Quand
les événements s'imposent, sans choix
Ce
n'est pas un refuge
Instant
présent.
Faire
ce qu'il y a à faire
Et
… basta.
Quand
les événements s'imposent, sans choix
Ce
n'est pas un refuge
Instant
présent.
Faire
ce qu'il y a à faire
Et
… basta.
Quand
la nature explose le cadre
Ce
n'est plus cette chose en arrière plan
Cette
jolie carte postale
C'est
là, qui vibre en toi.
L'ivresse
du moment
Ne
cherche surtout pas à la faire durer
Tu
resterais à veiller sur ce qui n'est plus
Fermant
la porte au toujours nouveau.
Comprends-tu ?
Le
soleil s'endormait sous les grands arbres
Doucement
l'ombre gagnait
La
lumière n'a pas toujours la même intensité.
L'empathie
C'est
rare
Fulgurance.
La
séparation de toi à moi
D'un
coup dissoute
L'émotion
de l'un devient émotion commune.
Et
agit simultanément
Hors
du temps.
Le
plus souvent sans conscience
Il
est encore possible que l'un voit
Et
l'autre pas, cela ne change rien
A
la qualité de l'agir.
Quand
le dehors devient par trop bruyant
En
tellement d'incohérences, non-intelligence
Et
méchanceté aussi, celle qui autorise
Les
cruautés et les racismes...
Je
ferme tout, je tire les rideaux
J'ouvre alors la porte de derrière
Sur
la petite cour, enfermée de tôles
Mais,
pour qui voit, la diagonale la traverse.
Alors
l'esprit chevauche cette ligne
S'ouvre
au passage, glissement hors du temps
Sur
un rayon de soleil qui claque les voiles
D'une
embarcation de lumière.
L'homme
se disait critique de sciences
Il
remarquait combien critiquer les sciences
Était
intolérable pour le consensus.
Il
disait : « Il faut mettre la science en démocratie
Actuellement
elle n'est même pas une recherche de connaissance. »
La
recherche scientifique a une finalité qui répond à un
contrat
Et
ce, depuis qu'elle a été institutionnalisée
Depuis
qu'elle a été mise en économie libérale
En
compétitivité internationale
On
sait ce que l'on cherche et on le trouve.
« La
recherche est finalisée, elle va vers un fin laquelle est programmée
par un contrat. »
On
a mis un contrat sur la tête de la science
J'écoutais
ce critique de la science
Et
le mot « contrat » évoquait un autre danger
Les
contrats sont toujours dangereux.
L'instant
présent n'est pas un pont entre hier et demain
Hier
à demain, c'est le mouvement de la pensée
Accrochée
à un souvenir en des regrets et des attentes.
La
beauté n'est jamais liée au temps
Elle
lui échappe totalement
Ainsi
qu'à la culture.
Elle
est là lorsque le moi a disparu
Le
moi est une construction du temps
Du
mouvement de la pensée, du connu, du mot.
Avec
l'abandon du moi, lorsque naît l'attention totale
L'essence
de la beauté est là.
L'abandon
du moi n'est pas un acte calculé issu du désir-volonté
La
volonté est directive et, par conséquent génératrice de
résistance
Elle
divise et suscite le conflit
Le
geste peut accompagner utilement
Mais
aussi cela se peut sans le geste
Tout
est mental, tu le disais...
Se préoccuper seulement
D’être dans
la juste attitude
Celle
qui est de marcher vers la lumière.
Encore
un paradoxe
Qu’elle soit en nous et qu’il faille
Quand même aller vers elle.
Je
dormais encore
Il
pleuvait, j’entendais les gouttes dans le jardin
Je
me rêvais réveillée
Allais-je
me lever ?
Soudain
une douleur, intense, vive
Dans
le thorax, les mâchoires, le cerveau
Toujours
plus
Ok,
je vais mourir.
Se
présentait une autre alternative
Se
mettre debout
La
douleur a disparu
Graduellement,
puis totalement.
Il ne pleuvait pas.
Il
ne s'adapte pas
Il
ne devient pas plus parfait
Plus
beau, plus grand
Il
devient autre chose d'autre
Ce
n'est pas le même du même.
Cet
autre se détache toujours plus
Il
dissout la réalité dont il est parti.