jeudi 29 janvier 2026

Au-delà de tout processus (120)

 

Quand les événements s'imposent, sans choix
Ce n'est pas un refuge
Instant présent.

Faire ce qu'il y a à faire
Et … basta.

  

Aron Wiesenfeld 
 

Eclat

 

L’air scintille, pétille
C’est vivante vacuité
Tellement joyeuse.

L’avoir tant cherchée
Dans le ciel
Elle est là partout.

Fait la profondeur
Qui s’ouvre sur l’indicible.
 
 
 
 

 
 

mercredi 28 janvier 2026

Jusqu'au bout, être

Quand la nature explose le cadre
Ce n'est plus cette chose en arrière plan
Cette jolie carte postale
C'est là, qui vibre en toi.

 

 Déjà publié ici



 

 

mardi 27 janvier 2026

Au-delà de tout processus (119)

 

L'ivresse du moment
Ne cherche surtout pas à la faire durer
Tu resterais à veiller sur ce qui n'est plus
Fermant la porte au toujours nouveau.

Comprends-tu ?

Le soleil s'endormait sous les grands arbres
Doucement l'ombre gagnait
La lumière n'a pas toujours la même intensité.

 




Cet étrange voyage

 

Voilà, nous en sommes là
Le "voyage" de la conscience
Dans une forme de vie douée d’intelligence
Qui découvre l’implication de ses actions
Dans le processus du vivant
En tant d'impuissance !

Dans cette tension
S'ouvre un autre plan.
 
 
 
  

 

La vague ...

 

Tout commence par une pénétration
Et le champ de la sensation est intense
Tout commence par une expulsion
Au bout du bout d'un souffle profond.
 
 
 

 
 

lundi 26 janvier 2026

Au-delà de tout processus (118)

 

L'empathie
C'est rare
Fulgurance.

La séparation de toi à moi
D'un coup dissoute
L'émotion de l'un devient émotion commune.

Et agit simultanément
Hors du temps.

Le plus souvent sans conscience
Il est encore possible que l'un voit
Et l'autre pas, cela ne change rien
A la qualité de l'agir.



Anton Smit


De ce mariage...

 

Ce pas de trop, ce pas d'après, ce pas du tout
Goutte à goutte, rideau de pluie
Deux forces, deux bras
Ne cessent de se rencontrer.

Dans cette intensité
 
Cela naît et cela meurt
Jour et nuit jouissant l'un de l'autre
Et à la pointe, s'en défendant
Se refusant
Pour mieux encore se marier.

Alors la brèche, l'ouverture
D'où jaillit le toujours nouveau.
 
 
 
 

 
 

La porte de derrière...

Quand le dehors devient par trop bruyant
En tellement d'incohérences, non-intelligence
Et méchanceté aussi, celle qui autorise
Les cruautés et les racismes...

Je ferme tout, je tire les rideaux
J'ouvre alors la porte de derrière
Sur la petite cour, enfermée de tôles
Mais, pour qui voit, la diagonale la traverse.

Alors l'esprit chevauche cette ligne
S'ouvre au passage, glissement hors du temps
Sur un rayon de soleil qui claque les voiles
D'une embarcation de lumière.

 

Déjà publié ici 

 


 

 

dimanche 25 janvier 2026

Des positions

De loin, je t'ai vu venir
Les choses importantes
Toujours, on les voit venir
A tel point que l'on se demande
« Mais où étais-je ? Ici où là-bas ? »

Et de se sentir de partout à la fois.

 

Déjà ici 

 


Des contrats

L'homme se disait critique de sciences
Il remarquait combien critiquer les sciences
Était intolérable pour le consensus.

Il disait : «  Il faut mettre la science en démocratie
Actuellement elle n'est même pas une recherche de connaissance. »

La recherche scientifique a une finalité qui répond à un contrat
Et ce, depuis qu'elle a été institutionnalisée
Depuis qu'elle a été mise en économie libérale
En compétitivité internationale
On sait ce que l'on cherche et on le trouve.
« La recherche est finalisée, elle va vers un fin laquelle est programmée par un contrat. »

On a mis un contrat sur la tête de la science
J'écoutais ce critique de la science
Et le mot « contrat » évoquait un autre danger
Les contrats sont toujours dangereux. 

 

Déjà publié ici 

 


 

 

samedi 24 janvier 2026

Ce silence ...

La tête a dévissé
Non, je ne suis pas tombée
Il n'y avait rien au-dessus de mes épaules.


Ici 

 


 

 

De ... instant présent...

L'instant présent n'est pas un pont entre hier et demain
Hier à demain, c'est le mouvement de la pensée
Accrochée à un souvenir en des regrets et des attentes.

 

Déjà ici 

 


 

 

Au-delà de tout processus (117)

 

La beauté n'est jamais liée au temps
Elle lui échappe totalement
Ainsi qu'à la culture.

Elle est là lorsque le moi a disparu
Le moi est une construction du temps
Du mouvement de la pensée, du connu, du mot.

Avec l'abandon du moi, lorsque naît l'attention totale
L'essence de la beauté est là.

L'abandon du moi n'est pas un acte calculé issu du désir-volonté
La volonté est directive et, par conséquent génératrice de résistance
Elle divise et suscite le conflit


 



vendredi 23 janvier 2026

Au-delà de tout processus (116)

 

Au fond, tout au fond d'une profonde vallée
Le son, l'entendre
Ensuite vient l'image.


  

 
 
 
 

"L'univers est mental..."

Le geste peut accompagner utilement
Mais aussi cela se peut sans le geste
Tout est mental, tu le disais...

 

Déjà ici 


 

 
 
 
 

De la lumière


Se préoccuper seulement
D’être dans la juste attitude
Celle qui est de marcher vers la lumière.

Encore un paradoxe
Qu’elle soit en nous et qu’il faille
Quand même aller vers elle.


 


 

jeudi 22 janvier 2026

Au-delà de tout processus (115)

 

Je dormais encore
Il pleuvait, j’entendais les gouttes dans le jardin
Je me rêvais réveillée
Allais-je me lever ?

Soudain une douleur, intense, vive
Dans le thorax, les mâchoires, le cerveau
Toujours plus
Ok, je vais mourir.

Se présentait une autre alternative
Se mettre debout
La douleur a disparu
Graduellement, puis totalement.

Il ne pleuvait pas.

 


 

"Et ne reviens plus ! "

Il ne s'adapte pas
Il ne devient pas plus parfait
Plus beau, plus grand
Il devient autre chose d'autre
Ce n'est pas le même du même.

Cet autre se détache toujours plus
Il dissout la réalité dont il est parti.

 

Déjà ici 

 


 

 

Du manque et de l'excès

Enveloppé par son manque
Jusqu'à l'obésité
Non-satiété.

 

Ici