mardi 16 juin 2026

Au-delà de tout processus (179)

 

Claudia, Troyes, Yoga
Son appartement, au troisième étage.

Elle m'a écrit quelque fois
Me racontant les arbres de l'avenue
Ces arbres qui lui parlent des saisons
Mon amie, à sa fenêtre, son chat sur les genoux.

 


Gustave Caillebotte 


Comme chien et chat

Parce qu'elle est arrivée dans la cour
Venant de "je ne sais où"
Nous rentrions de la ballade avec les autres chats
Elle s'est précipitée, me parlant haut et fort
Sur mes talons de suite, alors que les autres chattes
Se sont tirées vers le piton, elles n'aiment pas les nouveaux venus
Sur les talons, j'ai donné à manger
Et puis, est venu le moment d'aller se coucher.
  
Aucun chat n'est autorisé à dormir dans ma chambre
Je n'ai pas fait d'exception pour celle-là, enfin pas ce soir-là
Dans la nuit, un ramdam dans la cuisine
Me suis précipitée, craignant que les autres chats...
Dans la cuisine dont la porte reste ouverte, sauf quand il fait plus froid
Dans la cuisine, dans le coin, un chien !
Un chien tout moche, tout abîmé par une mauvaise vie
Une cicatrice au cou, il aura subi l'attache
C'est souvent le cas ici
Donc il est là dans l'encoignure, il peut se sauver par où il est venu
S'il le veut, mais il ne le veut pas, il grogne.

« Hé, oh pépère, je ne te ferai aucun mal, tu peux partir ou rester
C'est comme tu veux »
Je lui ai donné à manger, la petite chatte sur les talons
Il a mangé le chien pelé, et le temps de me retourner
Il n'était plus là...
Traversant la maison, je le vois dans la chambre, celle qui n'a pas de fenêtre
Couché près du matelas au sol, pas dessus, tout contre
« Oh, dors, dors, nous verrons bien demain ! »
Et dans ma tête ça faisait que demain je le garderais même si le proprio
Ne veut pas de chien dans la maison !

Le lendemain plus de chien... ni dans la maison, ni dans la cour, ni dans le village
Boubounette elle est restée...
Mon petit cadeau du ciel
Si gentille, si espiègle, si vive
Toujours sur mes talons
Je les aime tous ces chats qui vivent ici
Mais celle-là... 

 

Déjà publié ici 

 


 

 

Dire qu'on en est encore là !!!!

 

Soyons clair, la question de la répartition du travail
Comme la répartition des richesses
Ces "gens-là" n'en veulent pas !

Pour que leur système existe, se maintienne
Il faut de l'inégalité
Des chômeurs, chercheurs d'emploi culpabilisés
Des personnes sans domicile, des "pauvres"
Des "immigrés", des "réfugiés"
Des jaloux, des racistes, etc.

Alors, cessons de nous justifier !

 

Déjà publié ici 

 


 

dimanche 14 juin 2026

La porte du matin

 

Un vol de chauve-souris
Dans le gris acier percé de rouge
En bas, tout en bas de la page.

Un dernier tour
Silencieuses, elles vont se coucher.
 


 
 
Kai Hormann 

 

Au-delà de tout processus (178)

 

Des images qui évoquent avec force
Comme fouiller dans la mémoire
Flash.

Impasse Bayen 75017, ruelle pavée aux façades vétustes
Elle n'existe plus, disparue dans la réhabilitation des vieux quartiers
Il y avait là, le garage de l'oncle et de la tante
Concessionnaire porche, odeurs d'huile
Vrombissement des moteurs
Au-dessus du garage, l'appartement vétuste.

Pour des vacances, la petite provinciale, le train, le bus
L'appartement au-dessus du garage
Elle écoutait en boucle “Des roses blanches pour Maman”
Elle pleurait...

 

Helena Georgiou 


Esprit malin

Avec tout ce bonheur qui s'affiche
Comment les choses peuvent aller aussi mal
Sur cette terre.

 

Déjà ici 

  

 
 
 

jeudi 11 juin 2026

Au-delà de tout processus (177)

 

D'attachement en attachement
Jusqu'à l'ultime
Délivrance

 


 

De l'abondance au manque... la transversale.

Cette abondance de chair !
Comme autant de nourritures sur les tables festives
On commence par se régaler avec le regard, le nez
Par l'effet en soi d'appétit
Et puis... porter l'aliment à la bouche
Saliver, humer de l'intérieur
C'est un bouquet, bouquet de sensations
Explosives et participatives...

