Enfant
la misère, grande misère
Un
instant blotti contre sa mère.
L'a
planté des bananiers dans la petite ravine
Regarde
ce bananier il a perdu toutes ses feuilles
Et
pourtant il porte un si beau régime de bananes...
Des
pensées, rien que des pensées soutiennent
L'état émotionnel.
Quand
tu vois, en toi, cette masse noire
Visqueuse
qui t'enveloppe et te pénètre
Entends-les,
toutes ces voix.
Laisse passer, comme les nuages dans le ciel...
Les
eaux des océans se parent de la couleur du ciel
Jusqu’à
en paraître sales
Et
pourtant leur nature n’a pas changé.
Que
le ciel vacuité soit présent, ouvert sur l’infinité
Et
les vagues se font cristallines
Et
pourtant rien n’a véritablement changé.
Mais
dans ce ciel, de la première nuit
Gris
acier, si intense de froideur métallique
Cela
s’ouvre en deux pour que le monde soit.
S'assoir
dans ce temps qui ne s'écoule plus
Compter
les grains, un à un
Les
voir se mouvoir si doucement
Au
point de ne plus percevoir le mouvement.
Tout se fige.