le coin, un chien !
Un chien tout moche, tout abîmé par une mauvaise vie
Une cicatrice au cou, il aura subi l'attache
C'est souvent le cas ici
Donc il est là dans l'encoignure, il peut se sauver par où il est venu
S'il le veut, mais il ne le veut pas, il grogne.

« Hé, oh pépère, je ne te ferai aucun mal, tu peux partir ou rester
C'est comme tu veux »
Je lui ai donné à manger, la petite chatte sur les talons
Il a mangé le chien pelé, et le temps de me retourner
Il n'était plus là...
Traversant la maison, je le vois dans la chambre, celle qui n'a pas de fenêtre
Couché près du matelas au sol, pas dessus, tout contre
« Oh, dors, dors, nous verrons bien demain ! »
Et dans ma tête ça faisait que demain je le garderais même si le proprio
Ne veut pas de chien dans la maison !

Le lendemain plus de chien... ni dans la maison, ni dans la cour, ni dans le village
Boubounette elle est restée...
Mon petit cadeau du ciel
Si gentille, si espiègle, si vive
Toujours sur mes talons
Je les aime tous ces chats qui vivent ici
Mais celle-là... 

 

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