Tu
veux respirer un autre air
Alors
tu veux quitter ici, aller là-bas
Innocent
que tu es !
Cet
air, c'est le tien
Où
que tu sois, c'est lui.
Pourtant
si tu en finis avec cet air-là
Partir est vraiment découvrir
Ce
que tu ne connais pas.
Tu
veux respirer un autre air
Alors
tu veux quitter ici, aller là-bas
Innocent
que tu es !
Cet
air, c'est le tien
Où
que tu sois, c'est lui.
Pourtant
si tu en finis avec cet air-là
Partir est vraiment découvrir
Ce
que tu ne connais pas.
Fébrile
jusqu’au bout des doigts
La
tige tremble
Souviens-toi
Alice, elle pensait tomber
Alors
qu'en vérité elle devenait toujours plus petite.
Comme
celui qui jette ses ordures
Dans la
ravine, sur le chemin
Ignorant
qu'il n'y a rien d'extérieur à lui.
Il est ce dehors,aussi éloigné géographiquement soit-il.
Quelle
drôle de chose
Que
ce si grand besoin revendiqué
Besoin
de l'espèce de se rassurer.
Mais
bon sang, pourquoi autant de tremblements
En
cette espèce hautement destructive
De
la nature, des animaux !
Est-ce
aussi pour se rassurer l'élevage intensif
Les
pollutions, les injustices ?
Les
holocaustes et les exterminations ?
Un
peu de sérieux, s'il vous plaît !
Et
la question du respect
Brandie
pour justifier, l'injustifiable !
Oh pitié seigneur !
L'avant
qui aurait été catastrophique
Et
l'après qui serait idyllique
Expression
égotique
Promesse
de marchands de sable.
Pour
peu qu'il y ait un avant et un après
C'est
la porte qui s'ouvre et qui se ferme
Il
n'y a pas d'avancée en tant que telle
Il
y a Voir, Voir ce qui est.
Un
instant dans le clarté
Un
instant dans le noir
Voir.
Non, ce n’est pas
difficile d’imaginer
Ce que cela sera
Parce que cela coule
déjà dans nos veines
Là, où le monde nous
touche
Finitude dépassée et
englobée par l’infinitude.
Ton enfant sait cela
Qu’il s’allonge
contre elle
Pour réchauffer la
terre prise dans la froidure
Et se trouve, aussitôt
dans ses bras.
Nous savons cela que
nous disons avoir oublié
Ou perdu, mais ce
n’est pas vrai
Sans cesse nous nous
séparons
Mus par un orgueil si
grand !
Qui nous fait
prétendre nous être faits tout seul
Qui nous fait
prétendre une liberté au bout de notre volonté
Alors que libres nous
sommes dans le non-choix.
Nous ne cessons de
mentir
Préférant la
confusion
A ce que nous
nommons : reddition
Et qui est libération.
A
l'instant où l'apesanteur a cédé
De
son emprise, pas si léger
Que
c'est une danse
Ils
ont dit vertiges, nausées
Perte
de contrôle
Chancelants
Angoissés
Refusant
de se lever
Ils
voulaient retrouver
L'état
d'avant
Comme
cela ne se faisait plus
Une
lente agonie.
C'est qu'ils la retiennent comme une bonne amie, leur lente agonie. -: )
Il disait d'un air très sérieux, convaincu
Il voulait convaincre, il disait :
« Chaque matin un nouveau jour enrichi de celui de la veille »
Tout le monde sera d'accord avec ça
Pas moi !
Ce n'est pas ça le nouveau.
Le nouveau rompt avec tous les hiers
Quant à ce qui serait enrichi de l'expérience passée
Tout s'use dans cette répétition, rien de nouveau.