Oui, je jeûne en ce moment
Et ce, durant toutes les fêtes
Que je passe seule, en ermite
Dans la maison des chats
Analyse approfondie de la question
De toutes ces débauches qui s'affichent
Alors que d'autres se tapent sur le ventre
Le manque, la faim...

Analyse aussi du geste de se nourrir
A savoir est-ce une absolue nécessité ?

 

Déjà publié ici 

 

Valery Blokhin 

 

C'est un temps historique.

Ohhh se dire que l'autre t'a sauvé

La belle prison que voilà !
Le pouvoir est sans pouvoir sur l'être libre
Personne ne peut t'offrir ta liberté.

C'est une qualité de densité toute particulière
Quand elle se présente
Les réactions de fuite, de refus, sont si fortes
Générant des histoires invraisemblables.
  
Et finalement il n'y a que la mort
Pour mettre les gens face à ce refus en eux
Toujours plus loin, toujours plus dépendants
Toujours plus grabataires, agonisants.
  
Il en est ainsi au niveau individuel
Comme au niveau collectif
C'est un temps historique. 

 

Déjà publié ici 



 

 

mardi 9 juin 2026

Au-delà de tout processus (176)


Conversation de fleurs
C'est un fait.

Là où il y a échange, il y a conversation, intime
Ça vibre, jusque dans toi qui écoute.

On parlait de fées, de lutins
Au cœur de la nature
Ceux-là avaient-ils le don de Voir ?


 

 

 

Autre ?

Écoute bien, quelque soit la personne qui s'exprime
Tu n'entendras parler que du changement de l'autre
Chacun dans son mirador pointant ici et là des fautes
Des manquements, en l'autre
Qu'il faudrait éduquer, redresser, éveiller
Ou encore la société qu'il faut révolutionner.

L'autre qu'on ne veut pas dans sa maison, dans sa ville
Dans son pays, ou alors il doit changer devenir identique
Mais à quoi ? Identique à quoi ?
A toi ?
Mais c'est ce qu'il est déjà.

 

Déjà publié ici 

 

Marcel van Luit 

 

"Pays riches"

Le comble étant, ces personnes
Qui travaillent et qui, pour autant
Ne peuvent pas se loger.

Se loger c'est quelle part des revenus ?

 

Déjà ici 

 

 

 

dimanche 7 juin 2026

Au-delà de tout processus (175)

 

Il n'y a plus de porte
La dernière se referme

Te voici, la dernière
N'attends pas qu'une autre s'ouvre
Il n'y a plus de porte.

Du tout !

 


 

Oh si doux chant de mon amour...

 

Pourtant quand ça circule
C'est quelque chose!
 
Faire ce qu'il y a à faire
Sans se poser de question
Sans traîner les pieds
Sans qu'aucune pensée discursive
S'interpose, sans aucune fatigue.
 
 
 
 

 
 
 

Retrouver la source ... en soi


Tout est question d'énergie
Absolument tout
Mais comme depuis tout petit
Nous avons été habitués à se forcer à...

Donc aller contre …
Donc entrer dans un conflit interne
On ne sait plus
Ils ne savent plus.

L'énergie en eux
La source libre
Et intarissable
L'énergie pure.
 
Celle qui n'est pas la conséquence
Du frottement entre désir et non-désir
Entre le réel et l'imaginaire
Rien que des constructions mentales !
 
 
 
 

 

jeudi 4 juin 2026

CORPS ET clair obscur

 

Toute nue, elle était toute nue
En tant de grâce
Avec cet air enfantin
C'était infiniment troublant.

Troublée je l'étais
D'une manière absolument
Enfantine...  
 

 
 

 
 

L'éternelle enfant.

 

C'est un tempérament
Enthousiaste
Un rien la rend heureuse
Elle ne comprend, ni
Ces retards, ni
Ces mensonges, ni
Ces hésitations...

Alors, elle va
Par-devant elle va
S'enthousiasmant
De tout et de rien...

L'éternelle enfant.
 
 
 
 

 
 

Au-delà de tout processus (174)

 

Quand l'étau se resserre
Ni tête basse
Ni la relever.

Le regard droit
Ni dedans, ni dehors.

En toutes circonstances
La juste attitude.

 


 

mardi 2 juin 2026

Au-delà de tout processus (173)

 

Le paysage en dégradés, des cimes, des forêts
Des vallées, le lac !

Figés dans la neige et le gel
Les sapins, sentinelles silencieuses...

 


 

Au bout de ton fusil

Vient ce moment où la question du système
De l'état, des institutions tombe à l'eau
Car il faut bien un homme pour tirer une balle.


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